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Henry Purcell
[1659 - 1695]
Airs pour le théâtre

Abdelazer
or the Moor's Revenge
[Abdelazer ou la Vengeance du Maure]
Lucinda is bewitching fair
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Lucinda
est dune beauté ensorcelante, |
The
Married Beau or the Curious Impertinent
[Le Galant marié ou le Curieux
impertinent]
See ! where repenting Celia lyes
|
Voyez !
là où gît Célia repentante, |
Amphitryon
or The Two Sosias
[Amphitryon ou les deux Sosie]
Bonduca
or the British Heroine
[Bonduca ou l'Héroïne
britannique]
Jack,
thou'rt a toper Jack, tu es un
franc buveur, Soli:
deux Prêtresses, trois Druides, le
Choeur Chur Entends-nous,
grand Rugwith, entends nos prières. Solo:
3e
druide Duo:
1e
et 2e prêtresses,
chur Récitatif:
2e
druide Duo:
1er
et 3e
druides Solo:
2e
druide, chur Acte
V Solo:
Bonduca Oh,
conduisez-moi vers une paisible
obscurité,
Prenons un autre litre:
Dring, dring, nous sommes si sobres
Que cest dommage de se séparer.
Il ny a quun cocu rudoyé par sa
femme
Parce quil rentre tard, qui craint une
scène de ménage.
Je suis libre, je suis libre, et toi aussi,
Et toc, toc, toc, gaillardement,
Même si le guet crie «Il est
passé deux heures.»
Entends-nous, grand Rugwith, entends nos
prières.
Défends ton île bretonne.Reçois
nos espoirs, dissipe nos craintes,
Ne laisse pas tes autels être la proie des
Romains.
Descendez, vous, puissances divines,
Descendez de léther dans vos chariots
de flamme
Et touchez les autels que vous défendez,
Sauvez-nous, sauvez notre nation et notre
nom.
Écoutez, vous dieux de Bretagne,
écoutez-nous en ce jour:
Ne nous laissez pas devenir la proie des aigles
romaines;
Coupez leurs ailes ou chassez-les chez elles,
Et réfrénez lécrasant
orgueil de Rome.
Chantez, chantez, druides ! Élevez tous
vos voix
Pour chanter les louanges du divin
Andate.
Divin Andate, qui présides à la
guerre,
Fais connaître la fortune de ce jour.
Céderons-nous aux Romains,
Ou bien chaque bras qui brandit un javelot
Le lancera-t-il à travers un solide
bouclier
Et teindra le champ de sang
romain ?
Aux armes, montrez vos enseignes en bon ordre,
Mettez-vous en ordre de bataille.
Loracle pour la guerre déclare
Que le succès dépend de nos
curs et de nos javelots.
Bretons, rentrez chez vous ! Vengez les torts
subis par votre patrie:
Combattez et laissez trace de votre mémoire
dans les chants des druides.
Où nul ne vient sinon des amoureux qui
soupirent,
Où les trompettes perçantes ne
résonnent jamais,
Mais où règne un silence
éternel.
Là, laissez-moi adoucir ma plaisante
peine,
Sans plus jamais penser à la guerre.
Quelle gloire peut avoir un amant
À conquérir tout en restant
esclave ?![]()
Circe
[Circé]
|
Soli: trois Prêtres, deux Femmes, le Choeur
Solo
et chur Récitatifs :
1er
et 2e
prêtres Solo:
1er
prêtre et
chur Vous
qui faites éclore des factions à la
cour, Solos:
1e
et 2e femme,
chur Grand
ministre du Destin, Solo:
2e
prêtre Pluton,
lève-toi de ton bienheureux royaume de
légalité ! |
The
Old Bachelor
[Le Vieux Garçon]
|
Cest
ainsi que la pauvre Délia, vieille et
repentante, parla Les
hommes admireront, adoreront et mourront,
As Amoret and Thyrsis lay
Amoret
et Thyrsis étaient étendus, |
Don
Quixote
[Don Quichotte]
Sing
all ye Muses Chantez
toutes, Muses, faites résonner vos
luths; When
the world first knew creation À
la création du monde, Regardez
toutes les générations humaines, Le
premier qui, pour corriger la matière, Acte
IV, scène 1 Let the
dreadful engines Que
[frappent] les redoutables instruments de
la volonté éternelle, Acte V,
scène 2 With
this sacred charming wand Avec
cette baguette magique sacrée, Deuxième
Partie Since
times are so bad Colin Elle Colin Elle Colin Elle Colin Elle Colin Elle Colin Elle Colin Elle Colin Elle [Ensemble ?] Elle Colin Acte V,
scène 2 Genius
of England Génie
de lAngleterre, de ta charmante tonnelle de
bonheur, Lads
and Lasses, blithe and gay Garçons
et filles, allègres et gais, Jai
beaucoup de goût pour Guillot Mais
décidée à refuser, Troisième
Partie From
rosie bow'rs Des
tonnelles de roses où dort le Dieu
de lamour, Amoureusement Gaiement Lentement Mélancolique Ou
bien, dites-moi, Puissances, pour
couronner ma paix, Passionné Vif Frénétique
Acte
II, scène 2
Quand il sagit de chanter un soldat, quelle
langue peut être muette ?
Quand les dangers, les mépris, les plaies,
les blessures et les peines,
Et lhonneur du combat, sont tout ce
quil gagne ?
Un riche profit arrive facilement dans les villes
commerçantes,
Mais lor est dur à gagner quand les
canons rugissent.
Et pourtant, regardez comme ils courent pour
prendre dassaut une ville,
Parmi le sang et parmi le feu, pour prendre une
demi-lune;
Ils escaladent le haut rempart,
Quand ils voient tomber les autres;
La précieuse idole de leurs curs,
[cest] la poursuite de la gloire
éclatante,
Même si la mort est sous leurs pas, et que la
mine explose.
Elle saute, ils volent en lair,
Mais dautres les remplacent:
Comme le marié se hâte vers la noce,
eux se hâtent vers la mort,
Jusquà ce que le destin fasse claquer
ses ailes
Et apporte la bonne nouvelle:
On est entré par une brèche ! Et
alors, ils sont tous rois.
Alors, heureuse est celle dont le visage
Peut gagner les faveurs dun soldat,
Ils salignent en grande pompe,
Disposant du destin comme des dieux;
Aucun luxe en temps de paix,
Ni aucun plaisir en excès
Ne peut égaler les joies qui couronnent le
héros de Mars,
Quand, éclatant de rage et forcé par
le besoin, il prend dassaut une cité
prospère.
