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Godere
e lasciare Con
ladri comandi Al
grande e saputo Cest
lusage des amants, En
donnant des ordres de brigand, À
qui est grand et avisé, |
La
vendetta è un dolce affetto, Vane
son scuse e ragioni Non
perdona in vendicarsi La
vengeance est une douce passion, Vaines
sont excuses et raisons Dans
sa vengeance, elle ne pardonne pas |
Sino
alla morte Linanellato
crine lamorose
rovine resti
ogni lume spento pur
del pensiero Al
desio cha voi saggira, Turbi
la fede mia Servirò
la tiranna Scuota
la mia costanza In
adorar costei Può
la fortuna Acque
non serba il fiume delloblio Io
so challe faville deglamanti Jusquà
la mort Ces
cheveux bouclés, les
ruines amoureuses tout
léclat de vos yeux mais
laveugle archer Au
désir qui tourne autour de vous, Elle
peut bien troubler ma foi, Je
servirai la cruelle Quelle
ébranle ma constance, Adorant
celle-ci La
fortune peut Le
fleuve de loubli na pas assez
deau Je
sais que pour les flammes des amants |
La
cantate Sul Rodano severo se présente
comme une déploration où s'exprime
l'âme de Cinq-Mars. Henri
de Coiffé de Ruzier, marquis de Cinq-Mars
(1620-1642), était le fils du
maréchal d'Effiat. Entré à la
cour à 15 ans, d'abord protégé
par Richelieu, il fut attaché à la
personne de Louis XIII pour le soustraire à
l'influence de mademoiselle de Hautefort. Beau,
élégant et spirituel, il devint le
"favori" (le mot est employé en
français dans le texte) du roi qui
développa pour lui une passion violente.
Devenu grand écuyer de France, il visa plus
haut et se heurta à Richelieu, dont il finit
par comploter l'assassinat, avec le soutien de
l'Espagne. Richelieu le fit arrêter à
Narbonne avec son ami de Thou et transférer
à Lyon (d'où la mention du
Rhône) où il fut jugé par une
commission extraordinaire à la botte du
Cardinal ; les conjurés furent
condamnés à mort le 12 septembre 1642
et décapités le même
jour. Le
nom du héros est indiqué par un jeu
de mots : « De cinq marques illustres
Était noté mon nom ». Ce jeu
nest guère possible quen italien
: en français, on ne prononce pas le s. Le
mot italien, « marchio », désigne
notamment la marque dinfamie, la fleur de lys
imprimée au fer rouge sur
lépaule de certains condamnés,
doù la sixième marque (mais il
nest pas sûr que çait
été le cas de Cinq-Mars). Barbara
Strozzi a publié ses uvres musicales
à partir de 1644. Il est possible que Sul
Rodano severo, publié en 1651, puis en 1654,
ait été écrit au moment des
faits, mais que l'auteur ait attendu la mort de
Louis XIII et de Richelieu pour la
publier. Sul
Rodano severo Enrico
il bel, quasi annebbiato sole, Oh
Dio, per qual cagione", Tu,
se 'l mio fallo di castigo è
degno, Non
mi chiamo innocente: Non
mi chiamo innocente: Ma
che dic'io ? Mentre
al devoto collo Di
cinque marche illustri Ha
l'invidia voluto Nella
grazia del mio Re Luigi,
a queste note Mentre
il re col suo pianto Au
bord du Rhône sévère Le
bel Henri, comme un soleil voilé, « Oh
Dieu, pour quelle raison » Si
ma faute a mérité un
châtiment, Je
ne me prétends pas innocent; Je
ne me prétends pas innocent; Mais
que dis-je ? Pendant
que sur mon cou chéri, De
cinq marques illustres Lenvie
a voulu Pendant
que je montais trop haut Louis,
à ces accents Pendant
que le roi, par ses larmes,
Haut
de page
giace, tronco infelice,
di Francia il gran Scudiero,
e s'al corpo non lice
tornar di ossequio pieno
all'amato Parigi,
con la fredd'ombra almeno
il dolente garzon segue Luigi.
delle guance vezzose
cangiò le rose in pallide viole
e di funeste brine
macchiò l'oro del crine.
Lividi gl'occhi son, la bocca langue,
e sul latte del sen diluvia il
sangue.
par che l'ombra gli dica,
"sei frettoloso andato
a dichiarar un perfido, un fellone,
quel servo a te sì grato,
mentre, francese Augusto,
di meritar procuri
il titolo di giusto?
ohimè, ch'insieme insieme
dell'invidia che freme
vittima mi sacrifichi allo sdegno.
purtroppo errai, purtroppo
ho me stesso tradito
a creder all'invito
di fortuna ridente.
grand'aura di favori
rea la memoria fece
di così stolti errori,
un nembo dell'obblio
fu la cagion del precipizio mio.
