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Rodope, ou l'Opéra Perdu

Comédie-Ballet en I Prologue & III Actes

 

AVERTISSEMENT

On n'a jamais contesté au Théatre de l'Opéra, le droit d'embellir les objets qu'il offre aux yeux. La Dieu Pan, le Centaure, le Ciclope Polipheme, les Syrenes, la vieille Cybèle, y perdent la difformité que les Fables leur donnent; pourquoi celle d'Esope, aussi fabuleuse que la leur, n'auroit-elle pas le privilège d'y disparoître, ou du moins, d'y être un peu adoucie.
Il est fâcheux que dis-sept ou dix-huit Siécles après celui auquel Esope a vêcu, un Moine Grec, Editeur de son Ouvrage, dans son histoire qu'il mit au-devant, se soir avisé d'en faire un monstre, & cela, de sa seule autorité; puisque tous ceux qui en ont parlé avant lui, & qui plus près de son tems doivent être mieux informez, aucun n'a fait mention de sa laideur prétendue, & qu'au contraire, dans un Fragment d'un tres-ancien manuscrit grec de sa vie, on le trouve dépeint d'une forme toute differente, & avec tous les agremens capable de le faire aimer. On y lit même qu'il devoit son nom à la vivacité de ses yeux.

Ces faits se trouvent parfaitement établis, dans une nouvelle vie d'Esope, que Monsieur de Meziriac, Critique du premier ordre, a donnée au Public dans ces derniers tems, & qu'il a écrite sur les mémoires les plus sûrs; où l'on peut dire qu'il en porte la preuve jusqu'à la derniere évidence; puisqu'on ne peut opposer aux témoignages les plus authentiques que le ridicule Roman de Planude.

On ne peut douter que ce ne fut un spectable agreable au Public, que de lui faire voir comment un Philosophe maître de lui-même, mais né tendre & délicat, combat les impressions que font sur lui les charmes & l'adresse d'une coquette habile, que le penchant & le dépit animent à triompher de sa raison, s'il étoit permis de le lui offrir tel qu'il fut réellement; mais l'opinion de sa laideur est trop fortement établie pour s'en écarter beaucoup, sans risquer de la faire méconnoître.
Cependant, pour ne pas perdre tout-à-fait un sujet qi avantageux & si singulier, on a cru qu'il y avoit un milieu raisonnable à prendre entre la fable & la verité, & c'est ce que l'on s'ést efforcé de faire ici.

On a exprimé la laideur dans des vers qui ne blessent point la vûë. Et comme heureusement il est en voyage, où l'on permettoit aux Esclaves de porter des manteaux contre les injures de l'air, on lui en a donné un qui cache ses défauts, sous lequel on en peut faire un peu paroître, sans que cela le rende fort different du reste des hommes.

On l'a déja vu sans répugnance sur le Théatre de la Comedie Françoise, d'une figure moins defectueuse & plus supportable que celle que Planude lui donne, quoique dans un âge avancé, & vêtu de couleur triste, comme il convenoit à un vieux Philosophe. Ici, il ne fait que sortir de sa jeunesse & par consequent doit paroître plus agréable. Il est de plus orné de la livrée magnifique d'un riche maître, dont il aproît moins l'Esclave que l'ami & le confident, ce qui adoucit beaucoup les défauts qu'on lui laissera. Tout cela joint à la réputation de son esprit, & àa la sagesse avec laquelle on le voit résister aux artifices de Rodope, prévient en sa faveur, & rend plausible la passion qu'elle a pour lui, d'autant plus que l'estime generale que s'est acquis son Amant l'honore elle-même.

Mais qu'est-il besoin de chercher de la vrai-semblance où la verité du fait est si connuë. L'histoire ne nous assure-t-elle pas que Rodope, dans sa premiere jeunesse aima parfaitement Esope. La bizzarerie de son choix disparoît, quand on fait attention à l'impression que laisse dans l'ame un premier amour, à la tyrannie d'une vanité qui avoit pris chez elle la place presque entiere des goûts & des penchans, & à la gloire qu'elle se promettoit d'un choix si Philosophique.

Quelques critiques se sont imaginé que la morale de ce Ballet pourroit ennuyer les Dames, accoutumées à en trouver de differens à l'Opera; mais il y en a assez de cette derniere espece dans les deux premiers Actes, & le dernier est rempli de sentimens assez beaux & assez touchans pour les interresser du moins autant que d'insipides amourettes. C'est leur faire injure de penser d'elles qu'un peu de vertu leur déplaise ici. La Tragénie de Jephté qu'elles ont vûe avec tant de plaisir prouve bien que le Pathetique à un droit acquis sur leur coeur, & la résipiscence de cette mêmeRodope, dans la Comedie d'Esope à la Cour, ne leur a-t-elle pas fait verser des larmes de joye ?

