Adriano
Banchieri
Il
Sabayon
Musicale
Inventione
Boscareccia
Le
Sabayon Musical, une invention
champêtre
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Choeur:
Maintenant que nous somme réunis,
chantons tous gaiement.
- Qui fera le soprano ?
- Je lai en main !
- Et le contralto ?
- Je men chargerai !
- Voilà le ténor
- Cest vous pour nous faire plaisir
- Qui chante le falsetto ?
- Cest moi qui aurai ce plaisir !
- Il nous reste la basse ?
Je la chanterai pour mamuser
Maintenant, unis pour la représentation,
goûtons ce doux sabayon.:
Maintenant que nous somme réunis,
chantons tous gaiment.
- Qui fera le soprano ?
- Je lai en main !
- Et le contralto ?
- Je men chargerai !
- Voilà le ténor
- Cest vous pour nous faire plaisir
- Qui chante le falsetto ?
- Cest moi qui aurai ce plaisir !
- Il nous reste la basse ?
Je la chanterai pour mamuser
Maintenant, unis pour la représentation,
goûtons ce doux sabayon.
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Prologue:
l'Humeur Insouciante
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Nous voici ensemble, chère compagnie.
Allons, bannissons la mélancolie,
bergères gracieuses,
charmantes, amoureuses et belles.
Et vous, bergers pleins dardeur,
enflammez votre amour.
Insouciant, je suis envoyé
pour obtenir le silence sur cette prairie.
tous ensemble, soyez attentifs
tous ensemble, faites silence
tous ensemble pendant que lon chantera le Sabayon.
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Intermède
des Bergers Heureux
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Croyez-moi,
vous dont les curs sont épris,
bergers qui êtes sous lemprise de
lamour,
Ah, on ne peut trouver joie plus douce
quaimer et jouir de son amour.
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Joli petit oiseau qui sen va sautillant
si gracieusement dans les ramures épaisses,
aie pitié de ma douleur qui reste
égale sous des malheurs âpres et sans
pareils.
Et vous, railleries qui me détruisez,
envolez-vous et fuyez.
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Nous sommes cinq bergères,
toutes les cinq gracieuse et belles,
qui errons parmi les collines et les vallées,
avec la cornemuse à la main.
Maintenant que nous sommes ici tous ensemble,
parmi les érables et les verts oliviers,
pour la danse et le bal.
Allons, sonnez, cornemuses.
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Très douce flamme qui jaillit, chaude
et pleine de désir, de mes regards et
apporte feu et flamme au travers
des haies avec ce doux visage plus
lumineux que la rose blanche ou pourpre,
que fais-tu abritée là-dedans?
Malheureusement ton visage est comme une flamme.
Elle descend dans ma poitrine et enflamme mon amour,
cette douce flamme qui rend mon amour plus
brûlant.
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Intermède
des Marchands de Marmites
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Gracieuses nymphes, nous sommes des marchands
de marmites venus à vous pour vendre
à bon prix à qui veut en acheter.
Voici des plats pour réaliser des mets rares:
potages, sabayons, des plats bouillis ou rôtis.
Ces belles vaisselles vous deviendront également
indispensables pour les cornichons et les fruits
préparés
au sucre.
La terre en est blanche comme lait,
fournissez votre cuisine en marmites.
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Un
Berger avec un petit oiseau tué par un
chat
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Tendre petit oiseau,
loquace et bavard,
qui chante avec de doux accents amoureux,
qui est réveillé le jour depuis
laube
et qui agrémente le sommeil,
le Ciel et les éléments ont-ils pu
tenlever?
Ah, qui jalousait mon bien-aimé?
Un fauve cruel et féroce
a éteint en moi tout espoir
et en toi toute vie.
Ah! avec toi, à nouveau,
- hélas comme je languis,-
laurore, avec mon beau soleil.
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Mon cur na pas été
guéri,
Chloris, par tes regards,
bien au contraire, tu lui a lancé mille dards
acérés.
