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Recitativo
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Récitatif
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Wohin
? Wo soll ich hin ?
Mein rasender Gemahl verfolgt mich.
Ohne Retter irr' ich umher,
So weit das Land mich trägt,
Und bin entdeckt, wohin ich irre.
Keine Höhle, kein Busch, kein Sumpf verbirget
mich.
Ha ! Nun erkenn' ich Dich, grausame Königin
der Götter.
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Où,
où dois-je aller ?
Mon époux furieux me poursuit.
Sans que quiconque m'aide, j'erre
Aussi loin que la terre me porte,
Et je suis à découvert où que
j'aille.
Ni grotte, ni bosquet, ni marais ne me cachent.
Ah ! maintenant, je te reconnais bien, cruelle
reine des dieux !
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Aria
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Air
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Ungöttliche
Saturnia,
Wird Rachsucht Dich ewig entflammen ?
Wer kann mein Mitleid verdammen ?
Ich hab' ein Götterkind ernährt.
Du hast Dich an Semelen ja
Mit Jupiters Blitze gerochen:
Was hat die Schwester verbrochen ?
War meine Tat des Todes wert ?
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Fille
impie de Saturne,
L'esprit de vengeance te brûlera-t-il
toujours ?
Qui peut réprouver ma compassion ?
J'ai nourri un enfant des dieux.
Tu t'es vengée sur
Sémélé
Avec la foudre de Jupiter:
Quel est le crime de la sur ?
Mon acte méritait-il la mort
?
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Recitativo
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Récitatif
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O
all ihr Mächte des Olympus,
Ist kein Erbarmen unter euch ?
Hier schwank' ich unter der geliebten Last,
Die mein' zerfleischten Arm umfaßt,
Hin fliehet, dem gescheuchten Rehe,
Der aufgejagten Gemse gleich,
Die königliche Tochter Kadmus,
Springt von Klipp' auf Klippen,
Dringt durch Dorn und Hecken. -
Nein, weiter kann ich nicht,
Ich kann nicht höher klimmen...
Götter ! Ach, rettet mich !
Ich sehe den Athamas : an seinen Händen
Klebt noch seines Sohnes Blut.
Er eilt, auch diesen zu zerschmettern,
O Meer ! O Erde ! Er ist da !
Ich hör' ihn schreien ! Er ist da !
Ich hör' ihn keuchen !
Jetzt, jetzt ergreift er mich ? -
Du blauer Abgrund, nimm von dieser Felsenspitze
Den armen Melicertes auf,
Nimm der gequälten Ino Seele ! -
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Ô
vous toutes, puissances de l'Olympe,
N'est-il pas de pitié parmi vous ?
Je chancelle sous le bien-aimé fardeau
Qui pèse sur mon bras
lacéré;
Elle fuit, telle le chevreuil effrayé,
Telle le chamois traqué,
La fille royale de Cadmus
Saute de roche en roche,
Court de buisson en fourré.
Non, je ne peux plus poursuivre,
Je ne peux grimper plus haut.
Dieux, ah, sauvez-moi !
Je vois Athamas, sur ses mains
Colle encore le sang de son fils.
Il se hâte pour anéantir cet
autre.
Ô mer ! ô terre ! il est là
!
Je l'entends crier, il est là.
Je l'entends haleter !
Il me saisit maintenant !
Gouffre marin, reçois du haut de cette
falaise
Le pauvre Mélicerte,
Reçois l'âme d'Ino la torturée
!
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Larghetto
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Larghetto
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Wo
bin ich ? O Himmel ! Ich atme noch Leben ?
O Wunder ! O Wunder ! Ich walle im Meere ?
Mich heben die Wellen empor ?
O wehe ! Mein Sohn !
Er ist mir im Falle den Armen entflohn.
Mitleidiger Retter !! Was hilft mir mein Leben
?
Ach ! Gib mir den Sohn !
O wehe ! Mein Sohn !
Er ist mir entfallen, er ist mir
entflohn.
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Où
suis-je ? Ô ciel ! je vis encore !
Ô miracle ! ô miracle ! je flotte sur
les flots,
Les vagues me soulèvent ?
Malheur ! Mon fils !
Il a été arraché de mes bras
dans la chute.
Sauveur miséricordieux, à quoi me
sert la vie ?
Rends-moi mon fils !
Malheur ! Mon fils !
Il m'a échappé, il m'a
été arraché.
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Vivace
con molto affetto
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Vivace
con molto affetto
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Ich
seh' ihn ! Ihr Götter !
Von Nymphen umgeben, stolz ragt er hervor...
Wem dank' ich dies Leben, dies bessere Leben
Wem dank' ich den Sohn ?
Wo
sind wir ? O Himmel !
Wir atmen ? Wir leben ?
O Wunder ! Wir wallen im Meere ?
Uns heben die Wellen empor ?
Ihr
hängt um meine Schläfe,
Zackige Korallen, und Perlen in mein Haar ?
Ich dank' euch, Töchter Doris'.
Seht, o seht die Schar
Der freudetrunknen blauen Götter !