Truand était la plus haute profession:
Alors que dans la nature,
Ils nétaient pas plus de quatre,
Deux dentre eux étaient en
infraction;
Et depuis, vous pouvez deviner,
La semence ne lest pas moins,
Mais elle a à tous les âges rapidement
crû;
Le mensonge et le vol,
La ruse, lorgueil, la tromperie,
La rage, le meurtre, les hurlements,
Le viol, linceste et le putanisme
Tous ces florissants vices en vogue descendent
dune même souche
Et font de toute lhumanité un seul
truand géant.
Vous verrez à chaque étape
La maigre vertu se décomposer, tandis que
lintérêt gouverne
Le génie pervers de la nation.
Tous sont truands à divers
degrés,
Lavocat pour ses honoraires,
Le courtisan Le Rampant, lalderman
Pressureur,
Lhypocrite, le buveur,
Celui qui trafique au nom de
léglise,
Le voyou et le peloteur des groupes de
prière;
Mais de tous, celui qui manque à
défendre nos vrais droits
Et déserte la cause royale, est le plus dans
la ligne.
Fit des lois pour lier notre nature
Aurait dû trouver une façon
De faire obéir les volontés,
Et aurait dû remodeler les créatures
en partant de zéro;
Car la part sauvage dans lhomme
Court depuis loriginal
Et, même si on la cantonne, règne
comme au commencement;
Voici des prêches et des prières et
des étalages de raison,
Et pourtant, le frère assassine et
égorge le frère:
Ainsi, ne blâmez pas le truand qui jouit de
son libre sens,
Puis tombe comme une bûche, et croit
quil va sallonger.
Que le tonnerre rugisse, que léclair
sinueux tue;
Ma rage est aussi brûlante que la leur, aussi
fatale,
Et ose provoquer une aussi horrible
exécution.
Que le Nord glacé montre sa
rancur;
Dans ma poitrine éclatent des tempêtes
bien plus grandes;
Le désespoir est plus froid que ce que
peuvent souffler tous les vents.
Rien ne peut-il me réchauffer ?
Si: les yeux de Lucinda.
Là est lEtna, là est le
Vésuve,
Pour fournir des flammes à lenfer,
Qui montent jusquà atteindre le
ciel.
Oui, Puissances: je nai fait que prononcer
son nom
Et voyez comment tous les météores
senflamment;
De bleus éclairs de lumière
encerclent la cour du soleil,
Et maintenant le globe brûle plus
sauvagement
Que jadis lors de la chute de Phaéton.
Ah ! où sont maintenant tous ces
bosquets fleuris
Où jouaient les brises odorantes de
Zéphyr ?
Où, sous la garde dune troupe
damours,
La belle Lucinda dormait allongée;
Là chantaient le rossignol et
lalouette,
Autour de nous, tout était doux et gai;
Nous nétions jamais tristes,
jusquà ce quil fît
sombre,
Nous ne craignions rien, que la chute du jour.
Je brille, mais cest de haine:
Pourquoi dois-je brûler pour cette
ingrate ?
Autant se calmer et médire,
Puisque rien ne servira à rien.
Lorsquune femme fait semblant
daimer,
Ce nest que jusquà ce
quelle arrive à ses fins,
«Pour le meilleur et pour le pire»
Ne vise que la substantifique moëlle de votre
bourse,
Quand elle vous largue pour de bon,
Et savère une souillon ou une
catin;
À ce moment, elle va vous exciter, vous
vexer;
Linstant suivant, elle va vous faire
cocu.
Elles ont toutes été
inventées, dans un moment de
dépit,
Pour nous tourmenter, non pour faire nos
délices,
Pour grogner, pour égratigner, pour
mordre,
Et pas une delles ne savère
correcte,
Toutes, sous ce jour, sont des
sorcières.
Et voilà pourquoi je leur dis cordialement
bonsoir, à elles et au monde.
Je commande au Ciel et à la Terre;
Je calme tous les vents qui font onduler la mer en
colère,
Je fais obéir les vagues qui roulent.
Je peux faire tomber la pluie des nuages,
Et donner naissance à un nouveau
déluge.
Je peux, quand il me plaît, rendre la nature
gaie et souriante,
Comme elle le fut au premier jour de sa
création.
Les bosquets aux douceurs éternelles
croîtront pleins dodeurs,
Et feront ici-bas de vrais Champs
Élysées.
Je peux donner la beauté, rajeunir les
vieux,
Et prolonger le ravissement provisoire, et si cher,
de lamour;
Je peux restaurer la nature et redonner la vie,
quand elle est éteinte;
Tout cela, la grande Urgande peut le faire par son
art;
Mais tous le peuvent. Pourquoi, alors, les mortels
osent-ils
Importuner un destin et une justice si
sévères ?
Voyez donc ce misérable, qui se croit
sage,
Il rit de nos charmes, se moque de nos
mystères.
Jai un petit esprit là-haut,
Où les nuages se séparent les uns des
autres,
Allongé, dorant ses membres
Aux chauds rayons du soleil.
Il va détacher son âme de son
corps.
Parlez, doit-il en être ainsi ?
Non, non, non.
Ce sort est trop élevé;
Je vais lui en donner un plus humble.
Quil en soit ainsi.
Apparaissez, vous gras ennemis qui grognez dans les
limbes,
Vous qui aviez, quand vous étiez
incarnés, la même âme que
lui;
Vous qui vous tenez sans cesse dans la cuisine de
Lucifer,
Parmi le chou marin et les bouilloires et la
graisse qui vient de frire,
Qui, bichonnés chaque jour avec une poubelle
pleine dâmes,
Faites griller sur les braises du bacon
dimbéciles pour votre petit
déjeuner,
Mettez à lépreuve votre talent
pour emmener dici ce mortel,
Exécutez ainsi les ordres du destin et ceux
de ma magie.
Acte
IV, scène 3
Puisque les temps sont si durs, je dois te dire,
chérie,
Que je pense abandonner ma charrue et ma
charrette,
Et me mettre en route vers la belle ville,
Pour améliorer mon sort, comme tant
dautres le font.
Puisque certains, de creuseurs de fossés en
culottes de cuir brut,
Se sont élevés jusquà
être des dirigeants vautrés dans les
richesses,
Je ten prie, laisse ton rouet,
Car si les bohémiennes ne mentent pas,
Moi aussi, je serai gouverneur avant de
mourir.
Ah, Colin, tes récents comportements me font
découvrir
Avec chagrin et trouble lorgueil de ton
esprit;
Notre troupeau court en désordre et au
hasard,
Et ta veste du dimanche sort maintenant tous les
jours:
Quelles sont tes intentions ? Quas-tu en
tête ?
Nettoyer mes chaussures
Et marcher à la Cour
Vers le Roi et la Reine
Où, jouant ma partie, je deviendrai leur
favori.
Fi, mieux vaut pour nous labourer et filer;
Car quand tu tenteras ta chance à la
cour
Tu tapercevras que tu nobtiens rien si
tu ne peux lacheter;
Pour de largent, tu peux tout avoir,
même le diable;
Mais sans de bonnes livres sterling, personne ne te
voudra de bien.
