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Aux
Apprentifs Salut
Le
Balet ayant esté representé par
plusieurs Autheurs accordables, qui ensemblement
auroient deliberé à la conference des
Poettes Philosophes & Musisciens recreatifs,
qui cognoissent les Dames d'honneur, à la
disposition & alegresse, contemplatives aux
quatre perfections de l'homme qui sont , Beau,
Riche, Saint & Ieune, dequoy en essence ils
auroient par une boutique fourny une Blancque de
beautez & richesses admirables, au contentemens
des Sains vivans & regnans, qui aderent aux
cinq vouloirs de leurs Majestez, ou ce diction leur
fut representé pour la Blancque.
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Ie
viens du pays d'Allemagne,
De Saxen & außi des Grisons,
Ou i'ay veu des marchands d'Espagne
Qui apportent des draps à
foisons
Pour fournir une belle Blancque
Où ils m'ont dict que rien ne
manque
et que ce doit estre à Paris
A l'Houstau du Sire Louis.
Et
que l'on a des benefices
Pourveu qu'on face sacrifices
A la Deesse, ou demy-Dieu
Qui est habitant en ce lieu.
Allons nous y en tous ensemble
Ce sera bien faict ce me semble
Allons donc compere Colas.
Vien-ça
cousin Simon le Gras,
Dy moy de quelle marchandie,
Dy le moy tost, quoy qu'on en die
I'ay les plus beaux verre iolis
Qu'on sçauroit trouver à
Paris:
Et moy la meilleure eau de vie
Que tu ais iamais beu en ta vie.
Voicy nostre Vallet de feste
Qui vient icy faire la beste,
Pourveu que l'argent ne nous mancque
Il nous faut tirer à la
Blancque.
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Laquelle
Blancque fut posée dedans le Louvre en
triomphe, & publiée au bon-soir & au
bon sejour, le Dimanches vingt-deuxiesme de
Ianvier.
LE
COMMISSAIRE
fut le premier representé par Monsieur le
Duc de Croüis, declara icelle affaire en
façon de ceremonie, & rapportant tout
ordre pour empescher qu'il n'y arivast quelque
tumulte, & representa son authorisation par
escrit aux Dames, ainsi qu'il est
contenu.
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Ie
suis icy pour le procés verbal,
c'est moy qui tient les registres du
Bal,
Si d'aventure il s'y fait insolence,
Soudain par moy la iustice s'advance,
Ce ieu permis i'establis en ce lieu:
Or vous sçavez qu'Amour est un
grand Dieu,
Qui sur les coeurs à puissance
infinie,
Ie croy de vous que pas un ne le nie,
Devant vos yeux i'ateste son pouvoir,
Que nul icy ne mancque à son
devoir,
On ne sçait pas les secrets de
nature,
Ny du bazard la douteuse avanture,
Si bien ou mal vous arrive pourtant
Revevez-le d'un courage constant,
Ie viens expres pour establir
l'affaire,
De par le Roy, ie suis bon
Commissaire,
Et si d'huille de reins
i'aßigne,
Pour supporter en paix mon signe,
A Dieu ie me retire sans d'autre
rire.
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LE PLAISANT
fut representé par monsieur Gerin, vestu
à la goguette, contre-faisant le Boetteux
miserable, qui incita la compagnie à la
resjoüissance de tous bons accords, où
il fut veu par l'assemblée, & presenta
son billet aux Dames.
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Vous
autres qui prenez plaisir
A danser vos bouffonneries,
Vous devez tous avoir desir
De voir mes tours de singerie:
Il se faut donner du bon temps,
Quand ce n'est pas à ses
despens.
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LE SOLDAT
fut representé par Monsieur le Comte de S.
Agnen, arrivant avec sa gravité, fourny
d'armes pour monstrer l'exercice de l'arc
militaire, offrant son service en toute obeissance,
caressant les Dames qui estoient proches de la
Blancque & leur presenta son
service.
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Voicy
le compagnon de Mars
Qui cherche par tout les hazars,
Et ne fait estat de fortune
Non plus que des flots de Neptune.
Rien ne le peut endommager,
Il vient icy comme estranger,
Pour s'advancer en ceste blanque,
Sans crainte que l'argent luy manque.
C'est un soldat avantureux
De qui l'aime est amoureux,
Et le masque n'a l'advantage
De pouvoir cacher son courage.
Il ne fait pas tant le mignard,
Et tient bonne espée &
poignard,
Quelque benefice qu'il tire,
Il le donne, & fust-ce un Empire.
