|
Recit:
Après mille travaux,
L'infatigable Ulisse a Neptune irrité,
Crtoit cacher son vaisseau.
Mais, ses efforts sont vains,
Ce Dieu veut qu'il perrise
Et qu'un gouffre soit son tombeau.
Air:
Que une mer orageuse et profonde,
Il l'aperçoit guidé par les zephits
voguer
Au gré de ses desirs;
Et régner comme lui sur l'onde.
Recit:
Il en fremit; une injuste fureur s'mpare de ses
sens, et
les remplir d'horreur..
Tempeste:
Pour perdre ce guerrier,
Il se livre à sa rage.
De tonnerres buiants
De foudroyants eclairs;
Il fait briller
Gronder les Airs;
L'univers allarmé
Craint un nouveau naufrage,
Tous les vents dechaisnés
Lutent contre les flots;
Le vaisseau renversé,
Cede à l'affreux orage,
Disparoit;
Et la Mer engloutit ce Heros.
Air:
Venés Minerve bienfaisante,
Vous qui prenés soin de ses jours;
Hastez-vous Déesse puissante,
Volez à son secours.
Quand il vit la troupe immortelle
Sur Ilion se partager,
A vos leçons toujours fidele
Sous vos loix il sçut se ranger.
Recit:
Nos voeux sont éxaucez;
Une si chère teste échape enfin
à la tempeste;
Un azile delicieux du Dieu qui le poursuit
Rend la colere vaine;
PAr un sommeil misterieux,
La Déesse adoucit sa peine.
Air
(Sommeil):
Dormés, dormés, ne vous
deffendés pas d'un sommeil
Si rempli de charmes.Ah ! Que le repos a
d'appas;
Quand Il succède à tant
d'alarmes.
Aux plus laborieux exploits
Il est beau qu'un Héros s'expose
Mais, Il faut aussi quelques fois,
Que ce mesme Héros repose.
Recit:
Mais, quel songe se mesle à cet
enchantement,
Minerve à son esprit présente
Du destin qui l'attend une image riante,
Et lui tient ce discours charmant.
2nd
Recit:
Alcinoiis ce Roy que l'univers admire,
En ces heureux climats exerce som Empire,
En vain mille ennemis,
Dans leurs jaloux transports,
Ont fait contre lui seul,
Les plus puissanrs efforts,
Contraint d'armer son bras,
Il n'a pris son tonnerre,
Que pour mieux affermir le repos de la Terre,
Ce Monarque atentif au bonheur des humains,
Se plaît à proteger les droits des
souverains,
Il est des affligés la plus ferme
espérance,
Vos voeux seront comblés par sa
magnificence;
Et malgré les destins à vous perdre
animés,
Il vous rendra vainqueur à des peuples
aimés.
Air:
Ulisse que la gloire appelle triomphe
En ces aymables lieux
Il y voit finir la querelle
Qui troubla si longtemps les Dieux.
Lors
qu'un Héros suit la sagesse,
Et qu'il la prend pour son appui
A son parti tout s'interresse,
Tout agit, tout combat pour lui.
|