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Vespetta e Pimpinone
III Intermèdes comiques en musique
livret de Pietro Pariati
Première exécution le 22 novembre 1708, à Venise
musique de: Tomaso Albinoni

Vespetta, contralto
Pimpinone, basse

 

Intermède I
Intermède II
Intermède III

Premier Intermède

Air, Vespetta

Qui veut de moi ? Je suis femme de chambre.
Je fais tout. En douceur, je m’occupe
de tout ce qui convient.
Je suis honnête, je suis franche,
sans ambitions, sans prétention,
et je m’adapte au mal comme au bien.

Récitatif, Vespetta, Pimpinone

Vespetta:
Je cherche ma bonne fortune,
mais par des voies honorables. Je voudrais
me faire une petite dot avec ma sueur.
Mais voici le seigneur Pimpinone.
Il n’est pas noble, mais riche comme Crésus, et benêt.
Quel bon maître ce serait pour moi ! Voyons.

Pimpinone:
Malheur à qui est riche, malheur ! De tout côté,
tout le monde veut me voler. Je ne veux plus
tant de gens chez moi. Bénie soit
la mode des petites soubrettes. Une d’elles
serait pour moi un trésor… Oh ! Voici Vespetta.

Vespetta:
S’il m’acceptait….

Pimpinone:
Si elle voulait…

Vespetta & Pimpinone:
Je m’arrangerais volontiers [avec lui / avec elle].

Pimpinone:
Comment vas-tu, gentille Vespetta ?

Vespetta:
Que votre illustrissime seigneurie me pardonne.
En vérité, je ne vous avais pas vu.

Pimpinone:
Quelles belles révérences !

Vespetta:
Je les ai apprises
du maître de danse qui enseignait où je travaillais.

Pimpinone:
Ta maîtresse devait être une grande dame.

Vespetta:
Quelle grande dame ? Aujourd’hui, tout le monde le fait.
Maintenant, le “mi la sol”, le “la la la la”,
c’est trop commun. Toutes, elles chantent et dansent.

Pimpinone:
A quoi bon, à quoi sert un tel divertissement ?

Vespetta:
À défaut d’autre chose, à pousser la poitrine en avant.

Pimpinone:
Bien. Et donc, tu n’es plus en service ?

Vespetta:
J’ai demandé mes huit jours, et je les ai obtenus.

Pimpinone:
(Bonne nouvelle pour moi.) Pour quelle raison ?

Vespetta:
Oh! je ne veux pas dire du mal des patronnes.

Pimpinone:
Dis quand même.

Vespetta:
La mienne voulait que je reçoive,
tantôt des fleurs, tantôt des lettres, tantôt des portraits.
Un monde d’ambassades, et de réponses.
Ne m’en faites pas dire plus : je suis discrète.

Pimpinone:
Je comprends. Des amours. Pas vrai ?

Vespetta:
Je ne veux rien dire. Je crois que oui, mais la mode
excuse tous les travers, et veut que l’amour
soit une inclination innocente, une bizarrerie.

Pimpinone:
Mais combien d’inclinations a donc ta patronne ?

Vespetta:
Si j’ai dit du mal d’elle,
je dois aussi en dire le bien : seulement six.
Mais peu importe. Ma maîtresse
par moments ne me voyait pas d’un bon œil.

Pimpinone:
Quelle méchante ! Mais pourquoi ?

Vespetta:
Parce que par moments,
par exemple le matin, avant qu’elle se soit pomponnée,
peut-être que je lui semblais plus belle qu’elle.

Pimpinone:
C’est une bonne chose de servir chez un homme, surtout
un homme seul. N’est-ce pas ?

Vespetta:
Plaise au ciel ! Patience.
Je l’avais trouvé ; mais tellement laid…

Pimpinone:
Laid comme moi ?

Vespetta:
Que dites-vous ? À côté de n’importe quel autre,
vot’noblesse est une joie pour les yeux, un lis, un soleil.