Alors, je prendrai les armes et jirai au
combat,
En quête de lhonneur, qui a tant de
charme de nos jours.
Une balle ou un boulet temportera un
membre
Et tu te maudiras davoir quitté ta
charrue.
Supposons que je devienne joueur ?
Tu tricheras et on te tapera dessus.
Alors, que penses-tu de la grande route
?
La route directe pour la potence.
Un subtil maquerellage rapporte de quoi vivre.
Jaiderai un noble raffiné à
accéder à lépouse
raffinée dun autre.
Cela aussi, dans la foule de la ville, cest
dangereux,
Car certains en feront autant à ton
égard,
Et je peux être amenée à te
planter des cornes.
Ma foi, Colin, mieux vaut que je reste ici à
filer.
Rien à faire pour sélever ? Que
penses-tu de la loi ?
Oh ! tant que tu vis, Colin, reste hors de ses
griffes.
Je ferai le tartuffe et je prierai.
Ah ! on nobtient rien de la sorte,
Plus personne de nos jours ne se soucie de ce que
dit ce troupeau noir.
Occupons-nous seulement de notre ferme,
Que le blé pousse, que le pommier porte ses
pommes.
Lambition est un métier qui laisse
toujours insatisfait.
Ainsi je men tiens à ma
quenouille.
Et moi à ma charrue.
Lève-toi et déploie tes ailes
sacrées:
Garde létat britannique de ses
ennemis,
Toi sur le sourire de qui compte
Le destin favorable, encore incertain,
Des monarchies et des rois.
Puis suis nos braves garçons à la
guerre;
Le laurier, tu le sais, en est le prix;
Celui qui ramène à la maison les plus
nobles cicatrices
Paraît le plus beau aux yeux de
Célia.
Secoue et chasse inaction et paresse.
Que la gloire inspire vos curs;
Rappelez-vous quen temps de guerre comme en
temps de paix,
Le métier des armes est le plus noble de
tous.
Écoutez ce que dit ma chanson:
Un matin que jétais endormie
Sur un banc de roses,
Guillot, sortant par son portillon,
Par chance mavisa,
Et enlevant son bonnet de sa tête
Sallongea doucement à
côté de moi.
Mais ce coup-ci, je ne le reconnus point;
Je grimaçai, cachai mon visage
Et luttai pour léloigner de moi.
Tendrement il se rapprocha,
Sallongeant sur mon sein;
Son cur battait, cognant si vite,
Que je crus que le sot se mourait.
Feignant dêtre fort en
colère,
Sans répit, je lécartai
rudement,
Avec des mots pleins de dédain.
Guillot sécarta, nayant rien
obtenu,
Et sen alla tout mécontent,
Et moi, - pitié pour tous mes
péchés -
Jamais moitié autant je ne me suis
repentie.
Acte
V, scène 1
Volez vers nous, Cupidons impatients.
Enseignez-moi par vos chants doux et
mélodieux comment
toucher...
...Dune tendre passion, la
chère joie de mon cur.
Ah ! que lâme de la
musique accorde ma voix
Pour vaincre le cher Strephon, le
maître de mon âme.
Ou sil est plus efficace
Dêtre vive et
aérienne,
Avec un pas et un bond,
Et une gambade depuis le sol,
Je voyagerai comme nimporte quelle
fée.
Comme jadis dansèrent sur
lIda
Trois corps célestes
Avec un air et une face,
Une forme et une grâce,
Puissé-je charmer comme la
déesse de la
beauté.
Ah ! cest en vain, tout est
vain,
Le désespoir et la mort doivent
mettre un terme à ma fatale
peine;
Le froid désespoir
déguisé, comme neige et
pluie,
Sabat sur mon sein ; des vents
glacés soufflent en
tempête.
Mes veines frissonnent, mes doigts sont
rougis,
Mon pouls bat une marche funèbre
pour son repos perdu
Et mon pauvre cur est pris en un
solide bloc de glace.
Dois-je fondre ou me noyer
Parmi les flots
écumants,
Gonflés des larmes que je
verse ?
Sur des lits de limon, des oreillers de
cristal
Étendrai-je ma tête malade
damour ?
Non, non, je deviendrai directement
folle,
Dès que mon cur se
réchauffera;
Quand une fois la raison sest
enfuie,
Lamour na pas pouvoir pour
charmer.
Je fuirai, sauvage, parmi les bois;
Je déchirerai mes robes et mes
cheveux,
Je mourrai de mille morts
Plutôt que dadorer ainsi en
vain.![]()
Sir
Anthony Love or the Rambling Lady
[Sir Anthony Love ou la Dame vagabonde]
|
Pursuing beauty
En
quête de la beauté, les hommes
aperçoivent Nous,
femmes, comme de faibles Indiens, nous sommes
là,
Acte IV
No more, Sir, no more...
Cest
fini, Monsieur, cest fini, je veux tout
laisser choir, Cest
vous qui êtes à blâmer, vous qui
réclamez inconsidérément Naguère,
vous avez fait commerce de dévotion, Que
cet acte soit celui sur lequel nous nous mettons
daccord;
Acte IV
In vain Clemene
Cest
en vain, Clymène, que vous
maccordez Mes
passions ont grandi avec votre bonté, Comme
les collines sur lhorizon De
légers baisers peuvent partiellement
satisfaire |
The
Double Dealer
[Le Fourbe]
Acte II, scène 1
Cynthia's frowns
Cynthia fait la moue quand je la
courtise, Ainsi, en doutant, elle refuse Je ten prie, Cynthia, regarde
derrière toi, Alors il sera trop tard pour avoir du
désir, Pense, oh pense à la triste
condition
Pourtant elle est vexée si je ninsiste pas;
Elle craint beaucoup que je cause sa perte,
Mais bien plus encore de perdre son galant.
Et donc, en ne gagnant pas, elle perd.
Lâge et les rides vont te rattraper;
Quand tu nen auras plus le pouvoir.
Dêtre fanée, tout en souhaitant encore la
jouissance.
Aureng-Zebe
or the Great Mogul
[Aureng-Zebe ou le Grand Mogol]
I see, she flies me
Je
vois, elle me fuit partout, Même
si elle était gentille, celle que jadore, Je
vois, elle me fuit...
Ses yeux trahissent son dédain,
Mais quest-ce que son dédain ou mon
désespoir,
Puisque mon destin est de laimer ?
Je pourrais vivre plus longtemps, mais non laimer
plus.
Même si elle était gentille, celle que
jadore,
Je pourrais vivre plus longtemps, mais non laimer
plus.
