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Georg Friedrich Händel

Cantates & Airs anglais pour soprano et alto

 

  1. So Pleasing, the Pain is
  2. With Roving and with Ranging
  3. To lonely Shades
  4. English Songs:
    1. Dear Adonis, beauty's Treasure
    2. Love's but the frailty of the mind
    3. 'Twas when the Seas were roaring
    4. Transporting Joy
    5. The Unhappy Lovers
    6. O my dearest, my lovely creature
    7. From scourging Rebellion
    8. The Forsaken Nymph
    9. I like am'rous Youth
    10. Stand round, my brave boys

 

 

So Pleasing the Pain is

Cantate pour soprano & alto

 

 

Air pour soprano

So pleasing, the Pains is
so easy the chain is
that Lovers endure.
So sweet is the Anguish
with leasure I languish
nor wish for a cure.

Si plaisante est la peine,
Si légères, les chaînes
Que les amants endurent,
Si douce est l’angoisse
Que je languis avec plaisir
Et ne souhaite pas de guérison.

Air pour alto

Foolish swain at length grow wiser
waste not thus tuneful Lays,
Shun coy Sylvia and despise her
let gay Bacchus share thy Praise,
Wine bestows the truest pleasure,
wine's the darling of my heart,
take a Bumper fill good measure,
that will guard from Cupid's Dart.
Whilst fond Lovers are complaining
Sigh their Grief and tell their Pains
I the winged Boy disdaining,
raise my voice to cheerful strains.

Amoureux insensé, assagis-toi à la fin,
Ne gaspille plus tes chants mélodieux,
Repousse la modeste Sylvia et méprise-la,
Que le gai Bacchus ait sa part de tes louanges ,
Le vin dispense le plaisir le plus vrai,
Le vin est le favori de mon cœur,
Prends une bon coup, fais bonne mesure,
Il te gardera des flèches de Cupidon.
Pendant que les amoureux passionnés se lamentent,
Soupirent leur douleur et font part d leurs peines,
Moi, dédaignant l’enfant ailé,
J’élève ma voix dans des accents joyeux.

Air pour soprano

Love thou Joy ev'ry Creature,
none who try thee e'er will blame thee or defame thee
Source of Pleasure and delight,
Source of pleasure and delights,
Love thy dearest Gift of Nature
Thou giv'st Transports worth possessing past expressing,
pleasant Days and happy nights.

Amour, joie de toute créature,
Aucun de ceux qui t’éprouvent ne te blâmera jamais ni te calomniera.
Source de plaisir et délice,
Source de plaisir et délices.
Amour, le plus cher présent de la nature
Tu offres des transports qui en valent la peine, au-delà de l’expression,
Des jours plaisants et des nuits heureuses.

Air pour alto

Soon as the Day is breaking
our downy Beds forsaking
we'll hasten to the Field
whilst sprightly Horns are sounding
their notes from Hills rebounding
what joy does Hunting yield.
The chase gives cheerfull Pleasure
and Health life's chiefest Treasure
whilst lovers grieve and pine
and when our sport is ended
by jovial friends attended
we'll quaff the Sparkling wine.

Dès le point du jour,
Abandonnant nos lits de plume,
Nous nous hâterons vers les champs
Tandis que sonnent les cors vigoureux,
Répercutant leurs notes depuis les collines.
Quelle joie procure la chasse !
La poursuite donne un plaisir allègre
Et la santé, le plus grand trésor de la vie.
Tandis que les amants souffrent et languissent,
Et quand notre partie de chasse sera finie,
En compagnie d’amis joviaux,
Nous boirons à grands traits le vin pétillant.

Air pour soprano

Cease, cease thy vain Contending
my Bliss is far transcending
the noisy joys of Wine.
Take, take thy valued Blessing
to thee the sole possessing
unenvied I resign.

Cesse, cesse cette vaine dispute,
Mon bonheur transcende de loin
Les bruyantes joies du vin.
Prends, prends tes précieux bonheurs,
Pour moi, qui possède le seul bien,
Je te cède sans envie.

Duo pour soprano & alto

Let our Discords all be ended
without cause we have contended
love as transports wine has charms.
Sweet's the Pleasure wine's bestowing
sweeter joys to Love are owing
each our Hearts with rapture warms.

Que notre controverse finisse,
Nous avons disputé sans raison,
L’amour a des transports, le vin a des charmes.
Doux est le plaisir que le vin dispense,
De plus douces joies sont dues à l’amour,
Chacun réchauffe nos cœurs avec ravissement.