S'il pouvoit trouver du bon-heur,
Autant qu'il s'est acquis d'honneurs
De vous servir il se propose,
Et mesprise tout autre
chose.
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L'ESCLAVE
fut representé par Monsieur de la
Ferté Fervaques, qui par son habilité
& forteresse avoit navigué & prins
la nourriture sur la haute mer, mere du support des
mors, Mores, Normans, François &
Bourguignons, lequel s'acosta des Dames qui
devoient assister aux trois ballets preparez, l'un
au Louvre, l'autre chez Monsieur Scarron, &
l'autre dedans l'Arsenat, où il leur
presenta son chant Royal, soubs la surseance des
gens de guerre, qui rouloient les balles des canons
& boulets des mousquets.
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Ie
ne crains plus les fameuses chansons,
Ny les magiques leçons
Que sont ces vieilles Sorcieres:
Car la haute mer à conduit mon
retour
En ce lieu, ou ce trouve des lumieres,
Qu'admireront le Ciel de mon beau
sciour.
Guerroyans plains d'honneur n'auront
effroy,
Pour rendre service au couronné
Roy
Soubs sa faveur & des ombres
Qui fuisse au decord en divers lieux,
Pour reparer les parolles sombres
Tenues au beau seiour de par les
Dieux:
Qui r'allient & remettent les
esprits,
Aux esclaves à quelque apris,
D'avoir veu l'eclair sortir du
tonnerre,
Qui console la terre par les gens de
guerre,
I'irans en paix avec les Dames,
S'approchant du Purgatoire où sont
les feux,
Qui sortent des beaux yeux des fames,
Ne brulans rien n'est si digne
qu'eux.
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L'EMOUIEUX
fut representé par Monsieur le Comte
d'Auvergne, qui par la Noblesse crie gaigne petit,
pour inciter à faire accommoder les armes de
cuisine, servans aux affineurs bouchers & gens
de guerre, qui auroient licensé &
separé le caresme envoyé en
champagne, & prenant au perche sur la frontiere
des Normans, qui sont l'an accordé par le
hola des Dames, fait à l'adieu des gens
d'armes, & presenta son chant royal.
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Pour
moy ie suis gaigne petit,
De servir i'ay bon appetit,
En bien faisant rien ne m'estonne,
Si quelqu'une veut voir comment,
Qu'elle s'approche seulement:
Car ie n'en refuse à personne.
Mon ouvroir fort bien preparé,
A nul autre n'est comparé,
Ie sçay comme l'on s'accommode,
Pour les Dames i'ay des outils
Qui ne sont point trop inutils
A chacune selon sa mode.
En fon de mon gentil sçavoir,
Mes Dames s'il vous plaist de voir
La prompte & bonne diligence,
Il ne faut que vous avancer,
Ie suis tout prest de commencer,
Vous en aurez l'experience.
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LE PAYSANT
fut representé par Monsieur le Duc de Rais,
faisant trafic en Laboureur, qui contemploit les
richesses d'icelle Blancque, pensant par estimation
evaluer les pieces & estoffes, ç cause
que la Paysant participe au grand iugement, qui
presenta ces airs aux Dames.
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IE
suis un peu rude paisant,
Ie n'ay pas la perruque blonde,
Le taint frais, le regard plaisant:
Mais ie suis assez suffisant
Pour rendre une terre feconde,
Ie n'ay pas l'air d'un amoureux,
Ne mesme la peau delicate,
Du travail ie suis desireux,
I'ay le bras fort & vigoureux,
Et nest motte que ie n'esclatte.
Si le terroir est par trop gras,
Apres la premiere baichée,
Ie reprend, pour faire mon cas,
Auparavant que ie sois las,
Ma besoche bien emmenchee.
Pour moy ie ne m'espargne point,
Quelque terre que ce puisse estre,
Ie quitte chausse & pourpoint,
Et travaille si bien à point
Qu'à la fin ie m'en rends le
maistre.
Aux terroirs les plus frequentez
Il y a moins de peine à
prendre,
Si tant soit peu vous les tastez,
Incontinent vous desgoutez:
Car ce n'est rien que de la
cendre.
[4 vers illisibles]
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LE IARDINER
fut representé par monsieur de Ricieux,
où il presenta aux Dames de belles fleurs,
differentes de couleurs, & bouquets d'herbes de
senteurs.
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Poussé
en ceste rreur commune,
Qui fait adorer la fortune,
Pour l'heur qu'elle tient dans ces
mains,
Ie viens tirer à ceste
Blancque,
Soubs sa faveur qui souvent manque,
A l'esperance des humains.
