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ornez d'Entrées & de Balet pour la representation de l'Amphitryon de Moliere 1681 musique de: Pierre Beauchamp |
Scene premiere
La Seine suivie de ses Nymphes
Deux
Nymphes La
Seine Le Choeur
des Nymphes
Sortons, sortons de nos grottes profondes,
Ce jour pour nous est un jour glorieux.
Le Dieu qui regne sur les Ondes
Doit bientost paroistre en ces lieux.
Qu'à seconder mes soins vostre zele s'empresse,
Que vostre heureuse adresse
Donne à vos yeux un nouvel agrément:
Qu'en vos chants, qu'aux transports d'une pleine
allegresse
Eclate le bonheur d'un séjour si charmant.
Qu'en nos chants, qu'aux transports d'une pleine
allegresse
Eclate le bonheur d'un séjour si charmant.
Les Nymphes par leurs dansent, expriment leur joye
Deux
Nymphes chantent La peur
d'une chaisne cruelle
On dit qu'il faut aimer les peines
Que l'amour mesle à ses douceurs:
Laissons ces biens trompeurs
A qui veut porter des chaisnes;
Laissons ces biens trompeurs
A qui veut verser des pleurs.![]()
Ne me fait point craindre sa loy:
Mais il n'est plus de foy,
On rougit d'estre fidelle:
Mais il n'est plus de foy,
Il vaut mieux n'aimer que soy.
Scene seconde
Neptune paroist suivi des Tritons. La Seine avec ses Nymphes va audevant, & luy dit
La
Seine Neptune Quel
charme de le voir à son Peuple, à sa
Gloire, La
Seine Tous
ensemble Un
Triton Une
Nymphe Sans cesse
mille doux concerts, Neptune
& un Triton Le
Choeur Neptune Un
Triton Deux
Nymphes Tous
ensemble
Quelle faveur pour ces heureux climats !
Quel sujet, Dieu puissant, attire icy tes pas ?
Je viens voir de plus prés ta gloire sans
seconde,
Je viens estre à mon tour témoin de ton
bonheur,
Et montrer icy quel honneur
Moy-mesme je me fais du tribut de ton onde.
C'est sur tes rivages fameux
Que le plus grand des Rois en tout ce qu'il
médite
Charme par sa haute conduite
Ses Peuples qu'il rend heureux,
L'Univers qu'il étonne, & les Dieux qu'il
imite.![]()
D'un coeur si satisfait immoler son repos,
Et faire oublier ces Heros,
Ou qu'a formez la Fable, ou que vante l'Histoire
!
Que la Gange orgeuïlleux, jaloux d'un sort si beau,
Sur des arenes d'or roule son Onde fiere,
Que du Dieu de la lumiere
Ses flots soient le brillant berceau:
A voir ce que mes bords étalent d'abondance,
J'ay droit de mépriser tout l'or de ses sablons,
Et d'un si grand Héros l'éclat & la
presence
Du Soleil à mes yeux valent bien les
rayons.
Le bruit de sa gloire extréme
A cent peuples charmez fait souhaiter ses loix.
On ne peut nombrer ses exploits:
La Renomée elle-mesme
S'est veuë en peine avecque ses cent voix.
Nul ne peut mieux que toy de sa rare valeur
Montrer icy les preuves.
Tandis que Mars en fureur
De l'Europe troublée allarmoit tous les fleuves,
D'horribles cris gemissoient leurs échos:
Le sang souïlloit leurs eaux & leurs rivages:
Ce grand Roy cependant asseûroit ton repos,
Et toûjours tes libres flots
Portoient au Dieu des Mers tes paisibles
hommages.
Par ce calme constant de ces ondes si vives
On peut juger quels attraits,
Une profonde Paix
Entretient sur ces rives.![]()
En ces aimables lieux font retentir les airs.
Une allegresse entiere
N'y laisse plus pousser que d'amoureux soupirs,
Et la trompette guerriere
De cette heureux Paix sert encor aux plaisirs.
Que ces aimables lieux
Soient toûjours exempts d'allarmes.