 

 

 

Prologue
La Fable

les personnages du Prologue:

Minerve
La Fable, personnifiée sous la figure d'une jeune Déesse, fille de Minerve
Momus
Calliope

Les Muses
Suite des Muses, c'est-à-dire les Poëtes celebres
Suite de Minerve, les Vertus & les Sages
Suite de Momus, Les Ris, les Jeux & les Graces badines

La Scene est dans les Jardins de Rodope, près de Memphis

 

Scene premiere

La Scene represente un des bosquets du Parnasse, formé de Lauriers, dont les troncs sont entourez de festons d'immortelle, & chargez sur le devant d'instrumens de musique. On voit dans l'éloignement Pegase qui prend son vol du haut de la montagne.

[A l'Ouverture de la Scene, les Muses, à la tête desquelles est Calliope, paroissent rangées des deux côtez du Théatre. Les Poëtes célebres sont au-dessous d'elles, couronnez de lauriers. Minerve entre d'un côté, tenant la Fable par la main, personnifiée sous la forme d'une jeune fille. Elles sont suivies des Vertus & des Sages. De l'autre côté entre Momus accompagné des Ris, des Jeux & des Graces badines]

Momus
Chantez, chantez divines Soeurs,
Minerve à vos concerts aujourd'hui s'interesse.
Inspirez de votre Art les charmantes douceurs
Au digne objet de sa tendresse.
Par vos chants, par vos soins, meritez ses faveurs.

Le Choeur
Chantons, chantons divines Soeurs, &c.

Minerve
La Fable me doit sa naissance.
J'ai fait pour la produire un effort glorieux,
Tel que le fit pour moi, le Souverain des Dieux.
Momus éleva son enfance,
Aux mortels ici bas elle chante mes loix.
Calliope, reglez les accents de sa voix.

Calliope, à Minerve
A vos divins conseils notre douce harmonie
Peut ajouter des charmes tout puissants.

[à la Fable]

Donnez-nous un essai de votre genereux génie,
Prêtez à la Raison vos aimables accents.

La Fable, chante une Fable
Une jeune Beauté d'un air un peu sévere,,
Toûjours dans u n simple ornement,
D'esprit tranquille & doux, sans trop d'ardeur de plaire,
Quoiqu'aimable, tendre & sincere
Inspiroit peu d'amour au coeur de son Amant.

Une Fête à ses yeux l'offrit vive & brillante,
Des plus charmants transports l'Amant fut agité:
En quittant son austerité
La Sagesse ainsi nous enchante.

Momus, à la Suite de Minerve
Fieres Vertus, mêlez-vous à nos jeux,
Devenez moins sauvages.
Animez-vous séveres Sages;
Que de vos fronts tristes & ténébrux
Les Graces désormais dissipent les nuages.

Minerve
Qu'ici bas tout chante mes loix.
Qu'un mensonge permis, une innocente adresse
Fasse naître en tous lieux mille nouvelles voix.
Sur les foibles mortels répandons à la fois
La joye & la sagesse.

Le Choeur
Qu'ici bas tout chante mes loix, &c.

[la Suite de Momus inspire de la joye en dansant à celle de la Sagesse. Deux Graces badines, par exemple, vont prendre un vieux Sage, & l'animent par degrès jusqu'à une joye extrême. Les Ris & les Jeux font de même avec les Vertus. A la fin du Divertissement, Minerve se leve de sa place pour partir, & dit à la Fable & à Momus le vers suivant]

Minerve, à la Fable, & à Momus
Je m'éloigne à regret de ces lieux enchantez.

Calliope & la Fable, ensemble
Quoi, Déesse, vous nous quittez ?

Minerve, à la Fable
Un pressant interêt m'engage
A me rendre en ce jour près des murs de Memphis;
J'y vais jouïr du triomphe d'un sage
Le plus cher de vos favoris.

 

Scene deuxiéme
les Acteurs précédents, hors Minerve

Momus
De Minerve en ces lieux la sévere présence
A contraint les oiseaux, sous ces ombrages verds
A garder sur leurs feux un pénible silence.
Pour dissiper l'ennui qu'y cause son absence,
Muse, rendez-nous leurs concerts.

Calliope
Doux rossignols, ranimez nos boccages,
Par les tendres récits de vos feux innoncets
Revenez-y charmer nos sens,
Chantez, chantez, redoublez vos ramages.

[l'Orquestre exprime ici un concert d'Oiseaux]

Le Dieu d'amour sur ces riants fueillages
Fait goûter à vos coeurs cent plaisirs ravissants.
Vos desirs amoureux sans cesse renaissants,
De sa faveur sont pour vous d'heureux gages,
Comblé de ses bienfaits rendez-lui vos hommages,
Par vos plus aimables accents.
Chantez, chantez, redoublez vos ramages.

