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Récitatif:
Dans la florissante Arcadie
Syrinx brillait par ses appâts,
Elle perdait les jours les plus beaux de sa
vie,
Elle était jeune et n'aimait pas.
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Air:
La beauté peu durable
Languit sans les désirs,
Vénus à l'âge aimable
Attache les plaisirs.
La riante jeunesse
Doit hommage aux amours
Et c'est de la tendresse
Que naissent les beaux jours.
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Récitatif:
Syrinx fuit le tendre esclavage
De la chaste Diane elle embrasse les lois;
La nuit souvent la trouve en un réduit
sauvage
Poursuivant les hôtes des bois.
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Air,
lent et mesuré:
Cessez de fatiguer des monstres indomptables
Portez des coups plus doux et plus certains;
Les traits qui partent de vos mains
Ne sont pas les plus redoutables.
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Symphonie
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Récitatif:
L'astre du jour dorait le sommet des montagnes,
La nymphe s'arme d'un carquois
Elle cherche bientôt ses fidèles
compagnes
Et les anime par sa voix.
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Air
gai:
La déesse nous appelle
Le cor sonne, assemblons-nous
Faisons tomber sous nos coups
Le monstre le plus rebelle.
Que la flèche meurtrière
Vole et perce au même instant.
Dieux ! Que Syrinx sera fière
De ce triomphe éclatant.
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Récitatif:
Déjà Syrinx parcourait
l'Erimanthe,
Pan la voit, l'aime et la poursuit.
D'un fleuve impétueux bientôt l'onde
écumante
Arrête la nymphe qui fuit.
Ses cris percent les airs
"Secourez-moi, dit-elle,
Chastes divinités des eaux."
Ô ciel ! Quel prodige nouveau !
Le dieu croit vainement embrasser la cruelle,
Il n'embrasse que des roseaux.
Il gémit, il se plaint;
Ces roseaux lui répondent;
Dieux ! avec ses soupirs quels regrets se
confondent !
On dirait que Syrinx
Veut flatter ses désirs.
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Air,
lentement et tendrement:
Restes plaintifs de l'objet que j'adore
Ehos infortunés de mes cris impuissants,
C'est pour vous que Syrinx peut me parler
encore;
Conservez à jamais de si tendres
accents.
Que les aimables sons que vous ferez entendre
Fassent naître les plus beaux feux !
Rendez la bergère plus tendre,
Rendez le berger plus heureux.
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Air
gai:
Amour tu n'as que des charmes,
Trop heureux qui suit tes lois,
Syrinx te prête des armes,
Tu triomphe dans nos bois.
Tu n'y cause point de peines,
Tu préviens tous les désirs,
Et l'amant n'y prend des chaînes
Que de la main des plaisirs.
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