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Monsieur Brunet de Moland

 

Cantades & Ariettes

1708

 

Les Cantades

 

 

 

Les Ariettes

 

 

 

 

 

Premiére Cantate:
Apollon & Daphné

 

 

Récitatif

Apres la sanglante victoire
Qu'Apollon remporta sur le Serpent Pithon,
Il disputa le prix de la gloire
Contre le jaloux Cupidon;
Mais ce Dieu si puissant aux cieux & sur la terre
Pour punir l'orgueil d'Apollon
Porta bientôt & le trouble & la guerre
Au milieu du sacré valon:
Les Muses qui croignoient pour leur auguste maître
Demandérent en vain la paix, les beaux yeux de Daphné
Qui venoient de paroître
L'avoient déjà blessé des plus sensibles traits.

 

Air

L'Amour mesure sa vengeance
Au mépris qu'en ont fait les Coeurs,
Et plus on lui fait résïstance
On s'expose a ses rigueurs.

Ce Dieu jaloux de sa puissance
Est seur de vaincre nos froideurs,
Et nôtre injuste indiférence
Nous prive de bien des douceurs.

L'Amour mesure sa vengeance, &c.

 

Récitatif

Le Dieu qui préside au Parnaße
Cachoit son amoureux transport,
Tant il craignoit de Daphné cette ame de glace:
Cependant il falût céder,
Il falût aprocher cette Nimphe sévére,
Et l'espoir de la posseder l'emporta sur la crainte,
Et sur le vain mistere.

 

Air

Le Dieu qui veut que l'on soupire
Peut rendre tous les coeurs contents;
Mais les plaisirs ou l'on aspire
Ne sont qu'aux amants contans.

Pour charmer le coeur d'une belle
Il faut un sage empressement,
Et l'on devroit craindre pour elle
Un Indiscret emportement.

Le Dieu qui veut que l'on soupire, &c.

 

Récitatif

Daphné chassoit dans les bois, dans les plaines
Lors qu'Apollon s'offrit à ses beaux yeux,
Elle avoit beau chercher des détours en tous lieux,
Ce Dieu sçavoit des routes plus certaines,
Et lui disoit ainsi ses peines.

 

Air

Arrêtés charmante beauté,
Ecoutés un amant sincère
Que vos appas ont enchanté,
C'est de vous qu'il espère
Son doux repos, & sa félicité.

C'est lui qui répand la lumiere
Dans les Cieux, sur les Mers,
Et sur la terre entiere:
Tout l'admire, tout le révére;
Se peut'il qu'il soit redouté
Du seul objet qui sçait lui plaire.

Arrêtés charmante beauté, &c.

 

Récitatif

Daphné fut insensible à ces tendres regrets,
Et cette Nimphe cruelle
Voulant dompter ses Sauvages sujets
Mêloit sa voix au bruit de ses projets;
Diane disoit elle est mon parfait modèle.

 

Air

Laissés moi ma liberté,
Rie ne me plait davantage,
C'est mon unique partage
J'en fais ma félicité.

Un coeur que l'Amour engage
Est toujours inquiété,
Cet afreux esclavage
Est mille fois détesté.
Les soupirs, les pleurs, l'outrage
Sont toûjours en usage,
Et jamais la tranquilité.

Laissés moi ma liberté, &c.

 

Récitatif

Loin de se rebuter de la froideur extrême
Que cette Nimphe lui fait voir,
Ce Dieu se livre à son espoir,
Il la presse, il lui dit songés que je vous aime,
Belle Nimphe cédés, cédés à mon pouvoir.
Ô Dieux ! dit-elle, ô Dieux de qui j'espère
Une secours necessaire !
Fleuve Pénée ! Dieu puissant,
Songés que vous éstes mon Pere,
Sauvés moi de l'ardeur d'un amant si pressant.
Ô Fille, dit Pénée, ô Nimphe trop aimée !
Tu n'auras plus a craindre un dangereux amant;
Mais tu ne seras plus animée
Que pour la gloire seulement.

 

Air

Que la gloire est belle
Quand la vertu la suit !
Des qu'un coeur brûle pour elle,
Le volage Amour le suit.

Une ardeur nouvelle,
Promet tout aisément,
On la jure éternelle;
Mais doit on la croire telle,
Quand elle presse un amant.

Que la gloire est belle, &c.

 

Récitatif

Daphné des ce moment fut changée en laurier,
Pour finir son tourment Apollon transporté
Du feu dont il fait gloire,
Veut s'exprimer par un embrassement,
Mais il voit dans ses bras les marques de victoire,
Que l'objet de ses voeux remporte chérement.
Dieux ! dit-il, qui l'auroit pu croire ?
Adorable Daphné ! puis que je suis l'auteur
D'un changement si fatal à ma flame,
Il faut que ce laurier à jamais dans mon ame
Retrace vos vertus, & ma vaine langueur.