[autre petit concert d'Oiseaux]

La Fable
Permettons au Dieu des Amours
D'inspirer dans nos jeux de legitimes flammes;
La vertu même emprunte son secours
Pour embellir nos ames.

Calliope & la Fable, ensemble
Tendre Amour, exauce nos voeux,
Vole, viens animer nos fêtes
Instrui-nous par un choix heureux
A faire de sages conquêtes.

Momus
Que la joye anime vos pas,
Regnez plaisirs, regnez dans nos sacrez bocages.
S'il est des temps pour être sages,
Il en est pour ne l'être pas.

[le Choeur repette ces quatre derniers vers pendant qu'on danse]

Le Choeur
Que la joye anime vos pas,
Regnez plaisirs, regnez dans nos sacrez bocages.
S'il est des temps pour être sages,
Il en est pour ne l'être pas.

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Acte I

 

Scene Cinquiéme

Fête de Bergers & de Bergeres, de Jardiniers & de Jardinieres, gracieuse de la part des premiers, vive & comique de celle de ceux-ci.

Le Choeur
Les appas de Rodope en ce charmant séjour
Nous rendent sa chaine legere.
Son Esclavage sçait nous plaire
Autant que celui de l'Amour.

[on danse]

Une Bergere
Il est une heure du jour
Où le coeur de vient plus tendre,
Bergers constants à l'attendre
Vous l'obtiendrez de l'Amour.

L'amant qui la croit entendre
Doit prévoir plus d'un danger,
Et l'on risque à s'y méprendre
Autant qu'à la négliger.

[on joindra ici quelques canevas de Concert avec le Musicien]

[on danse]

Le Choeur
Rodope a tout soumis à ses aimables loix.
Celebrons de ses yeux les amoureux exploits.
Répondez nous échos de ces retraittes.
Repetez mille fois
Nos tendres chansonnettes,
Faites-en retentir nos valons & nos bois.

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Acte 2

 

Scene Sixiéme

La Fête s'avance, dans laquelle Rodope paroîtra au rang le plus honorable de la marche. Elle aura la main appuyée sur l'épaule d'Esope, qui portera sur l'autre épaule son parasol. En la quittant il fera une exclamation contre Xantus.

Esope
Quel astre malheureux à mon destin préside ?
C'est donc ainsi, Maître ingrat & perfide,
Que vous dégagez votre foy ?

Rodope, d'un air gracieux pour l'appaiser
De ce courroux calmez la violence,
Esope, gardez le silence,
Songez que vous êtes à moi.

[les personnages de la Fête seront, outre une Grande Prrêtresse du Temple de l'Amour, suivie de quelsues autres. Les Sacrificateurs des autres Divinités adorées à Memphis, & enfin tout le peuple. Et de plus, les Esclaves de Rodope vêtus richement]

Le Choeur
Jouissons du doux avantage
De pouvoir de Rodope admirer les appas.
Que ce Monument dédommage
Notre posterité qui ne la verra pas.
Qu'on vienne de tous les climats
Y rendre à sa memoire un éternel hommage.

[Xantus conduit Rodope à l'Autel qui est au bas de la Pyramide: elle y verse de l'encens dans le feu. Xantus la remet ensuite à sa place, après qu'elle en a fait la consecration par les vers suivants]

Rodope
Amour, si j'ai pris soin d'étendre ta puissance,
Ce Monument superbe, en récompense,
Jusques chez l'avenir va me combler d'honneur;
Sois satisfait de ma reconnoissance,
Je te consacre ensemble & ma gloire & mon coeur.

[on danse]

La Grande Prêtresse du Temple, lui chante cet Hymne
Source unique & toujours feconde
Des plaisirsles plus precieux,
Amour, charmant Amour, pour le bonheur du monde
Regne à jamais, & triomphe en tous lieux.

Le Choeur
Amour, charmant, Amour, &c.

La Grande Prêtresse
On vole en vain de victoire en victoire.
Vainement la fortune a rempli nos desirs.
Au milieu des trésors, au comble de la gloire,
Vers tes faveurs encore on pousse des soupirs.
On oublie en aimant tous les autres plaisirs.

Tu partages les biens, dont ton Empire abonde,
Entre les Mortels & les Dieux.
Amour, charmant Amour, pour le bonheur du monde
Regne à jamais, & triomphe en tous lieux.

[on danse]

La Grande Prêtresse
Soupirez, aimable jeunesse.
Dans votre plus belle saison
Ce penchant fait votre sagesse.
Le désir de charmer en inspire l'adresse.
L'amour éclaire autant que la raison.

Soupirez, aimable jeunesse.

[Ballet general de tous les Personnages]

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Acte 3

 

Scene derniére

Les Matelots qui doivent rendre Xantus à Athenes, suivis de leurs Maîtresses, forment le divertissement

Un Matelot, à sa Maîtresse
Aimons, aimons dans le bel âge.
Embarquons-nous sans crainte du naufrage,
L'Amour prend soin de notre sort.
Partons, partons, goûtons les plaisirs du voyage,
En attendant les délices du port.