Ie viens d'un coeur plain d'innocence,
Esprouvez (si par sa puissance)
I'auray les biens qu'elle depart:
Et si sa faveur fortuite,
Fera qu'en defaut du merite,
Ie les acquiere par hazard.
Belles Dames dont les merveilles,
N'ont point au monde leurs pareilles,
Ces fleurs que ie vous ay presentez
Font voir icy plusieurs beautez
Et si ie tire icy un benefice,
Ie vous en feray Sacrifice.
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LE CHARLATAN
fut representé par Monsieur de Sainct Luc,
ayant une boeste pleine de drogues d'Apotiquaire,
avec des senteurs, qu'il presentoit aux Dames, avec
son memorial.
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De
mon estat ie me reconforte,
Plusieurs vivent de mesme sorte,
A qui sera le meilleur tour:
Trompe qui peut c'est la devise,
Chacun s'accommode à sa guise,
Außi bien au ieu qu'en amour.
Soubs l'esclat d'une belle iuppe,
Ie ne passe guere pour duppe,
Mais ie faicts trotter le poulet,
Ie baise les mains, ie regarde,
Mon Page souvent ie hazarde,
Qui sçait bien iouer son rolet.
En fin i'ay bonne fortune,
Qu'il en tombe tousiours quelqu'une,
Et i'entends si bien leurs
façons:
Que sans donner Carquant ny chesne,
Et sans trop les mettre à la
gesne,
I'en suis quitte pour des
chansons.
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L'INDIEN
fut representé par Monsieur le Marquis de
Rosny qui avoit des miroirs ardens, où il
representoit à toute l'assemblée
& la Blancque, le tout plus grand qu'il
n'estoient. Donc les representa au iugement des
Dames, avec son air & chant Royal.
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Vous
que l'honneur a contrainct à sa
taire,
(Et souffrir sans parler)
Ie voy icy des Singes pour vous
complaire
Et pour vous consoler:
Afin qu'au moyen d'un songe gratieux,
Puisse contenter les desirs de celle
qu'aimez mieux.
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L'ESCROQUEUR
fut representé par Monsieur de Criqui, qui
taschoit à couriser les Dames, leur
presentant son dicton.
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D'Escroqueur
ie faicts l'exercice,
Toutesfois sans grand artifice,
Ny me peiner aucunement:
Si ie trouve une chappe cheute,
C'est là dessus que i'execute
Mon petit faict gaillardement.
Ie ne voudrois prendre la peine
De tracasser en tire laine,
Comme la pluspart des mattois:
Iamais bon-heur ie ne refuse,
N'importe pas si l'on s'abuse,
A me voir faire le courtois.
S'il vous plaist d'en nommer un autre,
Qui plus que moy soit du tout vostre,
Ne qui les Dames serve mieux:
Qui le dise, & l'ose entreprendre,
Ie veux este reduit en cendre,
Par le doux feu de vos beaux
yeux.
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LE FOL
fut representé par monsieur le Conte de la
Voute, avec des Cymballes & Sonnettes,
salüant l'assemblée de ioyeuses folies
en son chant Royal.
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Que
sert tant d'armes à porter,
Pour faire le peuple espouventer
Au bruit des cloches d'Armes:
Qui ne cessent de tabouriner
Donnant de fauces allarmes,
Ie veux me rendre du Clergé,
Pour recueillir sans semer,
Et vivre bien à mon aize:
I'airay à la chasse
monté,
Et veoir ma commere l'Abbesse,
Car l'Abbé ie chanteray,
En bon langage qu'exposeray
Pour estudier la game,
Car apres avoir bien repensé
Bé my, aré ve, ne vaut pas
gé.
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L'ASNE
fut representé par monsieur Marets un autre
incogneu qui emeurent le combat pour avoir la
preference de Prescheur ou Practicien à la
ioyeuse assemblée.
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Ces
deux Chevaliers incogneuz,
(Dont la valeur incomparable)
A tant de combats soustenus,
Qu'au monde leur gloire ost notable:
Ont fait voeu solemnellement
De bien servir parfaitement.
On ne les voit point desguiser,
Masquez en cent formes nouvelles,
Pour trop finement abuser
La simplicité des plus belles:
Les charmes dont ils sont armez,
C'est de servir pour estre aymer.
L'honneur, la constance & la foy,
La courtoisie & la franchise,
En tout temps ont donné la loy
A leur genereuse entreprise,
[illisible] que c'est
liberté
D'estre captifs d'une
beauté.