Sie flechten Schilf und Lotosblätter
Um meines Sohnes Haar.
Wie
gütig, wie vertraut empfanget ihr
Zwei Sterbliche, wie wir !
Ihr gebt uns eure Götterkränze
Und zieht uns mit euch eure
Tänze.
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Je
le vois ! Dieux !
Entouré de nymphes, il se dresse
fièrement.
À qui dois-je la vie, cette vie
meilleure,
À qui dois-je mon fils ?
Où
sommes-nous? Ô ciel !
Nous respirons ? Nous vivons ?
Ô miracle, nous flottons sur les flots,
Les vagues nous soulèvent ?
Vous
pendez à mes tempes,
Coraux dentelés, et vous, perles, dans mes
cheveux ?
Je vous remercie, filles de Doris !
Voyez, oh, voyez la troupe
Des dieux de la mer ivres de joie !
Ils tressent des roseaux et des feuilles de
lotus
Dans les cheveux de mon fils.
Avec
quelle bonté, avec quelle confiance vous
accueillez
Deux mortels comme nous !
Vous nous donnez vos divines couronnes
Et nous entraînez avec vous dans vos
danses.
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Tanz
der Tritonen
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Danse
des Tritons
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Recitativo
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Récitatif
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Ungewohnte
Symphonien
Schlagen mein entzücktes Ohr.
Panope ! Dein ganzer Chor
Und die blasenden Tritonen rufen laut:
"Leukothea ist zur Göttin aufgenommen.
Gott Palämon, sei willkommen !
Sei gegrüßt, Leukothea !"
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Des
symphonies inaccoutumées
Frappent mon oreille charmée.
Panope, ton chur tout entier
Et les Tritons soufflant dans leurs trompes
proclament:
"Leucothée a été admise au
rang de déesse.
Dieu Palémon, sois le bienvenu !
Salut à toi, Leucothée!"
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Aria
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Air
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Meint
ihr mich, ihr Nereiden ?
Nehmt ihr mich zur Schwester an ?
Meint ihr meinen Sohn, ihr Götter ?
Nehmt ihr ihn zum Mitgott an ?
Ihr allgütigen Erretter,
O ! Mein Dank soll nicht ermüden,
Weil mein Busen atmen kann.
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Est-ce
de moi que vous parlez, ô
Néréides ?
M'acceptez-vous pour soeur ?
Est-ce de mon fils que vous parlez, ô dieux
?
L'acceptez-vous dans vos rangs divins ?
Sauveurs à l'infinie bonté,
Ma gratitude ne tarira pas,
Tant que ma poitrine respirera.
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Recitativo
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Récitatif
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Und
nun ! Ihr wendet euch so schnell zurück ?
Ihr eilt mit aufgehobnen Händen ?...
Welch ein Blick !
Auf einem perlenhellen Wagen
Wird der Monarch der Wasserwelt
Hoch auf dem Saum der Flut getragen.
Bis an den Himmel flammt der goldene Trident.
Ich höre seiner Rosse Brausen,
Sehe den Gott, den zweiten Gott der
Götter.
Der du mit Allmacht dieses Element
beherrschest,
O Neptun, mein König !
Tragen die Räder deines Wagens
Dich in diesen inselvollen Sund
Und lassen den Sonnenwagen hinter sich,
Mir meine Gottheit anzusagen:
Ach, ewig soll mein Dank',
Mit jeder Sonne soll mein lauter Lobgesang
Von allen Wellen widerhallen.
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Et
maintenant ? Vous repartez si vite,
Vous courez les mains levées,
Quel spectacle !
Sur un char étincelant de perles,
Le roi du monde des eaux
Est porté bien haut sur la crête des
vagues.
Le trident d'or flamboie jusqu'aux cieux.
J'entends le grondement de ses coursiers,
Je vois le dieu, le second parmi les dieu.
Toi qui as tout pouvoir sur cet
élément,
Ô Neptune, mon roi.
Les roues de ton char t'amènent
Dans ce détroit plein d'îles,
Elles laissent derrière elles le char du
soleil,
Pour m'annoncer ma divinité:
Ah, éternelle sera ma gratitude,
A chaque lever du soleil, mon vibrant chant de
louange
Résonnera de vague en vague.
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Aria
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Air
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Tönt
in meinem Lobgesang,
Wellen, Felsen und Gestade !
Sagt dem guten Gotte Dank !
Heil dem Gotte, dessen Gnade
Dich zur Göttin ausersah,
Selige Leukothea !
Tochter der Unsterblichkeit !
In die tiefe Meereshöhle
Senke dein gehäuftes Leid.
Deine qualentladne Seele
Labe mit Ambrosia.
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Résonnez
dans mon chant de louanges,
Flots, rochers et rivages,
Dites ma gratitude au dieu bienveillant !
Salut à ce dieu, dont la grâce
T'a élevée au rang de
déesse,
Bienheureuse Leucothée !
Fille de l'immortalité !
Au plus profond des gouffres marins,
Ensevelis ta douleur accumulée.
Que ton âme soulagée de ses
tourments
Soit réconfortée par
l'ambroisie!
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