|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
faictes à PAris, à la naissance de Monseigneur le Dauphin 1639 |
Vous
dont les attraits innocens Puisque
vous nous rendez heureux Tout
cede à la gloire des Lys
Par une secrette puissance
Rangent si doucement nos sens
Soubs vostre aimable obeïssance,
Beau sexe admirez en ce iour
Un des beaux effets de l'Amour.
N'ayants presque plus d'esperance,
Et chassez nos iours dangereux
Donnant un Dauphin à la France,
Beau sexe admirez en ce iour
Un des beaux effets de l'Amour.
Et ceste admirable naissance
Qui rend nos maux ensevelis,
Cause nostre resiouissance,
Beau sexe admirez en ce iour
Un des beaux effets de l'Amour.

Ie
cours sans cesse par la France
Et souvent sans bruit ny caquet
I'offre aux Dames quelque paquet
En leur faisant la reverence.
A me
voir desloger & courir par les ruës
Estant außi secret qu'une bande de gruës
Quand i'ay quelque Imprimé nouveau,
Les badaus amassez que ma mine faict rire
N'ont ils pas sans mentir quelque raison de dire
Que ie suis hongre du cerveau ?
N'est-ce
pas une estrange chose
Que ie sçais faire certains tours
Qui font parler les carrefours
Par ie ne sçay quoy que i'y pose.
Nos
Lanternes sont à la mode
Et d'une façon si commode
Que l'on y peut mettre aysement
De toutes sortes de chandelles
Car leur trou suivant tous modelles
S'ouvre & reserre iustement.
Lors
que Venus sortit de l'eau
Monseigneur le Dauphin
Quoy qu'elle eust l'air de ce tableau
Elle avoit pourtant moins de charmes,
Et quand il est bien à son iour
Il faict à celuy d'Amour,
Ressemblant fort au Dieu des armes.
Ie
sçais l'adresse de braquer Qui me
conduiroit au suplice
Des pieces de si bonne grace
Qu'il faut bien-tost rendre une place
Quand i'entreprends de l'ataquer.
l'Artificier
Fairoit contre le droict divin
Estant souvent plein de vin
Que de finesse & d'Artifice.
Voyez
combien la vanité
De cet homme est insupportable,
Il tient encor sa gravité
Reduit en un point miserable.
N'en
soyez point tant esbeïs
Quand vos boyaux crieroient famine
Tousiours ceux de nostre peis
Font en mauvais ieu bonne mine.
Nos
armes que vous admirez Parly
les ieux & les esbats Vous
autres qui nous pourrez voir Refaisons
un peu notre groin Se peut
il voir chose pareille Que
chacun de nous deux s'efforce Moy qui
ne m'enqueste de rien
Font trembler les plus asseurez
MAis vos yeux font bien davantage
Mesdames, ayans le pouvoir,
Comme vous faictes souvent voir
D'abatre le plus fier courage.
le
Trompette
Außi bien que dans les combats
Mon son n'a rien de comparable,
Ayant la force & la vertu
D'animer un coeur abatu
Par un effet tout admirable.
les
Machines des Tonneaux
Dancer tous seuls & nous mouvoir
Afin que vos esprits n'en soient point à la geine
Apprenez que le mouvement
Nous convient naturellement
Sortans de ce tonneau du fameux Diogene.
le
Crocheteur & la Porteuse d'eau, yvres
Et nous en donnons au coeur-joye
Trouvants des muids pleins par la voye
N'allons point nous charger plus loin.
les porteurs d'Instruments
Nostre plus petit instrument
Lors qu'on le touche doucement
Peut ravir l'ame par l'oreille.
Mars
à Venus
A faire à ce Enfant sa liberalité
Vous luy pouvez donner la grace & la beauté,
Et moy le courage & la force.
le
Balladin
Ie ne demande point de bien
Et suis content de ma fortune
Quand on me void cabrioller
Tout mon petit faict est en l'air
Ne voulant rien qui m'imporoune.
Depuis
que ie cours en tous lieux Un
astre nouveau s'est fait voir Ie m'en
vais publier ce bruit
Iamais tous mes soins ny mes veilles
N'avoient descouvert à mes yeux
En un moment tant de merveilles,
Et tous mes sens surpris se sont comme esbloüis
Des obiets que i'ay veus à la Cour de
Loüis.
Qui cause une si grande ioye
Par un admirable pouvoir
De l'influence qu'il envoye,
Que tous mes sens surpris se sont comme esbloüis
Des obiets que i'ay veus à la Cour de
Louys.
Par tout ou le Soleil esclaire
Que dis-ie ? ou ce bel astre luit
Me la t'on pas desia veu faire ?
C'est que mes sens surpris se sont comme esbloüis
Des obiets que i'ay veus à la Cour de
LOUYS.
Grace
à nostre ieune vainqueur Nous
autres nous sommes venus
par des Captifs & Nations
Nous nous verrons bien-tost affranchis de nos peines
Afin que nous puißions delivrez de ces chaisnes
Le servir des bras & du coeur.
les
Nations
Du Royaume presque incognus
A dessein de luy rendre hommage
Au nom de cent peuples divers
Où plustost de tout l'Univers
Qui doit adorer son image.