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chantée en présence de Monseigneur Arthur-Richard Dillon, Archevêque de Toulouse, dans une Salle de la Maison des Pensionnaires du Grand-Collège de Toulouse, de la Compagnie de Jésus, le 11 May 1761 musique de: Dupuis, Maître de la Chapelle-Musique de l'insigne Eglise Abbatiale de Saint Sernin |
Un pasteur
de son peuple, et la gloire & l'amour, Rendez
hommage à sa presence, Choeur: Ariette: Non, non,
vous n'avés rien de si doux Son nom,
celebre aux plages britaniques Qu'il
croisse, l'espoir de sa race, Le
Choeur: Soliste: Le
Choeur: Soliste: Le
Choeur: Soliste: Le
Choeur: Duo: Récitatif: Duo: La joie
innocente Le
Choeur: Récit,
alternativement avec le Choeur des Enfants: Le
Choeur:
Vient des arts qu'il protège honorer le Sejour.
C'est luy, peut-on le meconnoistre,
A cet abord serain qui fait seul des heureux,
A cet air noble & grand, ce front majestueux,
Qui dans les coeurs fit toujours naistre
Des mouvements respectueux.
Publiés sa bonté, réunissés vos
voix,
Chantés, celebrez à la fois
Le plus beau jour de votre enfance
Rendons hommage à sa presence
Publions sa bonté, réunissons nos voix,
Chantons, celebrons à la fois
Le plus beau jour de notre enfance.
Jeux amusants,
Ris agreables,
Délices de nos jeunes ans
Charmants loisirs, plaisirs aimables.
Que les instants qui le montrent à nous.
Vous n'offrés qu'un bonheur frivole,
Qui comme vous fuit et s'envole,
Mais celuy que nos Coeurs doivent à ses bienfaits
Va sur nos jours se répandre à
jamais.
Reçut un nouveau lustre à l'ombrage des
lys,
On a vû les Dillons dans les plaines belgiques
Arroser de leur sang leurs exploits magnifiques
Et laisser la victoire et leur Coeur à
Louïs.
Ce rejetton chéri de ces guerriers fameux,
Ce jeune héros digne d'eux
Dont l'aspect enrichit la pompe de nos jeux !
Qu'il croisse, l'espoir de sa race.
Qu'il croisse l'espoir de sa race, &c.
Qu'il triomphe un jour sur leur trace
Que de la France il remplisse les voeux
Qu'en luy renaissent ses ayeux.
Qu'il triomphe un jour sur leur trace,
&c.
Son front nous retrace,
Toute leur grandeur,
Déja dans son coeur
Venait leur audace.
Son front nous retrace, &c.
Déja sous les traits
Du premier des ages,
De tous ses hauts faits
On lit les présages,
Tout le feu de Mars
Est dans ses regards.
Déja sous les traits, &c.
Mais de tous les héros dont l'éclat
environne,
Le pontife embellit les fastes immortels,
Ils ont été l'appuy du Thrône,
Il est la gloire des autels.
Peuples de nos climats, digne objet de son zele,
Ne cessés de benir les Cieux,
Reconnoissés, aimés dans ce guide fidelle
Leur présent le plus precieux.
Par luy la sagesse dicte ses leçons,
Par luy lalargesse dispense ses dons.
Décore les moeurs
Sa voix éloquente
Captive les coeurs.
Qu'il vive, ce pasteur aimable,
Qu'il regne toujours, que jusques dans nos derniers
jours
Nous voyons dans les ans recommencer le cours,
Qu'autant que ses bienfaits, son bonheur soit
durable.
Qu'il vive pour être à jamais,
Des vrais pasteurs le vray modele,
Pour être d'un troupeau fidelle,
Et le pere et l'ange de paix.
Qu'il puisse voir sous les auspices
Triompher la vertu dont il fait ses délices,
Que seul il goute à la fois
Tout le bonheur de ceux qui vient sous ses loix.
Qu'il vive, ce pasteur aimable, &c.