VII. La
Guerre
la musique est de Monsieur Lully
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Un
camp orné de plusieurs tentes et pavillons,
montre que l'Art de la Guerre va se faire voir:
Mars et Bellone, dans une machine, ayant
chanté des vers en dialogue à la
louange de cet Art, qui produit tant de
renommée et de gloire à ceux qui
l'exerce dignement.
La déesse Pallas toute brillante, et aussi
considérable par sa valeur que par sa
beauté descend du ciel; et se joignant
à quatre charmantes Amazones dans la
septième Entrée: Après qu'un
grand concert de plusieurs instruments a
succédé au récit de Mars et
Bellone
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Dialogue
de Mars et de Bellone
chanté par Mademoiselle Hylaire; Bellone
Monsieur Don, Mars
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Ritournelle
Dialogue 1er couplet
Ritournelle
Dialogue 2e couplet
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Mars:
Quoi, jamais plus de sang ?
Bellone:
Quoi, jamais plus de morts ?
Mars:
La Paix a pour longtemps etouffé les
discors,
Et réuni les premiers
trônes.
Bellone:
Ne nous désespérons pas,
J'aperçois des Amazones
Qui vont faire du fracas.
Tout
Deux:
Ces aimables foudres de guerre
Qui font nos braves trembler,
Ont de quoi dépeupler la terre,
Et de quoi la repeupler.
Mars:
Que leurs coups sont cruels !
Bellone:
Que l'on craint leurs regards
Mars:
Elles mettront bientôt le feu de toutes
parts,
Et vont donner mille batailles.
Bellone:
S'il ne s'agit seulement
Que de voir des funérailles,
Nous aurons contentement.
Tout
Deux:
Ces aimables foudres de guerre
Qui font nos braves trembler,
Ont de quoi dépeupler la terre,
Et de quoi la repeupler.
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VII.
& dernière Entrée
Pallas, Amazones & Vertus
Madame, Pallas
Mlle de Mortemart, Mlle de Saint-Simon, Mlle de la
Vallière & Mlle de
Sévigné, Amazones
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1er
Air: Concert des Amazones
2e Air: Pallas et les quatre
Amazones
3e et dernier Air: les
Vertus
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Pour
Madame,
Pallas
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A
voir la dignité, la pompe, les
richesses,
L'éclat de la personne, et la
splendeur du nom,
Et tout ce qui convie aux premières
déesses,
Diriez vous pas que c'est la superbe Junon
?
A
voir comme on la suit en adorant ses
traces,
Comme elle enchaîne ceux qui
d'ellesont connus,
Comme elle a dans ses yeux les Amours et
les Grâces,
Diriez vous pas que c'est la charmante
Vénus ?
C'est
Pallas elle même, ou quelqu'autre
héroïne,
Qui cache sa fierté sous beaucoup
de douceur,
Et sans en affecter la redoutale mine,
Elle en a les Vertus, l'esprit, le noble
corps ?
Qi
Pâris revenait, nous verrions ce
jeune homme
Bien moins embarrassé qu'il ne fut
autrefois;
Il n'aurait qu'à donner à
celle-ci la pomme,
S'il voulait être quitte envers
toutes les trois.
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Pour
Mademoiselle de
Mortemart,
une Amazone
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Que
d'appas, d'attraits, et de charmes,
Pour le dire en un mot, que d'armes !
Vous avez quelque affaire, et je le
prévois bien,
Est-on comme cela pour rien ?
Est-ce pour attaquer ? Est-ce pour vous
défendre ?
Car je vous donne avis qu'on tâche
à vous surprendre,
Soyez en défiance aux lieux
où vous allez,
Tel pourrait s'enhardir, encore qu'il vous
redoute,
Je sais qu'on vous en veut, et votre coeur
s'en doute,
Dites-nous à l'oreille à qui
vous en voulez ?
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q
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Pour
Mademoiselle de
Saint-Simon,
une Amazone
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Cette
jeune Amazone avec ses doux regards,
Met indifférement le feu de toutes
parts,
Et de la sorte qu'elle frappe,
Ami comme ennemi, personne n'en
échappe,
Ces deux jeunes beautés le
procédé commun,
Elle s'en lassera peut être,
Après avoir ainsi frappé
sans reconnaître
Souvent dans la mêlée on
s'attache à quelqu'un.
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Pour
Mademoiselle de la Vallière, une
Amazone
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Divine
Amazone, tout bas,
Contez nous qu'elle est votre gloire,
Volontiers n'affectez vous pas
D'étaler trop une victoire,
Les procédés sont
différents,
Les uns comme les torrents
Courent et ravagent la terre,
Les autres au contraire
appréhendant l'éclat
Font les plus beaux coups de la
Guerre,
Comme on fait un assassinat.
Telle
a mille coeurs sous ses lois,
Craignant de vivre trop à
l'ombre,
Telle considère parfois
La qualité plus que le nombre:
Je vois luire dans vos beaux yeux
Un certain air impérieux,
Fatal au repos des plus braves,
Et ne conte pas moins qu'Alexandre et
César,
En me figurant des esclaves
A la suite de votre char.
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q
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Pour
Mademoiselle de Sévigné,
une amazone
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Belle
et jeune guerrière, une pruve assez
bonne
Qu'on suit d'une Amazone et la
règle et les voeux,
C'est qu'on a qu'un téton, je
crois, Dieu me pardonne,
Que vous en avez déjà deux
?
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Les
Amazones s'étant retirées, Pallas
paraît de nouveau avec les Vertus qui la
suivent partout, vêtues des couleurs qui leur
conviennent le plus, qui sont:
La
Fidélité,
représentée par le Comte de
Saint-Aignan, et vêtu de bleu
La
Beauté,
d'incarnat, par Monsieur de Souville
La
Force,
de couleur de feu par le Sieu de Raynal
La
Prudence,
par le Sieur des Airs l'aîné,
habillé de cette couleur changeante qu'on
voit dans la peau des serpents
La
Chasteté,
de blanc, par le Sieur des Lorges
et La
Constance,
par le Sieur des Airs le cadet, vêtu de
vert; et représentant la fermeté de
la terre
Cette
septième et dernière Entrée
concluant le Ballet des Arts
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Pour
le Comte de
Saint-Aignan,
la
Fidélité
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Sa
mine prouve ce que le coeur doit
être,
L'honneur y va loin devant
l'utilité,
Pour la maîtresse et pour le
maître,
C'est la même
Fidélité.
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