Que ces aimables lieux
Soient toûjours exempts d'allarmes.
Que la faveur des Dieux
En maintienne sans cesse, en augmente les
charmes.
Pour les voisins jaloux soient le trouble & les
larmes.
De ces justes souhaits l'effet n'est point douteux:
Le destin de LOUÏS, la terreur de ses armes
En sont de seûrs garands à ses Peuples
heureux.
Que ces aimables lieux
Soient toûjours exempts d'allarmes.
Les Tritons & les Nymphes forment une Entrée
La Seine
chante Quand des
Amans on fuit le tendre hommage,
Icy l'amour fait aimer sa puissance,
Ces lieux charmans y portent nos desirs.
Suivont ses loix. Que sert la résistance ?
Toûjours les maux précedent ses plaisirs:
Mais quand un coeur voit payer sa constance,
Regrete-t-il sa peine & ses soupirs ?![]()
Sçait-on joûïr des droits de sa
beauté ?
Quels sont les biens que gouste un coeur sauvage ?
Doit-il vanter sa triste liberté ?
Que de plaisirs il perd dans le bel âge !
Qu'un jour ce temps sera bien regreté !

Premier Intermede
L'Amour
vient s'applaudir de la Victoire qu'il a remportée sur le
Maistre des Dieux en le rendant amoureux d'une Mortelle.
L'Amour & Venus, suivis des Plaisirs & des Jeux.
Venus Le
Choeur L'Amour Le
Choeur Un
Plaisir Venus La
jeunesse A l'Amour
il faut se rendre, La
jeunesse Trois
Plaisirs Une
Grace Venus Un
Plaisir Venus
& un Plaisir Venus Un
Plaisir Venus
& un Plaisir L'Amour Une Autre
Grace L'Amour Le
Choeur
Celebrez de l'Amour la Victoire nouvelle,
Chantez sa gloire immortelle.
Celebrons de l'Amour la Victoire nouvelle,
Chantons sa gloire immortelle.
Que Jupiter vante à mes yeux
Son pouvoir redouté des hommes & des Dieux:
De ses mains, quand je veux, j'arrache le tonnerre,
Il quitte les Cieux pour la terre,
Et trouve dans mes fers son destin glorieux.
Celebrons de l'Amour la Victoire nouvelle,
Chantons sa gloire immortelle.
Résister à l'amour est une triste gloire.
En vain d'un fier orgueïl on croit se faire
honneur:
Pour un jeune coeur
La défaite vaut mieux cent fois que la
victoire.
La jeunesse
Sans tendresse
Est un Printemps sans fleurs.
Gardez-vous bien de traiter de foiblesse
Les amoureuses langueurs.
Sans tendresse
Est un Printemps sans fleurs.
Cedez luy sans attendre,
Pour gouster plus long-temps ses douceurs.
Sans tendresse
Est un Printemps sans fleurs.
Si vous croyez toûjours une fierté cruelle,
Vous vous épargnerez des ennuis, des soupirs:
Si vous voulez croire un Amant fidelle,
Vous gousterez les plsu charmans plaisirs.
Toucher une Beauté que sa propre douceur
Conduit aux sentimens qu'on veut luy faire prendre,
C'est un triomphe aisé qu'on doit tout au
bonheur:
Mais desarmer un coeur
Qui des traits de l'Amour s'est toûjours
sçeû défendre,
C'est vaincre avec honneur.
Au pouvoir de l'Amour rendez, rendez les armes.
Rien ne peut, rien ne doit résister à ses
coups.
Dans son Empire plein de charmes
Il est des momens moins doux:
Mais les plaisirs ailleurs ne valent pas ses
larmes.
Vostre gloire en dedant doit estre sans allarmes.
Il a soumis des Coeurs
Qui n'ont point eû d'autres vainqueurs.
Au pouvoir de l'Amour rendez, rendez les armes.
Amans, si l'orgueïl de vos belles
Semble d'abord à vos ardeurs fidelles
Ne promettre pour fruit que de tristes regrets,
Ne vous lassez point de vos chaisnes.
Soyez constans, soyez discrets,
Bientost dans les plaisirs vous oublierez vos
peines.