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With Roving and with Ranging

Cantate pour soprano et alto

soprano: Chloe
alto: Strephon

 

 

Air

Strephon

De l’errance et du vagabondage
Mon cœur s’est lassé.
À ceux qui changent sans cesse,
Les vraies joies sont toujours inconnues.
Je soupire maintenant après Chloé,
Ne désirant aucune autre nymphe,
Elle seule charme mon cœur.
Si je suis assez heureux pour l’émouvoir,
Je me montrerai un amant fidèle,
Et alors resterai en repos.

Air

Chloé

Strephon, cesse, ne me poursuis plus,
Si je te faisais confiance, tu causerais ma perte,
Tu me quitterais bientôt et me trahirais;
Avertie, je fuirai un soupirant si trompeur.
Un cœur si habitué à l’inconstance
Ne peut sûrement pas s’empêcher de vagabonder,
Celle qui l’espère, espère en vain.

 

Air

Strephon

Ma Chloé, tu peux me croire,
Mon cœur est tout à toi,
Plus jamais je ne te quitterai,
Mais je vivrai pour toi seule.
Les beautés de tout ton sexe
Sont unies en toi,
On ne peut pas faire peu de cas de toi,
Et je ne peux pas t’être infidèle.

Air

Chloé

La prudence m’invite à rejeter ta passion,
Je crains fort que tu me trahisses,
Mais c’est en vain, car l’inclination
Et l’amour conquérant me font céder.
Prends-moi, Strephon, je me rends;
La prudence de Chloé ne peut la défendre;
Si tu es constant, tu me rendras heureuse,
Mais je suis perdue si tu m’abandonnes.

Air

Strephon

Les flots quitteront plutôt l’océan,
Les colombes leur fidélité conjugale
Avant que j’abandonne la beauté
Qui commande à mon cœur.
Les fleuves perdront plutôt leur mouvement,
Les rivages ne seront plus couverts de sables
Si j’oublie d’aimer celle
Dont les charmes sont irrésistibles.

Duo

Doux Hymen, ne perds pas de temps,
Hâte-toi vite de joindre nos mains,
Fais que mon Strephon /
Fais que ma Chloé
Soit à moi pour toujours.
Qu’il soit toujours constant /
Qu’elle soit toujours constante,
Qu’il m’aime autant que je l’aime /
Qu’elle m’aime autant que je l’aime.
Que nos joies grandissent toujours,
Ne cessent jamais, soient éternellement assurées,
Que notre bonheur dure toujours.

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The Lonely Shades

Cantate pour soprano & alto

soprano: Delia
alto: Damon

 

 

 

Récitatif

Damon

Vers les ombrages solitaires, la belle Delia s’en est allée,
Le jeune Damon regrettait la charmante fille;
D’abord il dit sa douleur et exprime ses craintes
En soupirs exhalés et larmes ruisselantes
Quand il se plaint tristement de son absence
Avec des notes mélancoliques et des accents de deuil.

Air

Damon

Ma beauté est partie,
Ma paix est perdue,
Avec elle mes joies sont enfuies.
Si vous voyez mon amour,
Où qu’elle vagabonde,
Oh, dites-le moi, gentil berger,
Ne me laissez pas demander en vain.

Air

Delia

Vois, vois, mon très cher Damon, vois,
Je viens couronner ta constance
Et mettre fin à ma peine et mes malheurs;
C’en est fini, fini de la tyrannie de la Fortune,
Elle sourit et nous apporte des joies.
Loin, loin de toi le chagrin doit fuir,
Et le soupçon, et la jalousie empoisonnée,
Ce venin de l’amour et de la douce tranquillité.

Air

Damon

Que mon cœur est ravi, comme il est content
Quand elle apparaît;
Mon désespoir n’a plus cours,
Mon chagrin est passé et mes larmes séchées.
Puisque ma nymphe revient à ma vue,
Tous mes soucis sont invités à se taire.
La joie succède au deuil et prend sa place,
Et de nouveaux transports me réchauffent le cœur.

Duo

Je cède maintenant mon cœur
Au tendre amour et au plaisir,
À la joie qui ne connaît pas de mesure,
Puisque vous, mon très cher bonheur,
Doté de mille charmes,
Serez à moi pour toujours.
Réconfortés par l’amour et par vous,
Tous mes chagrins sont finis,
Mon bonheur est maintenant complet.
Si douce est la joie que nous goûtons
Que faire durer le bonheur
Est tout ce que nous te demandons,
Est tout ce que nous demandons au destin.

