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Récitatif
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Florize
dont la voix prete à l'amour des armes
Pour triompher mesme des Dieux,
De ses accents flateurs fasoit sentir les charmes
Par ce recit melodieux.
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Air,
gay
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On
m'acuse ne vain de tendresse
Quand je forme d'amoureux sons,
Ce n'est qu'une legere adresse
Je ne suis tendre qu'en chansons.
Avec un
egal avantage
Je peins le murmure des eaux,
Le Tonnerre, lesvents, l'orage,
Le vole t le chant des oyseaux.
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Récitatif
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Le fidelle
Berger qu'elle tient dans sa chaisne
De mille traits nouveaux se sens encor percer
Et suivant en tremblant le penchant qui l'entraisne
Il voudroit lui parler et no'se commencer,
Lorsque dans ce desordre acablé de sa peine
Son amour l'inspira de chanter à son tour
Et pour atendrir l'inhumaine
Il fait dire ces mots aux Echos d'alentour.
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Air,
legerement
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Quand
le belle Florize chante,
On ne peut s'empescher d'aymer
Jamais la divine Canante
Ne sçeut si bien l'art de charmer.
Quand
mesme elle chante l'Automne
Tout Cythere lui fait la Cour,
L'Eloge du Dieu de la tonne
Sert au triomphe de l'Amour.
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Récitatif
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Ce langage
flateur
Aidé d'une voix tendre
Eut pour elle des attraits,
Etjusqu'au fond de son coeur
Lui fit sentir les traits
Dont on a peine à se defendre
L'Amant vient, il approche, il parle de ses feux,
Elle rougit, elle hesite,
Elle veut fuir de si doux noeuds;
Mais un charme secret qui la rend interdite
Augmente encor ce trouble heureux
Dont l'habille berger profite.
Aussitost enchanté de son sort glorieux
Il adresse ces mots aux oiseaux de ces lieux.
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Air,
gay
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Sous
ces tendres Feuillages
Venez petits oiseaux
Accordez vos ramages
Au murmure des eaux.
Chantez
l'objet qui j'aime
Secondez mes desirs,
Et rendez le ciel mesme
Jaloux de mes plaisirs.
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