Pimpinone:
(O douces paroles !) Et maintenant, qu’est-ce que tu penses faire ?

Vespetta:
Chercher un maître.

Pimpinone:
Tu le trouveras. Mais dis-moi : comment le voudrais-tu ?

Vespetta:
Par exemple… je le voudrais…

Pimpinone:
(Comme c’est bon d’être beau !) Eh bien, que dis-tu ?

Vespetta:
Je le voudrais, comment dire… votre noblesse.

Pimpinone:
Écoute donc, chez moi, je suis seul, et riche, et, écoute,
libéral. Si tu y tiens, je te proclame dès à présent ma femme de chambre.

Vespetta:
Vous vous moquez de moi. (Ma fortune est faite).

Pimpinone:
Donne-moi la main. C’est ainsi que les gens comme moi scellent un contrat.

Vespetta:
Je m’incline devant tant d’honneur. Doucement, vous me faites mal.

Pimpinone:
(Ah, qu’elle est délicate.) Allons, prends les clés pour le pain,
pour le vin, pour la resserre. Je ne veux plus avoir à réfléchir.
Oui, ma Vespetta, je me repose de tout sur toi.

Vespetta:
Vous en verrez les fruits.
Grâce au ciel, mes mains savent tout faire.

Pimpinone:
À la ville, à la campagne, tu pourras faire et défaire à ta guise.

Vespetta:
Et mes gages ?

Pimpinone:
Ils seront… Ce que tu voudras.

Vespetta:
(Je n’ai jamais vu un meilleur maître.)

Duo

Pimpinone:
Mon cœur jubile dans ma poitrine.

Vespetta:
Mon âme resplendit dans mon sein.

Pimpinone:
Viens, allons, Vespetta.

Vespetta:
Passez devant, non, non, permettez.

Pimpinone:
Laisse donc les compliments.

Vespetta:
Non, non, arrêtez, arrêtez.

Pimpinone:
J’y vais, tu as raison.

Vespetta:
Je m’incline devant mon maître.

Pimpinone:
Je me sens tout glorieux.

Vespetta:
Ma foi, j’ai bien envie de rire.

Pimpinone:
Donne-moi la main. Ici, personne ne regarde.

Vespetta:
Trop d’honneur, je suis votre servante.

Pimpinone:
Je ne voudrais pas tant de révérences.

Vespetta:
C’est ainsi que je dois faire avec vous.

Pimpinone:
Viens, viens.

Vespetta:
Allez, allez.
(En conclusion, c’est un grand fou.)

Pimpinone:
O bienheureux Pimpinone.

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Deuxième Intermède

Pimpinone:
Vespetta, tu me quittes ?

Vespetta:
Parfaitement. Mes huit jours, ou soyez plus intelligent.

Pimpinone:
Qu’est-ce que je fais de mal ? Tu sais bien que…

Vespetta:
Vous donnez par ci, vous prêtez par là. On doit mieux
garder ses biens. Je veux m’en aller.

Pimpinone:
Tais-toi, tais-toi.

Vespetta:
Vous courez à la ruine;
et le ciel sait si j’en souffre au fin fond de mon âme.

Pimpinone:
(Cette fille, pour une maison, c’est un modèle de gestion).
Eh bien, avec ton conseil, je vais mettre de l’ordre dans
mes dépenses.

Vespetta:
Non: tant que vous aurez
cette clé à la main, non, vous ne le ferez pas.

Pimpinone:
(Ça, c’est des femmes de chambre !) Tu dis vrai.
Prends: la cassette est à toi ; mais reste avec moi.

Vespetta:
Pour vous servir, j’accepte. (Il est vraiment aveugle.)

Pimpinone:
Dépense toi-même, et comme tu l’entendras.

Vespetta:
J’ai parlé dans votre intérêt, non dans le mien.

Pimpinone:
(Je suis tiré d’un bel embarras.)

Vespetta:
Voilà de l’intelligence. Depuis quand ces bijoux sont-ils là ?