Sir Barnaby Whigg
Acte I
Blow, Boreas, blow
Souffle,
souffle, Borée, souffle et que tes âpres
vents Courage,
mon cur, ne sois pas craintif, Hé,
comme il tangue fort ! Les
éclairs de lorage et les grains des
tempêtes
Fassent écumer et rugir les flots;
Tu ne peux pas causer de terreur dans des esprits
vaillants,
Car malgré toi nous vivrons,
Car malgré toi nous vivrons, et trouverons le
rivage.
Mais garde dégagée la sainte-barbe;
Même si lenfer est
déchaîné,
Et que les diables rugissent de tous côté,
Tant que le bateau a de la place pour manuvrer,
Les gars, nayez jamais peur, jamais, jamais
peur.
Le grand mât, en sélevant, a
touché une étoile,
Les météores flamboient, comme si nous
traversions les nuages,
Et tels des salamandres nous vivons dans les flammes.
Mais maintenant, maintenant nous coulons, maintenant nous
allons
Par le fond, vers les ombres abyssales.
Hélas, où sommes-nous ? Qui, qui peut le
dire !
Sûrement, cest le fin fond de lenfer,
Ou bien le séjour des dieux marins;
Nous allons vivre avec eux,
Nous allons vivre et régner avec eux,
Nous allons rire avec eux,
Et chanter et boire de toutes nos forces.
Mais vois, nous nous élevons, vois, nous
remontons !
Se battent férocement pour la conquête de
locéan;
Mais le capitaine jure, au lieu de prier,
Et la mer est tout embrasée par les démons de
lair;
Nous allons boire et défier les esprits
enragés qui volent
Des profondeurs jusquau ciel,
Et chanter tandis que mugit très fort le
tonnerre;
Car la Fortune réservera encore un sort favorable au
brave
Et jamais ne fera de la vague salée son tombeau,
Jamais ne noiera, ne noiera
Non, jamais ne noiera un brave type,
Non, jamais, non jamais ne noiera un brave
type...
Cleomenes,
the Spartan Hero
[Cléomène, le Héros
spartiate]
Acte II
No, no, poor suff'ring heart
Non,
non, pauvre cur souffrant, ne change pas ton
zèle, Un
seul tendre soupir delle à me voir languir Lamour
a encore en réserve pour moi un instant de
bonheur, Cupidon
gardera dautant plus la porte pour nous plaire,
Choisis dendurer la douleur, plutôt que de
quitter ta belle;
Mes yeux ravis contemplent de tels charmes en elle;
Je peux mourir avec elle, mais non vivre sans
elle.
Fera plus que me payer de mes angoisses passées;
Attention, belle, à ta façon de me
sourire,
Cest un doux regard de toi qui ma
détruit.
Un seul tendre soupir...
Elle mettra fin à ma peine, celle qui la
commencée;
Alors, ne laissant aucun jour sans plaisir ou
félicité,
Des éternités vont passer sans quon
sen aperçoive.
Et repoussera le Temps et la Mort quand ils viendront nous
saisir.
Le Temps et la Mort senfuiront, et diront dans leur
vol:
Lamour a réussi à trouver un moyen de
vivre en mourant.
Cupidon gardera...
Regulus
or the Faction of Carthage
[Régulus ou la Faction de Carthage]
Acte II
Ah me ! to many deaths
Malheureuse
que je suis ! condamné à trop de
morts, Malheureuse
que je suis ! condamnée à trop de
morts,
Mon amour part en guerre chaque jour;
Dans chacune de ses blessures, je saigne,
Je meurs au moment où il sen va;
Pourtant, je le haïrais sil restait.
Par lamour ou par la guerre, je meurs à chaque
instant;
Quand je ne vois pas mon amour, je saigne,
Mais quand je lai devant moi,
Il me tue par excès de joie.
The
Canterbury Guests, or A Bargain Broken
[Les Hôtes de Canterbury, ou un Marché
rompu]
Acte III
Good neighbour why ?
Première
femme Deuxième
femme Première
femme Deuxième
femme Première
femme Deuxième
femme Première
femme Deuxième
femme Première
femme Deuxième
femme Première
femme Deuxième
femme Première
femme Premier
mari et second mari Premier
mari Deuxième
mari Premier
mari Première
femme Deuxième
femme Tous
Bonne voisine, pourquoi avez-vous lair
bizarre ?
Vous êtes étonnamment étrange,
Vous marchez en long et en large, vous soufflez comme un
buf
Comme si vous alliez éclater de colère.
Est-ce parce que vous avez de la chance,
Ou que vous êtes si riche ?
Ou bien vous vivez à un tel niveau que presque
personne
Ne peut se comparer à vous ?
Mais lautre jour jai entendu dire
Que votre mari nose pas montrer le bout de
loreille,
Mais marche aux alentours comme un rustre,
Si plein de soupirs et de peurs.
Bonne madame Tart, je me soucie comme dune guigne
De vous et de vos railleries,
Mon mari est connu comme quelquun
Dextrêmement chaste et pur.
Et il continuerait à lêtre
Sans des traînées comme vous;
Vous vous lavez, vous vous léchez, vous vous
pomponnez, vous vous parez,
Vous lancez des regards en biais, une grimace, un signe de
tête,
Et des clins dil, et quand il a bu,
Vous essayez de lattirer.
Vous mentez, sale garce, vous êtes toujours ivre,
Et maintenant vous querellez et cherchez noise
Et comme une catin, vous laissez courir les dettes,
Et vous lui faites mener une vie
épuisante.
Redites-le moi un peu, sale guenipe,
Et je vous tire par la coiffe.
Allez, vous êtes une sale mégère,
Votre mari ne peut pas le supporter,
Une roulure comme on nen a jamais vu,
Tous vos voisins peuvent le jurer,
Une teigne répugnante, et bonne à rien
Sauf à bavarder.
Vous avez volé une cuillère dans la salle
Au dernier baptême où vous avez
été.
Vous mentez, garce.
Vous avez attrapé la gale.
Vous mentez, garce.
Vous avez attrapé la gale.
Vous mentez, garce.
Vous avez attrapé la gale.
Vos voisins savent que vous êtes en mauvaise
santé.
Pour cet affront, je vais vous griffer la figure,
Et vous jeter à terre.
Vous avez déchiré mon bonnet, vous allez
réparer,
Même sil ma coûté quarante
livres.
Holà ! Holà ! De quoi
sagit-il ?
Ces harpies, je pense, ont bu;
Cest bien ça, sur ma vie.
Bon voisin, je vous en prie, faites cesser cette
bagarre,
Et que chacun emmène sa femme.
Madame Jones, je vous brise les os
Si vous vous rebellez.
Voici un martinet que vous allez sentir
Si vous nobéissez pas tout de suite.
Mon très cher, ne soyez pas sévère,
Ne faites pas attention à notre babillage.
Mon très cher...
Nous allons boire en amis, et tout finit ainsi,
Avec ce bon coup à boire.