 

Air

Triomphe Amour, triomphe de mes peines,
Je te reconnois mon vainqueur.

En vain l'on croit s'afranchir de tes chaines,
Tu sçais l'art de dompter les plus superbes coeurs.

Triomphe Amour, triomphe de mes peines, &c.

 

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IIme Cantate:
Pyrame & Thisbé

 

 

Récitatif

C'étoit au bord d'une Fontaine,
Que Pyrame attendoit l'objet de ses desirs;
Tout sembloit lui prédire une attente si vaine,
Les échos répétoient ses regrets, ses soupirs:
Ecoutés les pour juger de sa peine.

 

Air

Charmant objet de ma fidelle amour
Faudra-t'il encor vous atendre.
Voicy le paisible séjour
Ou nous devons par un juste retour
Nous jurer l'ardeur la plus tendre,
Vous deviés si tôt vous y rendre.
Charmant objet de ma fidelle amour
Faudra-t'il encor vous atendre.

 

Récitatif

En achevant ses mots, il parut à ses yeux
Un Lion rugissant & fumant de carnage,
Aßouvi des débris du voile précieux,
Que Thisbé de sa foi reçut pour gage;
Il crut que ce monstre odieux
Venoit d'immoler à sa rage
Cette beauté digne des Dieux:
Et pour ne plus vivre apres elle,
L'infortuné dans son erreur
Perça son triste coeur,
Et décendit dans la nuit éternelle.

 

Air

On ne blâme point un amant
Qui pleure la mort de sa belle,
Il peut prouver qu'il aime constamment
Sans que le déséspoir s'en mêle.

Et tel décend dans le tombeau
Quand il perd l'objet qu'il adore,
Qu'on le verroit dans ce lieu nouveau
S'il pouvoit respirer encore.

On ne blâme point un amant, &c.

 

Récitatif

Thisbé survint,
Ô spectacle d'horreur pour une amant si fidelle;
Cher Pyrame dit elle,
Quelle meurtriére main vient de percer ton sein ?
Quels Dieux cruels l'ont pu permettre ?
Tu n'es plus, je dois cesser d'être;
Et ce fer dont les coups ont fait que je te pers,
Lui même va bientôt nous rejoindre aux enfers:
Thisbé se frape à l'instant même,
Elle tombe, elle meurt avec l'Amant qu'elle aime.

 

Air

Vous tendres coeurs qui devés feindre
Cachés vos pleurs,
Il faut contraindre vos ardeurs,
Ou les éteindre.

S'il vous est doux
De vous plaindre
Eloignés vous des jaloux,
Ils sont à craindre:
Les plus beaux noeuds
D'un amour tendre
Peuvent dépendre
D'un sort afreux.

Vous tendres coeurs qui devés feindre, &c.

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IIIe Cantate:
Le Jugement de Paris

 

 

Récitatif

Quand Junon, Minerve, & Vénus
Disputoient pour le prix de la beauté parfaite,
Chacune se flatoit d'en faire la conquête
Par les droits le plus absolus:
Jupiter fut choisi pour juger leur querelle,
Il s'en défendit comme époux:
Apollon, Mars, & Vulcain le jaloux
N'osérent nommer la plus belle,
Crainte de s'atirer de funestes couroux;
Neptune, de Vénus étoit l'amant fidelle,
Il étoit suspect à Junon,
Et toute la Cour immortelle
Imita le discret Pluton.

 

Air

Souvent loin d'être trop sincére,
Il est bon de dissimuler,
Dans les momens qu'il faut se taire
Un indiscret ne cesse de parler.

Quand il médit, ou qu'il censure,
Il croit en avoir imposé;
Mais puny de son imposture,
Il se voit toûjours méprisé

Souvent loin d'être trop sincére, &c.

 

Récitatif

La discorde cruelle
Jettant la pomme d'or, objet de leur querelle,
Leurs dit ces mots qu'elle
Y voyoit écrits, pour la plus belle,
Vénus s'aplaudissoit de son port gracieux:
Minerve présumoit sans cesse
Du silence afecté des Dieux;
Et par l'éclat pompeux que donne la richesse,
Junon croyoit enchanter tous les yeux.

 

Air

Un mérite dont on se pare
Perd ses attraits & son éclat,
Des qu'on le vante, il est moins rare
Et l'on n'en fait que peu d'état.

L'Amant prévenu de lui même
Vainement se croit tout permis,
Une fière beauté qu'il aime
Donne ailleurs ce qu'il s'est promis.

Un mérite dont on se pare, &c.