Pimpinone:
Je les ai achetés aujourd’hui pour vingt écus.

Vespetta:
Quelle folle vanité ! Pour vous ? Voyons… c’est de la
mauvaise dépense. Je vous l’ai dit.

Pimpinone:
Doucement,
et en même temps, j’ai acheté ces boucles d’oreille.

Vespetta:
Qu’elles sont belles ! Quel prix ?

Pimpinone:
Quatre-vingt pistoles.

Vespetta:
Pour qui ? (Elles sont à moi.)

Pimpinone:
Pour toi, mon cœur.

Vespetta:
Pour moi ? On ne peut pas faire meilleure dépense.

Air

Pimpinone:
Regarde un peu dans ces yeux de feu,
et tu y verras, mon trésor,
que tu es la Pimpinette de ton Pimpinon.
Tu rougis ? À quoi penses-tu ? Que fais-tu ?
Regarde, regarde, et en regardant, tu sauras
que mon amour présent est Vespettina.

Vespetta:
Taisez-vous ! Ah, moi aussi, j’ai trop de…
Je ne veux pas en dire plus.
Je reste à votre service encore quelques jours, et puis...

Pimpinone:
Continue. Et puis ? Allons, parle.

Vespetta:
Adieu.

Pimpinone:
Pourquoi?

Vespetta:
Les gens chuchotent, ils cancanent.
On dit que vous êtes un homme bien fait ;
moi une jeunette, et… enfin… pas si laide.
Chacun veut parler, quand il veut médire.
Mon honneur vaut bien trop.

Pimpinone:
Pour faire taire tout le monde, il y a un remède.

Vespetta:
Pour qui est né pour être domestique, je n’en vois pas.

Pimpinone:
Viens ça. Je parle sérieusement. Tu es femme de chambre.

Vespetta:
C’est vrai. Par votre bonté.

Pimpinone:
Et si tu veux, tu peux devenir la maîtresse.

Vespetta:
(Je l’ai attrapé.) Je serais bien chanceuse.

Pimpinone:
(Quelle bonne créature!) As-tu un bon jugement ?

Vespetta:
Je m’en vante, sans vouloir tromper, et sans vice.

Air, Vespetta

Je ne suis pas une de ces personnes
laides de naissance, et faites belles;
et qui apprennent devant le miroir
à ne pas faire un geste de travers,
à lancer des regards langoureux
et à contrôler leur bouche;
Ni de ces vaniteuses
qui circulent à pas mesurés
et se mettent le bustier bien bas
pour montrer aux plus gourmands
beaucoup de marchandise, et peu de cervelle.

Pimpinone:
C’est bien ainsi. Concluons nos arrangements.
Je ne veux pas de ces tenues…

Vespetta:
Je l’enlève tout de suite.

Pimpinone:
Les séjours au balcon…

Vespetta:
Je n’ai jamais eu un tel passe-temps.

Pimpinone:
Les soupers, le théâtre, les bals…

Vespetta:
Cela ne me fait pas envie.

Pimpinone:
Les jeux, les soirées...

Vespetta:
J’ai un tempérament solitaire.

Pimpinone:
Les livres d’amour...

Vespetta:
Je lirai l’almanach.

Pimpinone:
Les bals masqués…

Vespetta:
Je ne sais même pas ce que c’est.

Pimpinone:
Les fêtes avec des ours ou des taureaux...

Vespetta:
Chez moi.

Pimpinone:
Tu es mon épouse.

Vespetta:
Votre servante, quel que soit mon statut.
Mais sans dot...? (Il y réfléchit, l’affaire est dans le sac.)

Pimpinone:
Je t’en reconnais une de dix mille. Allons !
Oh ! j’oubliais le meilleur. Je ne permets pas les visites,
les cérémonies et les compliments.

Vespetta:
Je comprends, et j’obéirai.

Pimpinone:
Je suis fou de joie.