Nous allons boire en amis, et tout finit ainsi,
Avec ce bon coup à boire.
Oroonoko
Acte IV
Celemene, pray tell me
Lui Elle Lui Elle Lui Elle Lui Ensemble
Célimène, je te prie, dis-moi,
Quand je vois ces jolis yeux,
Quand mon cur bat dans ma poitrine,
Pourquoi je ne peux pas rester en repos.
Pourquoi ces tremblements aussi dans tout mon corps,
Des douleurs que je navais encore jamais senties,
Et quand je touche ta main,
Pourquoi je voudrais être un homme.
Comment puis-je en savoir plus que toi ?
Mais moi aussi je voudrais être une femme.
Quand tu te laves et que tu joues,
Je pourrais, me semble-t-il, regarder toute la
journée.
Déjà maintenant, je suis si contente...
Si tu membrassais, je nen parle
pas !
Bien que je puisse passer tout le jour ainsi,
Et ne désire pas de meilleur jeu,
Cest sûr, dans l amour il y a quelque
chose de plus
Qui rend Maman si grosse par devant.
Un jour, par hasard, jai entendu nommer cela;
Ne demande pas comment, car jai honte.
Attends davoir passé quinze ans,
Et tu sauras ce que cela veut dire.
En tout cas, ne gaspille pas le bonheur présent,
Mais nous sommes seuls, embrassons-nous.
Mon sein senfle,
Mon cur palpite,
Nous voulons quelque chose de plus.
Pausanias
|
Sweeter than roses Plus
doux que les roses, ou que la fraîche brise
du soir Quel
pouvoir magique, celui de lamour
victorieux !
My dearest, my fairest Ma
très chère, ma très belle, Mon
très cher, mon très beau, Ta
grâce ma conquis(e) Je
défaille de plaisir, Mais
hélas ! si tu dois changer, |
Oedipus
[Oedipe]
|
Hear, ye sullen powers below Écoutez,
sombres puissances den bas, Music for a while La
musique, pour un instant, |
The
Marriage-hater match'd
[L'Ennemi du mariage marié]
|
As soon as the chaos Aussitôt
que le chaos prit forme, Depuis
lors, améliorant les plaisirs par
lexemple, Sois
moral en pensée, How vile are the sordid intregues Comme
sont basses les sordides intrigues de la ville, Jespérais,
par des illades charmeuses |
Love
triumphant, or Nature will prevail
[Amour triomphant, ou la Nature
l'emportera]
Acte IV
How happy's the husband
Heureux
le mari dont la femme a été
éprouvée, Sil
y a beaucoup denfants, il en tire dautant plus
de satisfaction
Et demeure à ses côtés, contente dans
ladversité;
Assuré de ce qui reste, il ne regrette pas ce
quil a perdu,
Mais quand il y a suffisamment, il trouve que cest
fête;
Ainsi il ne craint rien de pire
Que la malédiction de la grande pauvreté
Et malgré sa mauvaise fortune, il est
déterminé à être
heureux.
Celui dont la femme a connu des difficultés et des
chagrins auparavant;
Car elle élève les garçons en les
préparant à la terre,
Et les filles pour être comme elle de bonnes
maîtresses de maison.
Ainsi il se moque royalement
Dêtre quelquun ou non,
Et sil nest pas heureux, je veux bien quon
me pende.
Sophonisba,
or Hannibal's overthrow
[Sophonisbe, ou la Chute d'Hannibal]
Acte IV
Beneath the poplar's shadow
Couchez-moi
sous lombre du peuplier, Jenfle,
je suis plus grand,
Là, aucun feu ne me désolera dans sa rage,
Près dun cours deau argenté,
Près dun cours deau argenté,
Oh, oh, mourant sous les coquelicots du sommeil.
Jenfle, je suis plus grand que Typhon ne fut
jamais;
O attachez-moi, attachez-moi
Avec un solide lien de cuivre,
Jusquà ce que mon sein éclate, pour
laisser échapper le secret
Et faire sortir la furie.
Je ne peux pas, je ne veux pas, je ne peux pas,
Je ne veux pas souffrir plus longtemps.
Tandis que jenrage, je faiblis,
Tandis que jenrage,
Tandis que jenrage, je faiblis,
Et la déesse est toujours plus forte.
The
Spanish Friar, or The Double Discovery
[Le Moine espagnol, ou la Double
Découverte]
Whilst I with grief did on you look
Tandis
que je te regardais avec douleur, Marcella,
regarde favorablement ton soupirant, Marcella,
etc. Ambrosio
traite ta flamme avec dédain,
Quand lamour bouleversait ton cerveau,
Jai pris le mal sur moi
Et souffert à ta place !
Et ne sois pas trop sévère,
Fais bon usage de la conquête de tes yeux
Car lorgueil ta coûté
cher.
Et torture ton tendre cur;
Retire tes sourires, et retourne-lui un visage de glace,
Et paye-le de la même monnaie.
The
Mock Marriage
[Le Mariage pour rire]
Oh !
how you protest Oh,
comme vous protestez et mentez solennellement, Oh,
comme vous protestez etc. Arrière,
arrière, vous êtes méchant, je
crains, Arrière,
arrière, etc. Car
si nous consentons, comme vous partez vite, Car
si nous consentons, etc. Renoncez
donc à temps, ne parlons plus de cela, Renoncez
donc etc. Acte
III 'Twas
within a furlong Cétait
à un stade de la ville
dÉdimbourg, Il
dit quil lui donnerait un bonnet, Acte
IV Man is
for the woman
made Lhomme
est fait pour la femme, Comme
le sceptre pour être brandi, Quelle
soit veuve, épouse ou fille,
Comme vous prenez lair humble et caressant
comme un âne;
Il me plaît, je dois lavouer, de
voir
Un amant en arriver là.
Je fais le vu de ne jamais céder;
Vous me priez en vain, car jamais, je le jure,
Jamais, non jamais je ne le ferai.
Il ne reste plus rien de lamant;
Vous fuyez en hâte, quoi que nous puissions
faire,
Et rejetez vos chaînes avec
obstination.
Je fais le vu de ne jamais céder;
Vous promettez en vain, en vain vous adorez,
Car jamais, non jamais, je ne le ferai.
À lépoque propice où
lherbe est coupée,
Le beau Jockey, gai et content,
Dit à Jenny qui faisait les foins:
« Asseyons-nous un peu, ma chère,
et causons,
Cest un jour à être
inspiré. »
Depuis longtemps il courtisait la fille aux
sourcils noirs,
Mais Jenny disait toujours
Quelle ne consentirait jamais à se
marier,
Et avec de nombreux fi ! et peuh !,
Elle criait: ça nira pas,
Je ne peux pas, je ne peux pas, je ne peux pas, ne
veux pas, ne veux pas plier.