 

Récitatif

Pour finir ces débats, Jupiter plein de zéle
Employa vainement son méssager fidelle,
Minerve, Junon, & Cypris
Pour juge souverain demandérent Paris;
Ce Berger adoroit une Jeune mortelle,
Et des que Vénus eut promis
Que par le secours de son fils
Il seroit aimé de la belle,
Il ne balança point de lui donner le prix.
Cette fatale préférence
Fut si sensible à Junon,
Qu'elle jura par le Stix, par son Nom
De punir cette offence;
Et Minerve par sa prudence
Déguisa si bien son dépit,
Qu'elle condamna la vengeance
Quand tout le sans Troyen périt.

 

Air

Qu'il faut d'ennuys & d'alarmes
Puissantes Divinités,
Qu'il faut de larmes
Pour vanger vos coeurs irrités !

Tous les humains que vous domptés,
Et dont la triste fin à pour vous tant de charmes,
Au-delà du trépas craignent encor les armes
Des fureurs que vous écoutés.

Qu'il faut d'ennuys & d'alarmes, &c.

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IIIIe Cantate, à II. voix, & Simphonie
Le Destin de Narcisse

 

 

Simphonie

 

Récitatif

Faune
Quoi toûjours dans la solitude ?
Tircis tu t'abandonne à ton inquiétude,
Tu fuis les doux plaisirs, & les aimables Jeux.

Tircis
Ah ! je soufre en aimant la peine la plus rude,
Silvie est insensible à mes plus tendres feux;

Faune
Et c'est là le sujet de ta sombre tristesse ?
Quelle foiblesse !
Quoi ? pour aimer une ingrate beauté,
Tu pleure, tu gémis sans cesse,
Et tu n'es point rebuté.

 

Air

Tircis

Trop heureux qui n'aime que soi.

Il ne craint point le caprice,
La cruauté, ni l'artifice
D'un objet qui lui fait la loi.

Trop heureux qui n'aime que soi.

 

Récitatif

Tircis
Je voudrois imiter Narcisse,
Deus ai je subir son suplice
Et ne m'en prendre qu'à moi.

Faune
Tu veux me raconter de nouveau son histoire,
Faudra-t'il encor técouter ?

Tircis
On ne sçauroit respecter sa mémoire,

Faune
Il se dit fils d'un Dieu, pour moi je veux l'en croire;

Tircis
Fils du Fleuve Céphise & tu n'en peu douter,
Le beau Narcisse prit naissance
Dans un séjour des plus charmants,
Il fust aimé des son enfance,
Et fut l'Auteur des plus cruels tourmens;
Mais l'erreur qui faist ses sens
Ne le punit que trop de son indifference,
Il s'immola lui même à sa vengeance
Et mourut dans l'horreur des regrets impuissants.

 

Air

Tircis

Les beautés les plus touchantes
Etoient pour lui sans apas,
Et de leurs flames constantes
Il fit toûjours peu de cas.

Les langueurs, les tendres plaintes
N'eurent jamais le pouvoir
De lui causer les contraintes
Que la pitié fait mouvoir.

Les beautés les plus touchantes, &c.

 

Air

Faune

Que ie plains les belles !
D'avoir tant d'ardeur,
Pour les coeurs rébelles
Aux [sic] tendre vainqueur;
Que n'essaient-elles de former ailleurs
Des chaines nouvelles dignes de leurs coeurs.

Pour moi lors qu'une tonne
N'a plus que du son,
I'en perce une bonne
Qui parle raison;
Et puis avec elle
Je cause, ie ris,
Tant que cette belle
Charmes mes esprits.

Que ie plains les belles !, &c.

 

Récitatif

Tircis
Faune sera toûjours plaisant & satirique,
Sur les railleurs il emporte le prix;
Mais rien ne convient moins que les jeux & les ris
Dans une sceine tragique.

Faune
Tu dis vrai; mais comment ajuster nos esprits ?

 

Air

Faune

Chacun de nous a sa folie;
Tu soufre, tu maigris,
Tu meurs d'amour pour ta Silvie,
Le sérieux te convient Tircis.

Pour moy, dont tous les sens ne sont assujettis
Qu'aux plaisirs de la raillerie, ne t'étonne pas si je ris.

Chacun de nous a sa folie, &c.

 

Duo

Tircis
Mon plaisir le plus charmant
Est de parler d'un amant
Dont le tendresse est extrême.

L'amour seul te rendra content,
Reconnois son pouvoir suprême,
Quitte Bacchus, crois moi, ne boit plus tant;
On peut être heureux quand on aime.

Mon plaisir le plus charmant, &c.

Faune
Mon plaisir le plus charmant
Est de railler un amant
Dont la tendresse est extrême.

Bacchus seul te rendra content,
Reconnois son pouvoir suprême.
Quitte l'Amour, ne soupire plus tant,
On languit toûjours quand on aime.

Mon plaisir le plus charmant, &c.

