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Divers

 

Les Rondes, Chansons à Danser

recüillies & mis en ordre par le Sieur Robert Ballard [seul Imprimeur du Roy] en 1724

 

Table

Chansons à Danser

Suitte

Suitte

 

Au Lecteur

Le Public qui donne le Titre general d'Amusements aux Parodies, Brunettes, Tendres Bachiques, & Clef des Chansonniers ou Vauxdevilles, composez depuis plus de cent ans; Ne trouveras pas mauvais que j'intiule ces Rondes, Suite de Dix Volumes d'Amusements.

Si l'on voit que j'ay châtié dans ce Receüil dont les paroles un peu trop libres, je me flatte que les Personnes que je respecte, ne désaprouveront pas cette attention. Autrement, je serois obligé souvent de supprimer quantité d'Airs qu'on chante ordinairement, & que les Curieux souhaitent de voir rassemblez: Et si l'on y trouve quelques Couplets dont les Rimes sont tout à fait irregulie, je n'ay pas cru qu'il me fût permis de les retrancher ny de les reformer, parce qu'ils ont été chantez jusqu'à present,, tels que je les donne.

Ce Premier Volume contient cent cinquante Rondes avec leurs Couplets.

Je suis persuadé qu'il aura échapé à ma Recherche de plusieurs années, quantité de Couplets, & même des Airs, qui formeront dans la suite un troisième Volume, avec les Contre-Danses qu'on multipliera sans doute.

Je serai tres-redevable aux Connoisseurs, de vouloir bien me faire part de leurs découvertes dans ces deux genres: Ils s'y doivent trouver d'autant plus interessez, que je ne travaille que pour le Public. Je n'épargneray de mon côté, aucun soin, pour rendre cette Recherche encore plus complette.

 

 

Mon pere a fait planté un bois

Mon pere a fait planté un bois,
D'où venez-vous promenez-vous comme moy ?
Où il n'y croît rien que des noix,
D'où venez-vous, promenez-vous,
D'où venez-vous Belle, promenez-vous comme moy.

Où il n'y croît rien que des noix,
D'où venez-vous, promenez-vous,
J'en cüeilli six, j'en mangeay trois,
D'où venez-vous, promenez-vous,
D'où venez-vous Belle, promenez-vous comme moy.

J'en cüeilli six, j'en mangeay trois,
D'où venez-vous, promenez-vous,
J'en fus malade au lit trois mois,
D'où venez-vous, promenez-vous,
D'où venez-vous Belle, promenez-vous comme moy.

J'en fus malade au lit trois mois,
D'où venez-vous, promenez-vous,
Tout le monde m'y venoit voir,
D'où venez-vous, promenez-vous,
D'où venez-vous Belle, promenez-vous comme moy.

Tout le monde m'y venoit voir,
D'où venez-vous, promenez-vous,
Mais mon ami point n'y étois,
D'où venez-vous, promenez-vous,
D'où venez-vous Belle, promenez-vous comme moy.

Mais mon ami point n'y étois,
D'où venez-vous, promenez-vous,
Il m'a promis qu'il y viendroit,
D'où venez-vous, promenez-vous,
D'où venez-vous Belle, promenez-vous comme moy.

Il m'a promis qu'il y viendroit,
D'où venez-vous, promenez-vous,
Qu'une bouteille apporteroit,
D'où venez-vous, promenez-vous,
D'où venez-vous Belle, promenez-vous comme moy.

Qu'une bouteille apporteroit,
D'où venez-vous, promenez-vous,
Où luy & moy seuls y boiroient,
D'où venez-vous, promenez-vous,
D'où venez-vous Belle, promenez-vous comme moy.

Où luy & moy seuls y boiroient,
D'où venez-vous, promenez-vous,
Qu'avez-vous Belle, avez-vous froid ?
D'où venez-vous, promenez-vous,
D'où venez-vous Belle, promenez-vous comme moy.

Qu'avez-vous Belle, avez-vous froid ?
D'où venez-vous, promenez-vous,
Couvre-moy de ton mantelet,
D'où venez-vous, promenez-vous,
D'où venez-vous Belle, promenez-vous comme moy.

Couvre-moy de ton mantelet,
D'où venez-vous, promenez-vous,
Ce remede me guerissoit,
D'où venez-vous, promenez-vous,
D'où venez-vous Belle, promenez-vous comme moy.

 

 

Quan j'étois chez mon Per vacher

Quan j'étois chez mon Per vacher:
Les vache'on m'envoyoit garder,
A ma noiron don don,
A ma petite noire.

Les vache'on m'envoyoit garder:
J'ay oublié mon déjeuner,
A ma noiron don don,
A ma petite noire.

J'ay oublié mon déjeuner:
Ma soeur me le vint apporter,
A ma noiron don don,
A ma petite noire.

Ma soeur me le vint apporter:
Qu'a vous dans vôtre tablier,
A ma noiron don don,
A ma petite noire.

Qu'a vous dans vôtre tablier:
Ce sont des poulets fricassez,
A ma noiron don don,
A ma petite noire.