Tu, Sire - ah, chi nol vede ?
tu sol, credendo troppo alla mia fede,
m'hai fatto in regia corte
bersaglio dell'invidia e reo di
morte.
tu mi stendevi quel cortese braccio,
allor mi davi il crollo,
allor tu m'apprestavi il ferro e 'l
laccio.
Quando meco godevi
di trastullarti in sollazzevol gioco,
allor l'esca accendevi
di mine cortigiane al chiuso foco.
Quella palla volante
che percoteva il tuo col braccio mio
dovea pur dirmi, oh Dio,
mia fortuna incostante.
Quando meco gioivi
di seguir cervo fuggitivo, allora
l'animal innocente
dai cani lacerato
figurava il mio stato,
esposto ai morsi di accanita gente.
Non condanno il mio re, no, d'altro errore
che di soverchio amore.
notato era il mio nome,
ma degli emoli miei l'insidie industri
hanno di traditrice alla mia testa
data la marca sesta.
che, se colpevol sono,
escluso dal perdono
estinto ancora immantinente io cada;
col mio sangue ha saputo
de' suoi trionfi imporporar la
strada.
mentre in su troppo men vo,
di venir dietro al mio pie'
la fortuna si stancò,
Onde ho provato, ahi lasso,
come dal tutto al niente è un breve
passo."
di voce che perdon supplice chiede,
timoroso si scuote
e del morto garzon la faccia vede.
delle sue frette il pentimento accenna
tremò Parigi e torbidossi
Senna.
git, malheureux corps décapité,
le Grand Écuyer de France,
et sil nest pas permis au corps
de retourner, entouré de respect
vers son cher Paris,
du moins, avec sa froide ombre,
le dolent jouvenceau suit Louis.
a changé les roses de ses belles joues
en pâles violettes
et a taché lor de ses cheveux
dun funeste givre.
Livides sont ses yeux, languissante sa bouche,
et le sang ruisselle sur sa poitrine
laiteuse.
semble lui dire lombre,
« as-tu été si rapide
à déclarer félon, perfide,
ce serviteur qui te plut tant,
pendant que toi, lAuguste des
Français,
tu tefforces de mériter
le titre de juste ?
hélas, toi, en tassociant à
elle,
tu me sacrifies en victime à la
colère
de lenvie qui sagite.
jai trop commis de fautes,
je me suis trop trahi moi-même
en croyant aux invites
de la fortune riante.
ma position privilégiée de
« favori »
a rendu ma mémoire coupable
de si sottes erreurs;
un nuage doubli
fut la cause de mon effondrement.
Toi, Sire ah, qui ne le voit ?
toi seul, croyant trop à ma
loyauté,
as fait de moi, à la cour royale,
la cible de lenvie, et méritant la
mort.
tu allongeais ton noble bras,
cest alors que tu causais ma ruine,
cest alors que tu me préparais le fer
et le lacet.
Quand tu prenais plaisir, avec moi,
à te récréer dans un jeu
divertissant,
cest alors que tu allumais la
mèche
des mines des courtisans, au feu caché.
Cette balle volante
que frappaient ton bras et le mien
aurait dû me représenter, ô
Dieu !
linconstance de ma fortune.
Quand avec moi tu prenais plaisir
à poursuivre le cerf aux abois, alors
lanimal innocent,
déchiré par les chiens,
figurait mon état,
exposé aux morsures de la meute
déchaînée.
Je naccuse pas mon Roi, non, dautre
faute
que dun excès damour.
était noté mon nom,
mais les pièges industrieux de mes
rivaux
ont donné la sixième marque à
ma tête,
la marque de la trahison.
que, si je suis coupable,
exclu du pardon,
je tombe mort sans aucun délai;
elle a su avec mon sang
teinter de pourpre la voie de ses
triomphes.
dans les grâces de mon Roi,
la Fortune sest fatiguée
de venir ramper à mes pieds.
Ainsi jai éprouvé,
hélas,
quentre tout et rien, bien court est le
passage. »
dune voix qui suppliante, implore le
pardon,
tremble, effrayé
et voit la face morte du jouvenceau.
montrait quil se repentait de sa
précipitation,
Paris trembla, et la Seine devint
trouble.
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