Et un joli poulain à monter pour prendre
lair;
« Certes, disait-elle, vous devriez avoir
lavantage,
Mais je ne sais pas ce que jai;
Je rêverai de sabots et de chiens
stupides
Avec des bouteilles à la queue.
Vous me donnerez des babioles, je le crois bien,
disait-elle,
Mais si un jour nous sommes mariés,
Vous vous éloignerez sûrement de
moi,
Non, non, ça nira jamais,
Et je ne serai pas votre femme,
Je ne peux pas, je ne peux pas, je ne peux pas, ne
veux pas, ne veux pas plier.
Et la femme faite pour lhomme.
Comme léperon est pour la rosse,
Comme le fourreau pour la lame,
Comme pour creuser est la pelle,
Comme pour la liqueur est le flacon ,
De même lhomme est fait pour la
femme,
Et la femme pour lhomme.
Comme pour la nuit, la sérénade,
Comme pour le pudding, le moule,
Et pour nous rafraîchir,
léventail,
De même lhomme est fait pour la
femme,
Et la femme pour lhomme.
Quelle soit lascive ou prude,
Quelle soit bien ou mal arrangée,
Catin, maquerelle ou haridelle,
Lhomme est quand même fait pour la
femme,
Et la femme pour lhomme.![]()
The
Massacre of Paris
[Le Massacre de Paris]
|
Regarde,
ton bon génie, depuis son doux lit de
repos, Thy genius, lo [2ème Version] Regarde,
ton bon génie, depuis son doux lit de
repos, |
The
Richmond Heiress
[L'Héritière de Richmond]
Acte II
Behold the man
Lui Elle Lui Elle Lui Ensemble Elle Lui Ensemble Elle Lui Ensemble Elle Lui Ensemble
Voyez lhomme qui, avec sa puissance de
géant,
Ose combattre à nouveau le ciel,
Prendre dassaut le palais brillant de Jupiter, mettre
les dieux en fuite,
Recréer le chaos et faire la nuit
perpétuelle.
Venez, fous combattants qui entretenez des querelles
mesquines,
Jai toutes les guerres dEurope dans mon
cerveau.
Qui donc parle de guerre lorsque arrive une charmante
beauté,
Divinement jolie, sur le doux visage de qui
Fleurit un éternel plaisir ?
Quand japparais, le dieu martial
Nest plus quune victime conquise,
Il obéit à chaque regard, à chaque
signe terrible,
Et craint léclair de mes yeux meurtriers
Plus que le plus violent orage dans le ciel.
Maintenant nous nous élevons,
Le dieu brillant du soleil et moi,
Nous chargeons sur le duvet dazur du vaste ciel.
Vois comme les couards immortels courent,
Sus, sus, sus,
Chasse-les au-delà de la zone de feu,
Et de là descends en roulant,
Et fouille le Globe en bas, avec toutes ses mers et ses
golfes,
Pour retrouver ma raison perdue, errante.
Par cette matière disjointe
Qui peuple ton péricrâne,
Jai bien vu
Que ton cerveau nest pas sain,
Et tu seras donc mon compagnon.
Allons, abattons-nous donc sur le monde,
Je saisis cette occasion bénie,
Car par instinct je vois bien
Que tu es de ceux
Qui ont les premiers apporté la damnation.
Ainsi soyons fous, très fous,
Car lEurope maintenant saccorde à notre
frénésie,
Et tout dans la nature est fou, fou, fou,
Et tout dans la nature est aussi fou que nous.
Mon visage a enchanté le ciel,
Avec tous ces gaillards célestes;
Jupiter a pressé ma poitrine
Et embrassé mon sein,
Ce qui a rendu la vieille Junon jalouse.
Jai défié le terrible Pluton,
Mais le dieu du feu ma évité;
Jai pourchassé le rusé Hermès
Autour du pôle à coups de massue,
Car il sétait moqué de moi.
Ainsi soyons fous, très fous, etc.
Jai trouvé Apollon en train de chanter,
La musique accroît ma rage;
Je lai rendu si aveugle
Par un regard aimable
Quil a brisé sa lyre en morceaux.
Jai bu à la santé de Vénus,
Et au grain de beauté sur son épaule
blanche;
Mars a fait un geste vers le verre,
Et je le lui ai lancé à la figure;
Y eut-il héros plus hardi ?
Ainsi soyons fous, très fous, etc.
Cest vrai, mon cher Alcide,
Les choses tendent à se dissoudre,
Les charmes dune couronne,
Et les pouvoirs dune robe
Ont tout amené à la confusion.
Les vilains Français lont commencé,
Lintelligence anglaise le poursuit,
LAllemand et le Turc
Continuent le travail,
Et tout le monde à la fin le regrettera.
Ainsi soyons fous, très fous, etc.
Rule
a wife and have a wife
[Gouverne une femme et aie une femme]
There's not a swain
Il
ny a pas un berger Il
ny a pas un berger, etc. Quand
je crie: Quand
je crie etc.
Dans la plaine
Qui serait aussi heureux que moi,
Oh, si seulement tu pouvais me sourire !
Mais tu parais
Si sévère
Que, tremblant de peur,
Mon cur fait toc-toc tout le temps.
« Faut-il que je meure ? »,
Tu ne réponds pas,
Mais tu regardes avec froideur
Et de tes yeux dédaigneux
Tu me tues par ta cruauté;
Oh, peux-tu être
Si dure avec moi ?
Tyrannic
love, or the Royal Martyr
[Amour tyran, ou le Martyr royal]
|
Hark my Damilcar Nakar Damilcar
et Naka Nakar Damilcar
et Nakar Damilcar
et Nakar Nakar Damilcar Nakar Damilcar Nakar Damilcar Damilcar
et Nakar Acte IV Ah ! how sweet it is to love Ah,
quil est doux daimer, Les
soupirs exhalés par des amants |
The
English Lawyer
[L'homme de loi anglais]
Acte III
My wife has a tongue
Ma
femme a une langue aussi forte que glapissante;
À chaque mot, elle menvoie me faire pendre.
Elle est laide et vieille,
Une maudite ronchon,
Avec un fâcheux nunquam satis (= jamais
assez):
Si sa langue et ses fesses
Un beau jour disparaissent,
Le diable laura gratis.
Epsom
wells
[Les Sources d'Epsom]
Leave these useless arts
Laisse
ces artifices inutiles quand on aime, Fais
confiance à la nature, le doux mouvement de la
nature Fais
confiance à la nature, etc.
Feindre colère et dédain;
Laisse ces artifices inutiles etc.
Ne plaide jamais en vain;
Rien ne guide la passion dun amant
Mieux que linclination de sa belle.
The
Female Virtuosos
[Les Femmes Savantes]
Acte V
Love, thou art best
Amour,
tu es la meilleure des joies humaines, Le
ciel, qui a su le mieux ce qui pouvait toucher
lhomme
Notre plus grand bonheur ici-bas;
Tous les autres plaisirs ne sont que des amusettes,
Sans toi la musique nest que du bruit,
Et la beauté une figure vide.