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Le
combat qui fut fait par un fol qui avoit des armes,
& un sage qui tenoit un ballet, dequoy des
verges en fait les ballets aux soldats, fut
epousté, le second ballet le vint degager
& separer, apportant balles, billes, rondeaux
pour tirer quelque benefice ou prieuré
à la blanque.
Le
Serviteur
fut representé par Monsieur du Vivier, qui
cria de l'eau de vie.
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Ie
suis armé de toutes pieces
Et si i'ay de forts bons seconds,
Iamais ie n'ay manqué d'adresse
Pour bien fonder quoy qu'on en die
Ie vous fourniray d'eau de
vie.
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LE SERGEANT
fut representé par Monsieur Cecilien qui
faisoit des contraintes aux Dames en
singerie.
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Si
ie porte un habit de singe
Sans braquette ny flageollet,
Ce n'est pas que dessous mon linge
Il n'y ait un bon pistollet,
Qui tire trois coups sans amorce
Tout par Amour sans qu'on le
force.
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LE COURTISANT
fut representé par monsieur Amulot qui
carressoit les gens de bonne façon, pensant
accoster quelque benefice fourcheu, à
condition soubs son apparence qui presenta aux
Dames.
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Mon
pere estoit d'un noble parantage,
Ses armes estoient ainsi que mon
bonnet,
Il m'a laissé pour tout bien en
partage
Quatre bouteilles, & un grand
gobelet.
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LE MAQUEREAU
fut representé par monsieur Samant, qui de
la science d'autruy en fait marchandise en la
Court.
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On
me cognoist pour homme entier
Franchement ie faicts le mestier
Petit & bon cest mon attente
Ie besongne tant que ie puis,
Au gain trop aspre ie ne suis,
D'honnesteté ie me
contente.
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La
Putain
fut representée par Monsieur Morel, estant
effronté, voulant iuger des instrumens de
nature, qui incita la dance du premier Balet allant
à la Blancque, tira par cabriolles des
billets de hazard.
Le
Sot
fut representé par monsieur du Port qui
faisoit de l'ignorant avec les reverence
d'entendement, qui s'informoit s'il estoit de
nature ou de bacarre, se presentant aux
Dames.
Le
Verrier
fut representé par monsieur de Parade,
à crier verre iolis & belles
fiolles.
Le
Valet
de la feste fut representé par monsieur
Pinçon qui portoit des billets pour la
Blancque.
L'Assistant
fut representé par monsieur de Curcy &
Malandré, suivans à danser au Balet,
puis allerent tirer à la
Blancque.
Le
Page
fut representé par monsieur Payenne qui
emporta le prix de la disposition.
L'Armafrodite
fut representé par monsieur de Mont-Aigu,
qui paroissoit tenir des deux natures, voltigeant
tousiours en l'air.
Le
Herpignot
fut representé par monsieur Augustin qui
paya le monde de vent & de comptes pour aller
à la Blancque.
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La
fiebvre au pousse se taste,
Le levain corrompt la paste,
Ie vous ayme unicquement
Si me serviez fidellement.
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Qui
veut en trop de lieux pretendre,
Ne prend rien en pensant tout prendre.
On
devine bien sans le dire,
De quel mal vostre coeur souspire.
Le
bon homme est un peu trop vieux,
Choisissez une autre fois mieux.
On
vous a donné des allarmes,
Qui vous font ietter maintes larmes.
Bien
que vous viviez enfermée,
De plus d'un vous estes aymée.
Vous
ne pouvez rien enflammer,
Pour estre aymée il faut aimer.
Ne
craignez les ans inconstans,
La vertu n'est subjette au temps.
La
deliberation d'iceux Ballets a esté
conferée au grand College qu'avoit fait
preparé le feu regretté Henry le
Grand qui se plaisoit à instruire ces
guerriers escoliers en la recreation mondaine qui
est le reveil au iugement de la resurrection, comme
chacun c'est representé à son estat
devant la notable assistance aspective à la
reduction pacifique, aisni qu'il leur a esté
remonstré par icelle poüesie &
Philosophie soubs l'authorité &
permission de leurs Majestez qui accorderent le
congé à iceux danseurs, disposez
ioüeurs, à qui honorablement leur fut
par les Dames presenté des doux baisers par
accollations, & confitures, consummez au
departement du premier Ballet joué dedans le
Louvre.
Le
Second Ballet fut commencé à trois
heures du matin à l'Hostel de Monsieur
Scarron.
Le
Troisiesme Ballet fut ioué dedans l'Arcenal
tout de mesme.
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