Vespetta:
(Je lui fais des promesses selon ses désirs, pour faire selon les miens.)

Ensemble: Duo

Pimpinone:
Donne-moi la main, donne. Oh, quelle allégresse !

Vespetta:
Prends, prends. Oh, quelle fortune !

Pimpinone:
(Qu’elle est bien faite !)

Vespetta:
(Il est vraiment fou!)

Pimpinone:
Fais-moi un câlin.

Vespetta:
Mon Cupidon.

Pimpinone:
(Ça n’a pas de prix.)

Vespetta:
(Je meurs de rire.)

Pimpinone & Vespetta:
[Chère épouse / Tendre époux], oui, quel plaisir.

Vespetta:
(Aussi laid...)

Pimpinone:
(Une telle beauté...)

Vespetta:
(...il n’y en a pas.)

Pimpinone:
(...aucune ne l’atteint.)

Vespetta:
(Le benêt est vraiment cuit.)

Pimpinone:
(D’amour, mon cœur défaille.)

Vespetta:
Parle, ô mon amour.

Pimpinone:
Parle, ô mon amour.

Vespetta & Pimpinone:
Mon plaisir extrême m’en empêche.

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Troisième Intermède

Vespetta:
Je vais où je veux. En voilà une bien bonne !

Pimpinone:
(Oh, voilà du vilain.) Je veux le savoir tout de suite.

Vespetta:
Je dois rendre compte de chaque pas que je fais ?

Pimpinone:
Je suis ton mari.

Vespetta:
Tu as raison. Je sors pour m’amuser.

Pimpinone:
T’amuser ? C’est ce qui était convenu ?

Vespetta:
Les gens diront que vous êtes fou. Avec une épouse sage,
on ne tient pas ce genre de comptes, et un bon mari,
si c’est une honnête femme, lui fait confiance et se tait.

Pimpinone:
Je veux savoir.

Vespetta:
Nous ne pourrons pas rester en paix entre nous.

Pimpinone:
Vespetta...

Vespetta:
Pimpinone... Il capitule.

Pimpinone:
(Oh, quel sang-froid il me faut ! qu’est-ce que j’ai fait !)

Vespetta:
Je me suis mariée pour avoir ma liberté.
Les femmes sont des compagnes, et non plus des esclaves.

Pimpinone:
C’est vrai. Mais enfin… Vespetta...

Vespetta:
Un peu plus de confiance. Un peu de “Madame”.

Pimpinone:
Oui, Votre Grâce. (Me voilà dans de beaux draps.)

Vespetta:
(C’est ainsi qu’on fait.) Je veux que ce soit à ma guise.

Pimpinone:
Oui, allons. Je viens avec vous.

Vespetta:
Pas question. Je veux sortir seule. Adieu.

Pimpinone:
Au moins, dites-moi où vous allez.

Vespetta:
Je vais passer la journée avec mon amie.

Pimpinone:
Allez-y, si vous voulez ; mais dites le moins possible de mal de moi.

Air, Pimpinone

Je sais ce qu’on dit et ce qu’on fait :
“Chèère madame… Chèère madame. Comment allez-vous ?
Bien.” Et puis soudain : “Mon mari
est vraiment extravagant, et vraiment indiscret.
Il exige que je reste à la maison toute la journée.”
Et l’autre répond : “C’est un grand animal !
Chère amie, prenez exemple sur moi.
Le mien voulait la même chose. Mais je lui ai mis les points sur les i.
J’ai trouvé le secret pour faire comme je l’entends :
s’il dit “Non, non”, je dis “Si, si.”

Pimpinone:
Pour cette fois, allez-y ; mais revenez vite.

Vespetta:
Je ne vais pas me bousculer. Je resterai jusqu’à ce soir.

Pimpinone:
La nuit, par les rues ?

Vespetta:
Je vous en prie, on ne va pas m’enlever.

Pimpinone:
Maudit soit le jour...

Vespetta:
Me maudire ? Insolent.