Un coeur qui sçait se taire
Sçait conduire une affaire.
Dans le sort le plus doux,
Plaignez vous d'un malheur extréme.
Un bonheur bien caché ne craint point les jaloux:
Il ne faut estre heureux que pour l'objet qu'on
aime.
Joignez vos voix, & vostre zele:
Que la Terre & les Cieux
Retentissent du bruit de ma gloire immortelle:
Suivez toûjours mes loix, c'est imiter les
Dieux.
Joignons nos voix & nostre zele:
Que la Terre & les Cieux
Retentissent de sa gloire immortelle:
Suivons toûjours ses loix, c'est imiter les
Dieux.
Les Plaisirs & les Jeux témoignent par leur danse la part qu'ils prennent à la victoire de l'Amour
Un
Plaisir Que sans
aimer la vie est triste !
Ne croyez pas toutes les plaintes,
Qu'on fait de l'Empire amoureux:
Un coeur bien discret sous ces adroites feintes
Souvent veut cacher le bonheur de ses feux:
Ne croyez pas toutes les plaintes,
Qu'on fait de l'Empire amoureux.![]()
Cedons à l'Amour, cédons tous.
Tout aime à son tour. Un coeur qui luy
résiste
S'attire l'effort de ses plus rudes coups.
Que sans aimer la vie est triste !
Cedons à l'Amour, cédons tous.

Deuxiéme Intermede
Mercure amene des Musiciens & des Danseurs vestus en Bergers & en Faunes pour la Feste que Jupiter fait préparer aux Officiers de l'armée en suite de son raccomodement avec Alcmene.
Mercure Un Berger
Constant Un Berger
Inconstant Qu'un
inconstant est heureux ! Le Berger
Constant Un
Faune Les
Faunes Deux
Faunes Le Berger
Constant Le Berger
Inconstant Les
Faunes Le Berger
Inconstant & un Faune Le Berger
Constant Le Berger
Inconstant Le Berger
Constant Le Berger
Inconstant Un
Faune Les
Faunes Le Berger
Constant Le Berger
Inconstant Les
Faunes
Meßieurs, c'est icy qu'à loisir
Vous pouvez préparer vostre galante Feste,
Qui du Festin, qu'on appreste,
Doit achever le plaisir.
Que vos jeux animez par le Dieu des bouteilles
Charment les jeux & les oreilles,
Et dans vos chants celebrez, tour à tour,
Le Dieu du Vin, & celuy de l'Amour.
Aimable liberté, charme d'un coeur tranquile,
Un Amant malheureux trouve en toy un asile:
Nul chagrin sous tes loix ne le fait murmurer;
Et moy dans les plus rudes chaisnes,
Accablé de mille peines,
Je meurs sans te pouvoir desirer.
De tels Mortels chargrins je plains la violence:
Pour t'en guerir éprouve l'inconstance.![]()
Que sa Bergere
Soit ingrate, ou legere,
Il n'en a point de momens plus fascheux.
Qu'un inconstant est heureux !
S'il se trouve mal dans sa chaisne,
D'abord il en brise les noeuds,
Et consolé d'un sort qu'il répare sans
peine,
En va chercher ailleurs une selon ses voeux.
Qu'un inconstant est heureux !
Iris est insensible à mon amour fidelle:
Mais je ne puis aimer qu'elle.
Méprise les conseils de cét Amant volage,
De son aveuglement tu dois te garantir:
Changer d'esclavage,
Ce n'est pas en sortir.
Changer d'esclavage,
Ce n'est pas en sortir.
Pour guerir ton chagrin
Ne cherche que le Dieu du vin.
Fais ton asile d'une treille:
C'est-là que tu te peux sauver.
L'Amour ne t'y viendra trouver,
Que pour partager ta bouteille.
Isis est insensible à mon amour fidelle:
Mais je ne puis aimer qu'elle.
Essaye, essaye une fois
Les Plaisirs d'un coeur volage.
Suy Bacchus, comme nous, suy ses aimables loix.
Tu changeras bientost de sort & de langage.
