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Israël,
c'est ton Dieu qui te garde et qui veille
Annoncez-le en Sion, annoncez la merveille.
Annoncez chez les Philistins
Que le Dieu d'Israël ne dort ni ne
sommeille.
Annoncez-le
aux peuples voisins
Prompts messagers prenez des ailes:
Volez, et portez ces nouvelles
A ce superbe Caldéen
Qui
préparoit déjà notre lien,
Et qui comptoit déjà son orgueil
supreme
D'enchaîner le Seigneur
lui-même.
Air:
Du Dieu des Hébreux
Chantons la victoire:
Célébrons le gloire
De ce peuple heureux.
La mort, la ruine
L'affreuse famine
Les cris et les pleurs
De nos Prêtres même
La frayeur extrême
Fixoit nos malheurs.
Après
cinq jours la triste Béthulie
Tomboit dans la main ennemie,
Quand la vertueuse Judith
Pensant mieux du Seigneur
Pleine d'un autre esprit
A
ce peuple effraïé reprocha sa
faiblesse;
Et lui rappelant la tendresse
Du Dieu qui tant de fois délivra leurs
ayeux
Elle expose en ces mots cette faute à leurs
yeux.
Air:
Nous osons donc le soumettre
A nos infidélités !
Et qui sommes nous pour metre
Des bornes à ses bontés:
C'est le Seigneur qui m'inspire:
Il vient délivrer les siens.
Dieu ! je me tais, et j'admire
Comment tu sauves les tiens.
Elle
part. Cependant dans sa colère
extréme
L'ennemi tonne, il menace, il blasphéme.
Tout doit, et Dieu lui-même, éprouver
sa fureur
Rien ne peut échapper à son glaive
vengeur.
Quand de Judith la grâce et la beauté
touchante,
Frappant ce Monstre impur, le transporte et
l'enchante:
Tout plein de ses désirs, (Dieu condiosant
le bras,
Affermissant le coeur de la chaste
Héroïne,)
Holopherne périt: et l'armée en
ruïne
Fuit au gré du Dieu des combats.
Air:
Bruyante Trompette
Seconde nos voix.
Sonné la retraite
Du plus fier des Rois.
Chante la victoire
De ce Dieu des Dieux
Elève sa gloire
Jusques dans les Cieux.
Couronne ta tête
Fille de Sion.
Humble nation
Fais un jour de fête.
Célébrant Judith,
Chantant sa conquête.
Exalte le Dureté
De Dieu qui le fit.
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