 

Récitatif

Tircis
Narcisse chassoit dans un bois,
Lors que la triste Echo, cette Nimphe adorable
Dont il nous reste encor le charme de la voix,
Lui fit cet aveu favorable.

 

Air

Tircis

Daigne arrêter tes pas jeune & charmant chaßeur,
Ne suis pas des objets qui te fuient sans cesse,
Et dont malgré ton adresse,
Tu dois redouter la fureur.

Viens régner dans mon coeur,
C'est l'Amour qui t'en presse.

Daigne arrêter tes pas jeune & charmant chaßeur, &c.

 

Récitatif

Tircis
Narcisse parut insensible à ces transports amoureux;
Mais par une vengeance terrible,
D'autres Nimphes des bois brûlant des mêmes feux,
Virent punir ce mortel infléxible,
Au même instant qu'elles firent ces voeux.

 

Air

Tircis

Amour, dépit, mortelle haine,
Vangés nous d'un cruel vainqueur,
Qui n'a pour nous qu'un excés de froideur.

Vangés nous, & formés une chaine,
Pour cet impitoïable coeur.
Qu'il aime sans espoir, & qu'il soufre une peine,
Dont rien n'égale la rigueur.

Amour, dépit, mortelle haine, &c.

 

Récitatif

Tircis
L'Amour reçu les voeux de ces Nimphes cruelles;
Mais en les vengeant hélas !
Il en devint encor plus funeste pour elles.

 

Air

Faune

Quand l'Amour cause des querelles,
Il ne devroit songer qu'à mettre le ho-la;
Mais ce petit lutin se plaît dans le fracas,
Et souvent vange trop les belles
Du mérpsi des bergers ingrats.

 

Récitatif

Tircis
Narcisse fut épris d'un objet plein de charmes,
Qui brilloit dans de pures eaux,
Et ne pouvant se joindre à des atraits si beaux,
Il poussa des soupirs, il répendit des larmes,
Et sentit redoublér ses maux,
Lors que le plus doux des échos
Répondit à sa voix mourante, & redit apres lui ces mots.

 

Echo

Tircis

Adorable objet, qui m'enchante;
Sors de ces eaux ou je te vois,
Vient soulager une ame languissante,
Qui n'a jamais soufert de tourments que pour toi.

Mon ardeur est impatiente,
Elle sera toûjours constante,
Et toûjours digne de ta foy.

Adorable objet, qui m'enchante, &c.

 

Récitatif

Tircis
Narcisse connut son erreur.
Ô Dieu ! s'écria-t'il, quelle foiblesse extrême !
C'est moi que j'aime,
Je suis l'objet de ma langueur.

 

Air

Tircis

Amour, achéve ta vengeance,
Triomphe pour jamais de moy.

Pour punir mon indiférence,
Tout mon sang và couler pour toi.

Amour, achéve ta vengeance, &c.

 

Récitatif

Tircis
Pour terminer ces plaintes douloureuses,
Narcisse se livra lui même à sa fureur,
Et d'un fer inhumain perça ton triste coeur;
Echo, pour satisfaire à sa flame amoureuse,
Venoit encor revoir l'objet de sa langueur;
Mais cette Nimphe infotrunée,
N'eut pour témoin de sa constante ardeur,
Que Narcisse expirant dans un sang plein d'horreur;
Ô rigoureuse destinée !

 

Air

Tircis

Les plus sensibles regrets,
Et les larmes les plus améres,
L'atirerent dans les forets,
Et les antres solitaires.

Elle prend soin d'y cacher sa honte, et ses peines sévéres
Sous la forme d'un rocher, ou de quelques feüilles légéres.

Les plus sensibles regrets, &c.

 

Air

Faune

Tu dois te guerir de l'Amour extrême
Qui te fait soufrir;
Bacchus par moi même
Vient te faire offrir
Sa vertu suprême.
Ne refuse pas ce bien necessaire,
Il est icy bas le seul salutaire.

Cher Tircis crois moi, boi,
Et quitte Silvie qui se rit de toi:
C'est une folie de suivre une loi,
Dont la tiranie est pleine défroi [sic].

Tu dois te guerir de l'Amour extrême, &c.

 

Air

Tircis

Quand on persévére
Dans un tendre amour,
On parvient un jour
Au bonheur de plaire.

Une beauté sévére
Se lasse à son tour,
De paroître fiére
A l'Amant sincére,
Qui lui fait la cour.

Quand on persévére, &c.

 

Duo

Tircis
Ma ferme constance
Calmera mes tourments.

L'Amour sert tous les Amants
pour les engagements de l'espérance.

Ma ferme constance, &c.

Faune
Ta ferme constance
Va redoubler tes tourments.

L'Amour trompe tous les Amants
Par les amusements de l'espérance.

Ta ferme constance, &c.

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à suivre