Ah, si vous connoißiez la Beauté que je
sers,
Vous partageriez mes fers !
J'ay veû cette Beauté qui se rit de tes
peines,
Cependant ses appas ne peuvent rien sur moy.
Il faut donc qu'un rocher soit plus tendre que
toy.
Non: mais une beauté qui n'offre que des chaisnes
N'aura jamais ma foy.
Bacchus ne défend pas d'aimer.
De beaux yeux quelquefois ont bien sçeû me
charmer:
Mais quand l'Amour devient trop puissant sur mon ame,
Je mets une bouteille audevant de ses coups,
Et le vin dans mon coeur, pour moderer sa flame,
Allume un feu plus doux.
Vive le Dieu du vin, vive son doux empire:
Ses charmantes douceurs
Ne coustent point de pleurs.
On poßede außitost tout ce que l'on desire.
Vive le dieu du vin, vive son doux empire.
Un seul regard d'Iris mesme severe
Vaut à mon coeur les plaisirs les plus doux.
Si ce regard estoit desarmé de colere,
Grands Dieux, de mes transports je vous rendrois
jaloux.
Esclave malheureux du Tyran que tu sers,
Il ne te faut que des pleurs & des fers.
Va porter tes ennuis ailleurs,
Et quels que soient les maux dont ton ame est atteinte,
Ne trouble point icy nos jeux par tes clameur;
Ou le bruit de tes plaintes
Ne fera qu'exciter nos ris & tes douleurs.
Les Faunes font une Entrée
Les
Faunes Hé
bien ces jeux & ces plaisirs Le Berger
Constant Le Berger
Inconstant Le Berger
Constant Les
Faunes Le Berger
Inconstant Tous
Ensemble L'Amant
[Iris, la belle Iris] reglera mon destin.
Fußiez-vous accablé de mille soins confus;
Quand l'Amour, un procés, & tous vos biens
perdus
Vous donneroient du dégoust pour la vie,
Voulez-vous rire encor, malgré le sort jaloux ?
Voulez-vous voir tous les Rois sans envie ?
Beuvez, beuvez, enyvrez-vous.
Ne valent-ils pas bien tes pleurs & tes soupirs
?
Iris est insensible à mon amour fidelle:
Mais je ne puis aimer qu'elle.
Esclave malheureux du Tyran que tu sers,
Il ne te faut que des pleurs & des fers.
Tant qu'Amour gardera son pouvoir sur les ames.
Tant que Bacchus chassera le chagrin.
Tant que l'Amour constant fera craindre ses
flames.
L'Inconstant [L'aimable changement] reglera mon
destin.
Les Faunes [Bacchus, le seul Bacchus] reglera mon
destin.

Dernier Intermede
Les Thebains expriment par leurs chants & par leurs danses la joye qau'il ont que leur Ville ait esté honorée de la présence du Maistre des Dieux.
Le Choeur
des Thebains Deux
Thebains Le Choeur
des Thebains Deux
Thebains Deux
Autres Thebains Un
Thebain
Jupiter pour ces lieux
Quitte le sejour des Dieux.
De ce grand jour gardons bien la memoire,
Que l'encens en tous lieux fume sur nos autels.
Que le reste des mortels
Soit jaloux de nostre gloire.
Ces lieux ont pour luy des appas
Qu'au Ciel il ne trouvoit pas.
Concevons un bonheur supréme
Sur le charmant espoir qu'il nous donne
luy-mesme.
Tremblez, ennemis jaloux:
Il va naistre parmi nous
Un Heros dont les faits doivent remplir la terre.
Vous reconnoistrez à ses coups
Le fils du Maistre du Tonnerre.
Tremblez ennemis jaloux.
Un Thebain commence un dialogue qu'il adresse à des Dames Thebaines
Un
Thebain Une Dame
Thebaine Le
Thebain La Dame
Thebaine Les Deux
Dames Thebaines Le
Thebain Les
Thebains ensemble La Dame
Thebaine L'Autre
Dame Thebaine La Dame
Thebaine Les Deux
Dames Thebaines Le
Thebain Deux
Thebains Deux
Autres Thebains Un Autre
Thebain Les
Thebains & les Thebaines , ensemble [Les
Thebains] Suivez, suivez l'Amour, aimez ce doux
Vainqueur [Les
Thebains] On ne peut contre luy garder long-temps son
coeur.