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English Songs pour soprano

 

 

Dear Adonis, beauty's Treasure

texte de John Hughes

 

Cher Adonis, trésor de beauté,
Maintenant mon chagrin, autrefois mon plaisir,
Oh, retourne aux bras de Vénus.

Vénus ne t’abandonnera jamais,
Laisse la voix de l’amour te vaincre,
Et ranimer tes charmes languissants.

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Love's but the frailty of the mind

texte de William Congreve
Le texte de cette chanson a été repris par John Eccles dans ses Mad Songs

 

L’amour n’est que fragilité d’esprit
S’il n’est pas joint à l’ambition,
Une flamme étiolée qui expire si elle n’est pas alimentée,
Et, si on l’alimente, se perd en feux qui se consument eux-mêmes.

Ce qui donne du plaisir, ce n’est pas
Blesser un garçon folâtre ou un jeune homme amoureux,
Mais c’est la gloire d’avoir percé le cœur d’un galant
Pour lequel des beautés moindres soupirent en vain.

Ainsi je n’estime la conquête
Que si j’insulte les yeux d’une rivale,
S’il y a du plaisir dans l’amour, c’est quand je vois
Le cœur pour lequel d’autres saignent, saigner pour moi.

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'Twas when the Seas were roaring

texte de John Gay [The Melancholy Nymph]

 

C’était quand les mers rugissaient
Sous les rafales retentissantes du vent,
Une demoiselle se lamentait,
Couchée sur un rocher.
Sur l’immensité humide de la houle,
Elle jetait un regard plein d’espoir
Sa tête était couronnée de saules
Qui tremblaient au-dessus des lames.

Douze mois avaient passé,
Et neuf longs jours d’ennui.
Pourquoi, amant aventureux,
Pourquoi t’es-tu confié aux mers ?
Cesse, cesse donc, cruel océan,
Et laisse mon amant en repos,
Ah, qu’est-ce que ton mouvement agité
Comparé à ce qui est dans ma poitrine ?

Le marchand privé de son plaisir
Voit avec désespoir les tempêtes,
Mais qu’est-ce que la perte d’un trésor
Comparée à mon amour perdu ?
Si tu abordais à une côte
Où poussent l’or et les diamants,
Tu trouverais une fille plus riche,
Mais aucune qui t’aime autant.

Comment peut-on dire que la nature
N’a rien fait en vain ?
Pourquoi alors sous les eaux
Subsistent des écueils hideux ?
Aucun œil ne détecte les rochers
Qui guettent dans les profondeurs
Pour naufrager l’amant voyageur
Et laisser une fille en pleurs.

Tout entière à sa mélancolie,
Elle pleurait ainsi son bien-aimé,
Répondait à chaque rafale par un soupir,
À chaque lame par une larme;
Quand, se penchant sur les vagues blanches,
Elle aperçut son corps qui flottait,
Alors, comme un lys qui se fane,
Elle inclina la tête et mourut.

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Transporting Joy

texte de John Hughes

 

Joie exaltante, craintes torturantes,
Sourires de triomphe, larmes de lamentation
Sont le cortège varié de Cupidon.

L’enfant tyran prépares ses flèches
Avec des ruses flatteuses, avec un art cruel,
Et le plaisir se mêle à la peine.

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The Unhappy Lovers:
As Celia's fatal arrow flew

hwv 228/1

 

Quand les flèches fatales de Celia volèrent
Sur le cortège de jeunes gens,
Un regard mal ajusté manqua la bande
Et perça un humble berger.
La nymphe fut désolée pour sa douleur,
Et déplora l’erreur de son charme;
« Hélas, dit-elle, pauvre cœur saignant,
Ce n’est pas à toi que je voulais du mal. »

Mais comme elle réfrénait sa pitié
Et feignait un froid dédain,
Sa rigueur glaça le cœur douloureux du garçon
Dont la peine ne fit que s’accroître.
Elle essaya de le soigner par l’absence
Et fuit ses soupirs amoureux,
Le berger fut banni de sa vue
Et laissé seul à gémir.

Mais comme elle languit d’entendre à nouveau
Sa tendre complainte !
Quel mal y a-t-il, pensa-t-elle, à réjouir son oreille
Avec ce qui ne peut jamais avoir le dessus ?
Le berger, gratifié d’un second regard,
Fut renvoyé d’un froncement de sourcil;
Il mendia humblement un tendre adieu,
Il pleura, adora et embrassa.

Comme ce baiser de séparation fut doux
Au pauvre berger infortuné !
Il n’eut aucun autre espoir de faveur,
Mais seulement celui d’une nouvelle séparation.
Elle le vit une fois, elle le vit trois fois,
Et essaya ses meilleurs talents,
Il ne guérissait pas par ses avis
Mais elle-même tomba malade.