Et élever ses pensées au-dessus de la
brute,
A dit: « Quil soit, et quil
aime. »
Cela seul peut perfectionner son âme,
En dépit de toutes les discussions
philosophiques,
Cela seul peut perfectionner son âme,
En dépit de toutes les discussions
philosophiques.
Henry
the Second
[Henry II]
In vain 'gainst live I strove
Cest
en vain que jai lutté contre lamour, Mais
lamour puissant bien que moins avisé Lun
répond faiblement: « Non, non,
non »,
Ni la raison ni lhonneur nont pu lui ôter
sa force;
Bien que lhonneur ait fourni de nouvelles
objections;
Et chacun était dun admirable jugement,
à mon sens.
Chacun était dun admirable jugement, à
mon sens.
Contredit ma langue par mes yeux
passionnés;
Mais: « Oui, oh oui, oui,
oui ! »
Crie ce dernier bien plus fort.
The
Indian Emperor, or the Conquest of Mexico
[L'Empereur indien, ou la conquête du
Mexique]
Acte II
I look'd, and saw the book of Fate
Jai
regardé et lu dans le livre du Destin, Un
jour viendra où tes cruel ennemis Oh
saisis, saisis cette occasion etc.
Où bien des jours sont engloutis,
Quand voici quune heure propice a surgi et souri
Pour sauver ton État déclinant.
Seront en ton pouvoir.
Alors ton pays sera libre,
Et tu règneras en paix.
Mais saisis, oh saisis,
Oh saisis cette occasion,
Qui, une fois refusée, ne reviendra jamais,
Ne reviendra jamais.
The
Knight of Malta
[Le Chevalier de Malte]
Acte III
At the close of the evening
À
la fin de la soirée, Mais
maintenant des étoiles Nous
serons bientôt relevés,
Les montres furent mises à lheure,
Les gardes firent leur ronde,
Et le tambour battit le ta-ta-ta-taaa,
Le ta-ta-ta, ta-ta-ta-taa.
Au loin apparaissent dans le ciel,
Et on entend là haut
Ta-ra-ra-ra-ra,
Et on entend là haut
Ta-ra-ra-ra-ra.
Buvons donc, buvons encore,
Buvons donc encore, etc.
À ta santé, à ta santé,
Et à la tienne, et à la tienne,
Buvons,
Buvons jusquau jour.
The
Fatal Marriage,
or The Innocent Adultery
[Le Mariage fatal, ou l'Adultère
innocent]
|
The danger is over Le
danger est passé, la bataille est finie, Paraissez,
vierges, vieilles et jeunes, I sigh'd and owned my love Je
soupirai et admis que jaimais, Mais,
oh ! son changement ruine la charmante
perspective de la joie promise: Mais
tandis quelle sefforce de refroidir le
désir, |
The
History of King Richard the Second,
or the Sicilian Usurper
[L'Histoire du roi Richard II, ou l'Usurpateur
sicilien]
Acte IV
Retir'd from any mortal's sight
Retiré
loin de la vue des mortels, Il
entendait la musique des bois, Donnez-moi,
disait-il, quelque soulagement, quelque répit,
Damon était couché pensif;
Il bénissait la nuit mécontente
Et maudissait le jour souriant.
Les tendres créatures qui partageaient sa peine,
Ses troupeaux, ne broutaient plus,
Mais tristement, pressés autour du berger,
Le regardaient comme dans un deuil silencieux.
Et répondait avec un soupir;
Il voyait le poisson jouer dans le flot,
Et pleurait plus deau que la marée.
En vain la floraison dété vint,
Car toujours le berger languissant,
Comme les vents dautomne faisait entendre ses
gémissements,
Pleurant davantage que la pluie dhiver.
Pourquoi, Puissances supérieures, ah !
pourquoi
Suis-je trop malheureux pour vivre,
Sans pour autant pouvoir mourir ?
Ces accents émanaient du berger
Tandis quil gisait sur le sol,
À la fin il émit un soupir si profond
Quil emporta sa vie.
The
maid's last prayer,
or Any rather than fail
[La dernière prière de la jeune fille,
ou Tout plutôt que la
chute]
Though
you make no return to my passion Bien
que vous ne répondiez pas à ma
passion, Bien
que vous ne répondiez pas
etc. Quand
vous parlez de votre devoir, Quand
vous parlez de votre devoir etc. Quel
contes apocryphes il vous raconte, Quels
contes apocryphes etc. Cest
apparemment de la haute trahison Cest
apparemment de la haute trahison
etc. No,
resistance is but vain Non,
résister est vain Parfois
il emploie les soupirs, et parfois essaye Il
détruit la cruelle par la
cruauté, Non,
résister est vain Acte
V Tell me
no more Ne
me dites plus que je suis trompé, Ne
me dites plus etc. En
tant que telle je lappréciais, je la
caressais, Mais,
oh, ses pensées etc. Vous
dites quelle est fausse, je suis sûr
quelle est gentille,
Jai toujours la prétention
dadorer;
En amour, ce nest quune opinion
bizarre
Quil faille abandonner quand on est
faiblement repoussé.
Je contemple votre beauté,
Et ne me soucie pas du tout de cette ennuyeuse
maxime;
Quelle règne à Cheapside,
Avec la fiancée dun bourgeois,
Mais elle ne sera jamais reçue à
Whitehall.
Celui qui voudrait vous faire croire
Que, à cause de « pour le meilleur
et pour le pire »
Vous devez encore être accrochée
à sa manche.
Envers lamour et envers la raison,
Quun homme possède
lexclusivité dun tel
trésor;
Celui qui ne connaît pas les joies
Qui vont avec un tel choix
Doit céder ses droits à un autre qui
les connaît.
Et ne fait quajouter un nouveau poids
à la chaîne de Cupidon.
Non, résister est vain.
Le tyran connaît mille façons, mille
artifices
Pour capturer nos curs.
Le langage universel des yeux.
Il ruine la douce par la douceur,
Il tue la vigoureuse par la joie,
La faible par la douleur.
Et ne fait quajouter un nouveau poids
à la chaîne de Cupidon.
Non, résister est vain.
Que Chloé est fausse et vulgaire;
Par le ciel ! jai toujours cru
Quelle était une authentique
femme.
Elle était toujours fidèle quand je
la possédais,
Elle ne pouvait faire plus pour aucun homme.
Mais oh, ses pensées se sont portées
sur dautres,
Et cest cela que vous trouvez rude;
Vous êtes peut-être lhomme dont
elle sest entichée,
Et alors, quen ai-je à
faire ?
