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Récitatif
accompagné
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Après
le règne des frimats,
L'Univers reprenoir une forme plus belle.
La nature a ses loix fidele,
Au retour du Printems, r'animoit ses appas.
Dans ces
beaux jours ou tout se renouvelle,
Les habitants de l'air se livroient au plaisir
On les voioit d'une ardeur nouvelle
S'attirer, se plaire & s'unir.
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Ariette
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La
jeune Fauvette
Libre de ses desirs,
De l'humeur coquette
Chante les plaisirs.
Et la
Tourterelle
Plaintive en ces jeux,
De l'amour fidelle
Soupire les feux.
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Récitatif
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Le jeune
Hilas n'écoutoit qu'avec peine
Leurs concerts amoureux.
Hilas aimoit; il étoit malheureux.
Les bois retentissent de ses cris douloureux,
Et du nom de son inhumaine;
Ah ! disoit-il ! quel destin rigoureux !
Dans l'Univers entier je suis seul qui gémisse !
Cruelle Amynte, hélas ! quelle est votre
injustice.
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Ariette
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L'Amour
doit tout charmer,
A sa voix la Nature
Renait pour s'enflamer.
Les Oyseaux, la verdure,
Tout vous parle d'aimer.
Ecoutés
les soupirs
De la troupe légere:
Au milieu des plaisirs,
L'assurance de plaire
N'éteint pas leurs desirs.
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Récitatif
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Ainsi disoit Hilas. La jeune &
simple Amynte
L'écoutoit en secret dans l'ombre de ces lieux,
Et s'attendrissoit de sa pleinte.
L'Amour toujours industrieux
Pour trouver le chemin de son ame
Sous le masque innocent d'un desir curieux
Avoit seu déguiser sa flâme.
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Air
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La Bergere dans ce verger
Ne contoit pas de s'engager;
Et ne venoit que pour entendre
Elle en ignoroit le danger.
Hilas le lui sçut apprendre:
Qu'eut elle fait pour se deffendre.
C'étoit l'heure du Berger.
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Ariette
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Amans qu'un refus
étonne,
Des faveurs que l'Amour donne,
Vous ignorés les chemin.
Ne cessés point
d'entreprendre,
On cesse de se deffendre
Tel est l'amoureux destin.
Si quelque beauté
rebelle,
Par une froideur cruelle,
Semble rebuter vos voeux:
Ne perdés point l'espérance,
C'est le droit de la constance
Que de faire des heureux.
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