Mais le cœur de Celia était glacé d’orgueil,
Bien que fondant de désir;
Oh, c’est ainsi que le sommet de l’Hékla tolère
À la fois la neige et le feu.
L’amour et le caprice gouvernent tour à tour,
Minute après minute, et non jour après jour,
Tantôt elle gèle, tantôt elle brûle,
Et obéit aux deux également.

Mais une ardeur trop vive pour être étouffée
Continue de flamber dans sa tendre poitrine,
Et ainsi, pour apaiser son esprit,
Elle avoua sa passion.
« Venge ton amour sur mon cœur orgueilleux,
Car le destin le veut ainsi,
Joue à ton tour le rôle méprisant
Et aie la gentillesse de fuir loin de moi.

« Pourtant, toujours généreux, pardonne une erreur
Que suit sa malédiction,
Si je t’ai mal traité si longtemps,
Je me traite moi-même de pire façon.
Voilée dans un mépris affecté, j’ai lutté pour cacher
L’amour que je n’osais pas éprouver,
Alors que Cupidon démentait chaque regard,
Et perçait à travers chaque moue.

« Vois cette jolie fleur qui a longtemps lutté
Contre le gel de l’hiver:
Elle pointe, elle est coupée, il en va ainsi de notre amour,
Encore condamné à être perdu.
Toujours la pleine lune, qui brille si fort,
Finira avec sa décroissance mensuelle,
Celia disparaîtra de ta vue
Pour ne jamais revenir.

« Hymen n’accorde plus de temps:
Voici, voici le jour de mes noces;
Un autre réclame mes vœux et ma foi,
Je ne peux pas, n’ose pas rester.
Ce flot de cristal coulera à rebours
Et quittera ce rivage rocheux,
Mais moi, une fois liée par ce nœud fatal,
Je ne te reverrai jamais. »

Ce ne fut que trop vrai : au terme du mois suivant, ce mois
Qui la vit femme pour la première fois,
Un feu plus rapide et moins cruel
Coupa court le fil de sa vie.
Lui aussi, la fièvre l’envahit:
Ah, fièvre trop méchante !
Elle était supposée lui faire rejoindre son ombre,
Mais le laissa perdu en arrière.

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Di godere ha speranza il mio core
[Oh my dearest, my lovely creature]

HWV 228/7 - Chanson italienne

 

Mon cœur espère être heureux,
L’âme dit qu’il n’y a pas d’espoir.
Mon cœur a foi en la tyrannie de l’amour,
Mais mon âme ne lui a jamais fait confiance.

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From scourging Rebellion

HWV 228/9
Chant sur la victoire obtenue sur les rebelles par Son Altesse Royale le Duc de Cumberland

 

Soprano
Après avoir châtié la rébellion et rabaissé l’orgueil de la France,
Couronné de lauriers, voyez, Britanniques, William s’avance;
Pour honorer son triomphe et marquer ce jour,
Le soleil brille plus clair et toute la nature est en fête.

Chœur
Levez haut vos verres, c’est en l’honneur du vaillant William,
Que vos voix et vos instruments s’élèvent pour sa gloire.

Soliste
Pendant que dans les bras moelleux du plaisir,
Des millions [sic] recherchaient le repos,
Notre héros volait, malgré les flots gelés autour de lui,
Pour nous protéger des rebelles, il défiait les dangers,
Et allait vaincre ou mourir glorieux au côté de la Liberté.

Chœur
Levez haut vos verres, c’est en l’honneur du vaillant William,
Que vos voix et vos instruments s’élèvent pour sa gloire.

Soliste
Dans son cortège, voyez la douce Paix, le plus bel enfant du ciel,
Avec tous les bonheurs dans son sourire, tous les charmes dans ses yeux,
Tandis que le pire ennemi de l’homme, ce cruel démon, la Guerre Civile,
Grinçant horriblement des dents, suit solidement attaché à son char.

Chœur
Levez haut vos verres, c’est en l’honneur du vaillant William,
Que vos voix et vos instruments s’élèvent pour sa gloire.

Soliste
Comme il est haïssable, le tyran qui, séduit par une renommée trompeuse,
Pour étancher sa soif d’orgueil met le monde en flammes !
Comme il est glorieux, le roi dont l’esprit bienfaisant
Fait que la vraie grandeur consiste à protéger l’humanité !

Chœur
Levez haut vos verres, c’est en l’honneur du vaillant William,
Que vos voix et vos instruments s’élèvent pour sa gloire.

