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Récitatif
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Vicino
a un rivoletto
ove canuta l'onda
increspata dall'aure
con vagoso zeffir la sopnda ingemma,
stava l'afflitto, e sconsolato amante
Coriolano fedel Principe errante.
Attendeva amoroso
Cleopatra la diletta,
nobile, e vezzoserra,
e chiedendo ristor dall'Aura, e Venti
sciolse la lingua in questi dolci
accenti.
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Près
d'un ruisseau
où l'onde blanche,
ridée par la brise,
par un doux zéphyr orne le rivage,
se trouvait l'amant affligé et
inconsolable
Coriolan, fidèle prince errant.
Il attendait langoureusement
la charmante Cléopâtre,
noble et gracieuse
et, demandant un rafraîchissement à la
brise et aux vents,
il délia sa langue en ces doux
accents:
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Aria
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Zeffiretto
amorosetto
che scherzando vai vezzoso
con l'augello col fiore e col rio
vanne vola al bel Idolo mio,
dilli, o caro ch'io l'amo fedel.
Augelletto
garuletto
che volando vai pietoso
e per monti e verdi colli
va e ritrova il mio tesoro
dilli almeno ch'io l'adore
se ben fiero, e a me crudel.
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Petit
zéphyr amoureux,
qui joue de façon charmante
avec l'oiseau, avec la fleur et avec le
ruisseau,
vas, vole vers ma belle idole,
dis-lui, ô cher, que je l'aime
fidèlement.
Petit
oiseau gazouillant
qui vole, compatissant,
par les montagnes et les vertes collines,
va et retrouve mon trésor,
dis-lui au moins que je l'adore,
même si elle est fière et m'est
cruelle.
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Récitatif
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Ma,
o Ciel ! che insin le painte,
e l'erbe i fiori, e sassi
gli augelli i venti, e l'onde
so mostrano crudeli a' miei martiri.
Ah ! Nume cieco alato
Cupido del mio fato
tu almeno abbi pietade.
Me feristi crudele !
Mi colpisti nel seno
Ne vale dir ch'io êno
se la perfida ingrata
par più dar cruccio al core
favellando mi va d'antico amore.
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Mais,
ô ciel ! que même les plantes
et l'herbe, les pierres et les pierres,
les oiseaux, les vents et les vagues
se montrent cruels à mes tourments.
Ah! dieu aveugle et ailé,
Cupidon, envieux de mon sort,
toi au moins, aie pitié !
Cruel tu m'as blessé !
Tu m'as frappé au sein,
c'est dire que je souffre
si la perfide et ingrate,
pour donner plus de peine à mon
cur,
me parle d'amour passé.
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Aria
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Aime
sento il mio core
che sviene dal dolore
per te vago mio bene
languendo ogn'ora stà.
Tu
sola mio tesor
spegner puoi quell'ardor,
che con tormento attroce
in petto acceso va.
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Malheur
je sens mon cur
défaillir de douleur,
pour toi, mon amour charmant,
se languir chaque heure.
Toi
seule, mon trésor,
peut apaiser cette ardeur,
qui avec un atroce tourment
brûle en mon sein.
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