[le Choeur repete ces cinq derniers vers]

Le Choeur
Aimons, aimons dans le bel âge.
Embarquons-nous sans crainte du naufrage,
L'Amour prend soin de notre sort.
Partons, partons, goûtons les plaisirs du voyage,
En attendant les délices du port.

J'ay lu par ordre de Monseigneur le Garde des Sceaux, Rodope, Comedie-Ballet, & j'ai cru qu'on pouvoit en permettre l'impression.
A Paris le 20 Mai 1735

Maunoir


Voici quel a été le sort de l'ouvrage qu'on vient de lire

Messieurs de Francine & Destouches, l'un après l'autre, pendant qu'ils étoient Directeurs de l'Academie de Musique, l'avoient reçû très-favorablement, & deux Musiciens furent chargez par eux d'y travailler; mais ceux-ci ne trouverent pas qu'Esope, Amant, fut un sujet convenable au Théatre de l'Opera. Je me flatte, après la lecture de ma Préface, cette difficulté doit disparoître aux yeux de toute personne de bon sens, surtout étant informée qu'on auroit pris la précaution de faire mettre cette Piece, pour disposer le Public à trouver Esope moins difforme sur cette Scene, que Planude ne l'a dépeint.

Après le refus de ces deux premiers Musiciens, un troisiéme, d'un mérite reconnu, & applaudi depuis long-temps à la Cour & à la VIlle, en mit une bonne partie en Musique; mais l'ayant fait entendre à quelques-uns de ses amis, qu'il me nomma, gens sinceres & éclairez, il m'avoüa, avec une franchise peu ordinaire aux Auteurs, qu'il n'avoit pas rendu mes paroles à leur goût, & par leur conseil, me rendit le Poëme.

Sur quelque réputation que cet ouvrage avoit acquise, ayant été lû par plusieurs connoisseaurs; un homme, ci-devant Danseur à l'Opera, me vint offrir un quatriéme Musicien, selon lui, le plus capable de tous de le mettre en oeuvre avec toutes les graces dont il étoit susceptible; mais pour ne pas donner à un si habile homme un Poëme qui fût indigne de sa musique, il me pria de lui confier le mien pendant deux ou trois jours, pour le faire examiner par deux Sçavants de ses amis; me jurant sur son honneur qu'aucun autre ne le verroit, & me marquant en tout cela un très-grand zele pour mes inetrêts, & d'un ton à me le persuader.

Le foible que j'ai eu toute ma vie à me livrer trop aisement aux protestations d'amitié, me fit donner dans le paneau. Voici quel fut l'effet de son zele. Il tira d'abord une copie de ma Piece, & la donna, sans m'en rien dire, à cet habile homme prétendu, que l'on m'assura, peu de temps après, être le plus foible Violon de l'Orquestre de l'Opera, & qui, à l'âge de soixante & dix ans ou environ, n'avoit pas encore fait une seule Cantate, pas la moindre Chanson.

On peut croire aisément, qu'étant si bien informé du Personnage, je n'avois garde de lui abandonner ma Piece, & je me crus bien heureux d'être échappé de ses mains. Il fallut pourtant, honnêtement, entendre un Concert de violons, par lequel il vouloit me donner un échantillon de sa science, & il me promit un autre de sa musique vocale. Long-temps après, m'étant venu inviter à ce dernier essai, je lui demandai que quel morceau de Poësie il avoit travaillé, & il me répondit, sans rougir, que j'entendrois mon Prologue & mon premier Acte finis, que M*** lui avoit donnez.

La découverte de cette perfidie du Danseur, & l'air tranquille de son complice en me l'annonçant, me frapperent, je l'avoüe, d'un coup d'autant plus rude, que Messieurs Rameau & Rebel le fils m'avoient fait l'honneur de me témoigner de l'envie de travailler pour moi, & que même en ce temps-là j'avois déja traité par l'entremise d'un tiers avec un autre Musicien, qui, pour avoir ma Piece qu'il vouloit mettre en musique incognito, m'avoit fait donner quarante pistoles d'avance, qu'il ne devroit reprendre que sur ce que le succès m'en auroit produit.

La fin de tout cela a été, que par les mauvaises finesses que le Danseur & le Violon ont employées, je l'ai perdüe, aussi-bien que les quarante pistoles qu'il m'a fallu rendre, & que le Danseur avoit promis de me rembourser, ce qui s'est trouvé une gasconnade.

Pour m'en consoler, je la donne au Public, qui pourra me plaindre, & je la joins, par occasion, à ma Pastorale, qui seule n'étant que d'un Acte, auroit fait un volume trop petit.

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