Soliste
Guerriers à qui nous décernons les honneurs qui vous sont dus,
Oh, pensez à la source d’où coulent nos récents
maux !
Commandés par William, frappez ensuite la Gaule,
Et jetez dans les fers ceux qui voudraient asservir les Britanniques !

Chœur
Levez haut vos verres, c’est en l’honneur du vaillant William,
Que vos voix et vos instruments s’élèvent pour sa gloire.

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The Forsaken Nymph

texte d'un auteur anonyme
hwv 228/10

 

Anges gardiens, protégez-moi,
Envoyez-moi l’amoureux que j’aime;
Cupidon, guide-moi de ton arc,
Aide-moi de tout ton pouvoir.
Portez-lui mes soupirs, douces brises,
Dites-lui que je l’aime et que je désespère;
Dites-lui que je souffre pour lui,
Dites que c’est pour lui que je vis,
Oh, puisse le berger être sincère.

Je vais marcher dans les bosquets ombreux,
Aussi silencieuse que l’oiseau de nuit;
C’est au bord de la fontaine là-bas
Que Léandre a enchanté ma vue pour la première fois
Soyez témoins, bosquets et cascades,
Échos, répétez ses vœux, ses serments;
Peut-il m’oublier,
Va-t-il me négliger,
Ne le reverrai-je plus jamais ?

Est-ce qu’il aime et pourtant m’abandonne
Pour admirer une nymphe plus belle ?
Si cela est, je porterai le deuil
Et honorerai l’heureux couple.
D’une grotte solitaire je ferai mon séjour,
Je n’aurai plus jamais part aux soucis de la vie.
L’alouette et Philomèle
Seules m’entendront raconter
Ce qui m’invite à dire adieu au monde.

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I Like the am'rous Youth

texte de James Moller
hwv 228/11

 

Il me plaît, le garçon amoureux
Qui déclare librement sa passion.
Car une vigoureuse impertinence
Ne manque jamais de vaincre la belle.

Seuls les fous craignent Cupidon, l’enfant
Ne blesse personne de vaillant;
Il est toute douceur et joie délicate
Pour ceux qui sont doués en amour.

Ainsi, aime, mon cher, et puisque le printemps de la vie
S’enfuit si vite,
Saisissons le vieux Temps par ses mèches
Et donnons-nous du plaisir pendant que nous pouvons.

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Stand round, my brave boys

HWV 228/18
Chant pour les gentilshommes volontaires de la ville de Londres

 

Soprano
Debout et faites cercle, mes vaillants garçons, avec du cœur et de la voix,
Et que tout votre chœur soit à l’unisson:
Nous allons combattre pour notre roi et chanter loyalement,
Et faire savoir au monde que nous voulons être libres.

Chœur
Les rebelles s’enfuiront quand nous nous approcherons en criant
Et Écho sonnera la victoire:
Alors, délivrés des alarmes, nous nous reposerons sur nos armes
Et chanterons en chœur: « Vive le roi ! »

Soliste
D’un cœur ferme et déterminé nous repousserons l’audacieuse émeute
Et suivrons le bel appel de la Liberté;
Nous allons fondre sur les ennemis et donner la mort à chaque coup
« Jusqu’à ce que la victoire et l’honneur nous couronnent tous. »

Chœur
Les rebelles s’enfuiront quand nous nous approcherons en criant
Et Écho sonnera la victoire:
Alors, délivrés des alarmes, nous nous reposerons sur nos armes
Et chanterons en chœur: « Vive le roi ! »

Soliste
Alors le Commerce encore une fois apportera la richesse à nos magasins
Et l’Abondance et la Paix béniront notre île;
Le paysan videra son bol avec un rire
Et récoltera les doux fruits de ses efforts.

Chœur
Les rebelles s’enfuiront quand nous nous approcherons en criant
Et Écho sonnera la victoire:
Alors, délivrés des alarmes, nous nous reposerons sur nos armes
Et chanterons en chœur : « Vive le roi ! »

Soliste
Le doux amour récompensera les fatigues du jour
Et nous fera fondre dans de plus tendres alarmes;
La timide Phillis brûlera au retour de son soldat,
Et rendra le vaillant garçon heureux dans ses bras.

Chœur
Les rebelles s’enfuiront quand nous nous approcherons en criant
Et Écho sonnera la victoire:
Alors, délivrés des alarmes, nous nous reposerons sur nos armes
Et chanterons en chœur: « Vive le roi ! »

 

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traduction: Jacqueline & Alain DUC