Pimpinone:
Je maudis la douleur que j’ai à cette dent.
Va, va, mais écoute… veuillez m’écouter.
À l’avenir, je voudrais
plus de gestion de la maison, et moins de fierté.

Vespetta:
Je réponds à ton “je voudrais” par mon “je veux”.
Le théâtre, la soirée, le jeu, le bal,
la visite, le bal masqué, le balcon,
je veux tout. Tu m’entends ?

Pimpinone:
(Son tempérament solitaire !) Tu as promis...

Vespetta:
Je le sais, et je ne le sais pas. J’ai promis, et je n’ai pas promis.

Pimpinone:
… qu’avec moi, tu ferais… Regarde-moi. Écoute.
Ennemie des cérémonies, et toujours gentille.

Vespetta:
En ce temps-là, j’étais servante, et non maîtresse.

Air, Vespetta

Je veux faire comme font les autres,
bien danser, parler français,
être bien habillée, être gracieuse,
mais en tout bien tout honneur.
Je veux aussi savoir ce qu’est
la manille et la spadille,
et si je dois appeler l’as ou le roi
quand vous me direz
le ponte”.

Pimpinone:
Mais si moi je jouais, que dirais-tu alors ?

Vespetta:
Tu le ferais par vice, moi par plaisir.
Ce n’est pas possible. Ce domaine, c’est mon domaine.

Pimpinone:
(Bon.) Si je dépensais autant en babioles…

Vespetta:
Il ferait beau voir.
Tu es un homme, tu as tout ce qu’il te faut.
La mode et la galanterie sont pour les femmes.

Pimpinone:
Et si je faisais un jour en sorte qu’avec sa femme,
ce soit la mode de jouer du bâton ?

Vespetta:
Du bâton, à une femme comme moi ? Dans ce cas,
je réclame le divorce. Les dix mille,
j’ai le papier ici, je les réclame immédiatement.

Pimpinone:
(Pauvre de moi.) Je plaisantais.

Vespetta:
Du bâton? Ce n’est plus possible de vivre ainsi.
Ou ma liberté, ou ma dot.

Pimpinone:
(Que dois-je faire ? J’en suis amoureux,
et elle le sait bien.) Fais ce que tu as envie de faire.

Vespetta:
(J’ai gagné.) Si tu me parles encore une fois
sur ce ton… Maraud…

Pimpinone:
Oui, ma petite Vespetta, fais ce que tu veux.

Vespetta:
Je veux t’arracher le cœur.

Pimpinone:
(A vous, les hommes.)

Vespetta:
Vous verrez, beau grincheux, ce que je sais faire.
Suffit : tu t’en apercevras.

Pimpinone:
(Riez, femmes.)

Duo

Vespetta:
Si encore une fois...

Pimpinone:
(Maudit soit...)

Vespetta:
Quoi ? Qu’est-ce que tu dis ?

Pimpinone:
Rien, rien.

Vespetta:
Si jamais ça recommence,
nous romprons le mariage.

Pimpinone:
(Maudit soit le jour où je me suis embringué d’un pareil démon.)

Vespetta:
Tu fais encore le brave ?

Pimpinone:
Je suis ton esclave.

Vespetta:
(Quel plaisir !)

Pimpinone:
(Quel malheur!)

Vespetta:
Maintenant, tu le sais : je veux la liberté.

Pimpinone:
Tu l’auras. Va, va, va.

Vespetta:
(J’ai marqué un grand point.)

Pimpinone:
(Je suis embrouillé et désespéré.)

Vespetta:
Parle à haute voix.

Pimpinone:
J’ai mal aux dents.

Vespetta:
Si tu me parles encore de bâton,
je saurai bien te casser la tête.

Pimpinone:
Fais donc, je n’en doute pas.
Il ne me manquerait plus que ça.
Qui a une femme possédée du démon,
ma foi, s’en repentira vite.

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traduction: Jacqueline & Alain DUC