Alors, hélas, que dois-je faire faire
si la blessure va de mal en pis ?
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Dialogue:
Aminta , Daphné et le Jugement de
l'Amour
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- Embrassons-nous, bergère,
disait Aminta à sa belle Daphnée.
Daphnée répondit: Moi aussi,
cher Aminta, je désire tembrasser
volontiers.
Alors, qui embrassera le premier, Aminta ou Daphnée
?
Si chacun veut embrasser lautre,
dit Amour en sentence,
quils sembrassent lun lautre
dune pareille ardeur.
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Voici le moineau !
Allons lui manger la tête !
- Cest un petit morceau !
Allons lui manger le cou !
- Cest un petit morceau !
Allons lui manger le cur !
- Cest un petit morceau !
Allons lui manger le ventre !
- Cest un petit morceau !
Allons lui manger la peau !
- Oh, quel morceau, mais en fin de compte
il vaut mieux un chapon ou un sabayon !
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Baisers, soupirs et paroles
alternaient ensemble dans deux bouches unies
et au travers du souffle deux vies nen faisaient
quune
quand le grand amour
serrait poitrine contre poitrine,
de sorte que leurs âmes,
- ivres de tendresse, -
sortaient presque en un soupir.
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Mon cur malheureux
ne trouve jamais le repos,
bien au contraire il salanguit dans damers
malheurs.
Ô, quelle fausse illusion:
devoir vivre heureux
et mourir dans les tourments.
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Sur les bords dune fontaine cristalline,
je vis Silvius et Carinus,
lun amant de la belle Amaryllis,
lautre de la délicieuse et charmante
Phyllis.
A côté de la fontaine il y avait une
prairie
riante ornées de fleurs divines
et où les petits oiseaux chantaient dans les airs
pendant que les deux bergers chantaient leur amour.
Silvius fut le premier à entonner le chant,
puis Carinus suivit aussitôt
avec de doux accents et des manières
agréables,
ainsi lon entendit un chant amoureux
dans un doux style et des manières amoureuses.
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Joute
amoureuse des Bergers
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I.
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Si japerçois ta belle chevelure
dorée,
Amaryllis, je meurs.
En regardant ton beau visage
mon cur est conquis.
Plein dallégresse, je me sens tout
chaviré
au seul fait de te voir, Amaryllis,
et mon sang circule dans tous mes viscères
Tu es remplie de grâce, de beauté
et de tous les charmes, ma belle nymphe.
Mais ne chantons pas plus avant, voici les bergers
qui arrivent pour danser parmi les fleurs.
Maintenant avec la musique et les chants,
allons amants venez tous danser joyeusement.
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II.
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Quand je vois ton gracieux regard,
belle Phyllis, je me consume.
En regardant ton beau visage,
mon cur demeure sans vie.
Je sens une telle douceur, belle Phyllis,
quand je te rencontre et que je vois ton beau visage
que mes forces samollissent.
Je crois que lamour a déposé
chez ma nymphe toutes les beautés du moment.
Mais arrêtons de chanter, voici les nymphes
qui approchent pour danser parmi les arbres.
Maintenant avec la musique et les chants,
allons amants venez tous danser joyeusement.
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Danse
des Nymphes et des Bergers
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Venez, amants,
avec des chants et en musique,
louer Cupidon
de tout votre cur
lui qui apporte la joie
à celui qui veut le suivre.
Que Cupidon le bien-aimé
soit loué,
sa corde et ses ailes,
son arc, ses flèches,
ainsi que ses blessures
qui nous plaisent tant.
Dans cette douceur extrême,
amants, cessons tous
de danser.
Et maintenant, louons
pour conclure,
le Sabayon.
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Nous voici tous revenus,
chère compagnie,
dans lallégresse comme avant.
Bergères amoureuses,
charmantes et jolies,
et vous bergers pleins dardeur
triomphez dans votre amour;
je suis lInsouciant qui est mandaté
pour vous demander
de crier et de proclamer
tous ensemble dans cette prairie:
Vive de doux Sabayon !
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