Je vais prendre son corps, vous son esprit,
Qui fait la meilleure affaire ? ![]()
The
Libertine, or the Libertine destroyed
[Le Libertin, ou la Déroute du
libertin]
Nymphs
and shepherds Nymphes
et bergers, allons, Car
cest la fête de Flore, Jour
sacré pour le plaisir et lamour
heureux, Nymphes
et bergers, etc. We
come Nous
arrivons, nous arrivons... La joie est sans
pareille, Acte
V Prepare,
prepare Premier
diable Chur Premier
diable Chur Deuxième
diable Chur Troisième
diable Premier
diable Deuxième
diable Chur To
arms, heroic prince Aux
armes, prince héroïque, aux armes,
etc.
Allons, etc.
Dans les bosquets, jouons et divertissons-nous,
Jouons et divertissons-nous, etc.
Cest la fête de Flore,
etc.
Pour la danse, la musique... et la
poésie;
Vos troupeaux peuvent maintenant... aller et venir
en toute sécurité
Tandis que vous exprimez... votre
gaieté.
Chantons maintenant, réjouissons-nous et
embrassons.
Les grands ne peuvent connaître un bonheur
comme celui-ci...
Dans ces bosquets plaisants et délicieux
Célébrons nos heureuses amours,
Dans ces bosquets plaisants et délicieux,
etc.
Jouons du pipeau et dansons... et rions et
chantons.
Ainsi chaque créature heureuse, heureuse
Exulte dans le printemps en liesse,
etc.
Préparez-vous, préparez-vous, de
nouveaux hôtes sapprochent,
Et apparaissent à l'entrée de
lenfer.
Préparez-vous,
préparez-vous.
Attisez les flammes de soufre.
Préparez-vous,
préparez-vous.
Assemblez-vous, démons,
Attendez la fin terrible
Dhommes impies qui surpassent de loin
Tous les habitants de lenfer.
Préparez-vous, préparez-vous.
Amenez-les à la damnation éternelle,
terrible.
Amenez-les, etc.
En malfaisance, ils ont fait pire que tous les
damnés,
Ici ils pleureront et gémiront sans
éveiller la pitié,
Ici ils hurleront et lanceront une plainte
éternelle.
Par le sang et la luxure ils ont si bien
mérité
Quils sentiront les plus brûlantes
flammes de lenfer.
En vain ils regretteront ici leurs méfaits
passés,
Dans des tourments raffinés qui ne cesseront
jamais.
Ils trouveront les ténèbres
éternelles,
Et des chaînes éternelles les
lieront
À une peine éternelle des sens et de
lesprit.
Préparez-vous, préparez-vous.
Amenez-les etc.
La gloire, comme lamour, a des charmes
puissants.
Que la gloire maintenant prenne possession de ton
âme,
Et compense la perte de son rival.
Ordonne aux trompettes de sonner, et naie
rien dautre à la bouche
Que batailles, conquêtes, triomphes,
renommée.![]()
A
fool's preferment,
ot The three dukes of Dunstable
[La Promotion d'un fou, ou les Trois Ducs de
Dunstable]
I
sigh'd, and I pin'd Je
soupirais, et je languissais, Mais
maintenant, je suis un être aussi brillant
quun roi, There
is nothing so fatal as a woman Il
ny a rien daussi funeste quune
femme Acte
III Fled is
my love Mon
amour est enfui, 'This
death alone La
mort seule, I'll
mount to yon blue Coelum Je
vais monter là haut dans le Coelum
bleu, NdT:
Coelum:
en latin, le ciel. Le personnage peut
être un pédant, un fou ou un
écolier. Acte
IV I'll
sail upon the Dog-star Je
vais voguer sur Sirius,
Je soupirais, et je languissais,
Jétais fidèle,
jétais fidèle et gentil
Avec une capricieuse qui riait de mes peines;
Bien que ma passion nait jamais refroidi,
Jai trouvé quon
sétait moqué de moi
Malgré toute mon intelligence.
Bien que ma passion nait jamais refroidi,
etc.
Si heureuse est la tête en pleine
confusion:
Ce crâne stupide et vide
Devient très vite brillant,
Le Destin aime particulièrement un fou au
berceau.
Pour précipiter un homme au tombeau;
Vous pouvez penser, vous pouvez faire des
plans,
Vous pouvez soupirer comme un sot,
Elle se sert de vous plutôt comme dun
esclave.
Mais une bouteille, bien que ce soit vulgaire,
Effacera les traîtrises de la belle;
Elle chassera de votre tête
Les délices du lit,
Un homme ivre nest pas en état de
faire sa cour.
Elle chassera de votre tête
etc.
Parti pour toujours, pour toujours, toujours,
Oh, perte énorme,
Éternel chagrin, éternel
chagrin !
Mais dis-moi, Strephon, pourquoi devrais-tu prendre
le deuil ?
Car si ta Célia ne revient pas,
Tu dois aller à elle,
À elle, tu dois aller à elle
demain.
La mort seule peut me soulager,
Si immense est la peine,
Si immense est la peine que jai
éprouvée.
Dans cette froide tombe mon cur gèlera
pour toujours,
Puisque le sien ne put jamais, jamais fondre,
Puisque le sien ne put jamais, jamais
fondre.
Pour éviter ces
bohémiennes,
Je vais jouer aux boules avec le Soleil et
la Lune,
Et vous faire peur, vous faire peur,
Vous faire peur avec des Éclipses.
(reprise)
Je vais monter là haut dans le
Coelum bleu.
Et ensuite poursuivre le matin.
Je vais pourchasser la lune jusquà
midi,
Mais je lui ferai quitter ses cornes.
Je vais escalader la montagne enneigée,
Et là je vais décider du temps;
Je vais arracher larc-en-ciel aux cieux,
Et attacher ensemble ses deux bouts.
Cueillir les étoiles de leur orbite
aussi,
Et les fourrer dans ma bourse;
Et si je suis un garnement tapageur,
Que les nations en jugent.![]()
Theodosius
or the Force of love
[Théodose ou la Force de l'amour]
|
Prepare, prepare Atticus Atticus,
prêtres Atticus Troisième
prêtre Deuxième
prêtre Atticus Atticus,
prêtres Marina Flavilla Ensemble Hark, behold the heavenly choir Atticus Chur Now the fight's done Le
combat est maintenant fini, et le grand dieu de la
guerre Lamour
sourit quand il sent la pointe aiguë de sa
flèche, Amour,
amour est le cri général; amour et
baisers sont à profusion, Sad as the death Triste
comme la mort au plus profond de la nuit, Maudite
soit la nuit, donc, maudite lheure Dream no more Ne
rêve plus des plaisirs passés, Hail to the myrtle shade Salut
à lombre du myrte, Phillis,
lâme de lamour, Phillis
dont la langue charmante Ah cruel, bloody Fate Ah,
cruel Destin sanglant, En
vagues de pourpre, son sang |