Jeunes Beautez, dont les rigueurs extrémes
Sont tout le fruit de nos ardeurs,
Voyez condamner vos coeurs
Par l'exemple des Dieux mesmes.
Est-il honteux
De brusler de leurs feux ?
Les Dieux aux transports amoureux
Peuvent trouver des charmes.
Tous les plaisirs sont faits pour eux:
Ils n'ont point dans leurs voeux
De cruelles allarmes.
Ce n'est point aux Mortels jaloux
D'esperer un sort si doux.
Quittez une erreur si vaine:
Les Dieux, en prenant une chaisne,
Ne sont pas exempts de soupirs.
Un peu de peine
Fait mieux gouster les plaisirs.
Il n'est point de tourment cruel,
Qui puisse mettre à bout leur courage immortel:
Mais de ma fermeté mon ame si défie.
J'ay veû de cent beautez le malheur
éclatant:
S'il m'en arrivoit autant,
Ce seroit fait de ma vie.
Fuyons, fuyons l'Amour, craignons ce Dieu trompeur;
On ne peut contre luy garder trop bien son coeur.
Si la crainte des soupirs
Vous fait fuïr les plaisirs
Où le bel âge vous convie,
D'un Amant éprouvé faites un heureux
choix.
Pour suivre de si douces loix,
Ce vous sera trop peu que toute vostre vie.
Aimez, jeunes Beautez, aimez:
De vos fers, de vos feux, vos coeurs seront
charmez.
Il est trop malaisé de faire un choix
heureux.
Tout est plein aujourd'huy de trompeurs
dangereux.
On ne les connoist plus. Ils ont tous le langage
Des coeurs bien amoureux.
Gardons, gardons toûjours une fierté
sauvage,
Il est trop malaisé de faire un choix
heureux.
Il est des Amans infidelles
Mais risquons-nous moins
En vous offrant nos soins ?
Les feintes aux coeurs des belles
Sont-elles moins naturelles ?
Aimons, aimons. Que nulle crainte
N'empesche de nous engager.
On démesle aisément une ame bien atteinte
D'avec un coeur leger.
Et quand on y devroit courir quelque danger,
Le prix que l'Amour nous propose,
Est-il un prix si bas,
Qu'il ne vale pas
Qu'un coeur, pour l'aquerir, hazarde quelque chose
?
[Les Thebaines] Fuyons, fuyons l'Amour, craignons ce
Dieu trompeur.
[Les Thebaines] On ne peut contre luy garder trop
bien son coeur.
Ce Dialogue est suivi d'une Entrée que danse le Peuple de Thebes.
Une Dame
Thebaine, chante Le retour
de la verdure Deux
Thebains, chantent Le
Choeur Les Deux
Thebains Le
Choeur Nos beaux
ans
Lors que nous passons la vie
Sans quelque amoureux desir,
Que nos jours font peu d'envie !
Ils sont pour nous sans plaisir,
Lors que nous passons la vie,
Sans quelque amoureux desir.![]()
N'est deû qu'aux soins de l'Amour.
Si tout rit dans la nature,
C'est que tout luy fait la cour.
Le retour de la verdure
N'est deû qu'aux soins de l'Amour
Rendons-nous
Quand l'Amour nous inspire;
Rendons nous,
Tout doit aimer ses coups.
Rendons-nous
Quand l'Amour nous inspire;
Rendons nous,
Tout doit aimer ses coups.
Le vain honneur de braver son empire
Nous cousteroit nos plaisirs les plus doux.
Le vain honneur de braver son empire
Nous cousteroit nos plaisirs les plus doux.![]()
Sont faits pour la tendresse,
Nos beaux ans
Ne durent qu'un Printemps.
Aimons, aimons. Si c'est une foiblesse,
Pour estre sage, on n'a que trop de temps.