Ce sont des poulets fricassez:
Ce n'est pas là pour un vacher,
A ma noiron don don,
A ma petite noire.

Ce n'est pas là pour un vacher:
Du pain bis & du lait caillé,
A ma noiron don don,
A ma petite noire.

Du pain bis & du lait caillé:
N'oubliez pas la grand'cuillé,
A ma noiron don don,
A ma petite noire.

N'oubliez pas la grand'cuillé:
Et la corde pour l'attacher,
A ma noiron don don,
A ma petite noire.

 

 

Quand j'étois chez mon Pere Petite Camuson

Quand j'étois chez mon Pere
Petite Camuson:
J'allois à la fontaine
Verduron, oh verdurette,
Pour y cueillir du jonc,
Verdurette, oh verduron.

J'allois à la fontainen
Pour y cueillir du jonc:
Et j'étois trop jeunette,
Verduton, oh verdurette,
Je suis tombée au fond,
Verdurette, oh verduron.

Et j'étois trop jeunette,
Je suis tombée au fond:
Et par icy passerent,
Verduron, oh verdurette,
Trois beaux jeunes garçons,
Verdurette, oh verduron.

Et par icy passerent
Trois beaux jeunes garçons:
Que donnerez-vous, Belle,
Verduton, oh verdurette,
Nous vous retirerons,
Verdurette, oh verduron.

Que donnerez-vous, Belle ?
Nous vous retirerons:
Quand seray retirée,
Verduron, oh verdurette,
Nous y aviserons,
Verdurette, oh verduron.

Quand seray retirée,
Nous y aviserons:
Quand je fus retirée,
Verduron, oh verdurette,
Leur dis une Chansons,
Verdurette, oh verduron.

Quand je fus retirée,
Leur dis une Chanson:
Voilà comme les filles,
Verduron, oh verdurette,
Attrapent les garçons,
Verdurette, oh verduron.

 

 

La bas dans la prairie

La bas dans la prairie,
J'ay rencontré Sylvie:
Quoi voyoit tant doucement,
La bouche de son Amant;
La Belle, entrez en danse pour en faire tout autant.

Chacun dans cette bande,
A eû ce qu'il demande:
Il faut donc pour me payer,
Et me bien recompenser,
Que j'aille à chaque Belle avec elle m'égayer.


Dans cette Chanson, on repette le premier Couplet autant de fois qu'il y a de personnes, & on ne dit le second, que pour finir.

 

 

Cloris cette jeune rusée

Cloris cette jeune rusée,
Se plaignoit qu'on l'avoit pousée:
Iris pour appaiser son feu,
Luy dit, tout beau, mauvaise;
Un honneste-homme vaut bien peu,
S'il ne vaut qu'on se taise.

Vrayment tu es bien innocente,
De faire icy la mécontente:
Sçais tu pas que c'est à ce jeu
Qu'on appaise la braise,
Un honneste-homme vaut bien peu,
S'il ne vaut qu'on se taise.

Ces petits regards à la mode,
Ont un usage assez commode:
Sans cette chose, un froid devis
N'est pas viande qui plaise,
Un honneste-homme vaut bien peu,
S'il ne vaut qu'on se taise.

Quoyque tu m'entende ainsi rire,
Ne pren pas sujet d'en médire:
Car fille de bien je le suis,
Autant qu'autre qu'on nomme,
Mais pour un regard je ne puis
Refuser un brave homme.

 

 

Mon pere m'a donné un mary

Mon pere m'a donné un mary,
Qu'est-ce qu'un homme si petit:
Il me l'a donné, je l'ay pris,
Qu'est-il ? où est-il ?
Qu'est-ce que d'un homme s'il n'est, s'il n'est homme,
Qu'est-ce que d'un homme qui est si petit ?

Il me l'a donné, je l'ay pris,
Qu'est-ce que d'un homme si petit:
Le soir quand avec luy couchis;
Qu'est-il ? où est-il ?
Qu'est-ce que d'un homme s'il n'est, s'il n'est homme,
Qu'est-ce que d'un homme qui est si petit ?

Le soir avec luy couchis,
Qu'est-ce que d'un homme si petit:
Dedans le lit, il se perdit;
Qu'est-il ? où est-il ?
Qu'est-ce que d'un homme s'il n'est, s'il n'est homme,
Qu'est-ce que d'un homme qui est si petit ?

Dedans le lit il se perdit,
Qu'est-ce que d'un homme si petit:
Bien quatre jours il y restit;
Qu'est-il ? où est-il ?
Qu'est-ce que d'un homme s'il n'est, s'il n'est homme,
Qu'est-ce que d'un homme qui est si petit ?

Bien quatre jour il y restit,
Qu'est-ce que d'un homme si petit:
Tant qu'à la fin il étouffit;
Qu'est-il ? où est-il ?
Qu'est-ce que d'un homme s'il n'est, s'il n'est homme,
Qu'est-ce que d'un homme qui est si petit ?

 

 

Me suis levée par un matin

Me suis levée par un matin,
Amour, tu n'entens point:
M'en suis allée dans mon jardin;
Vive l'amour de ma Maistresse,
Amour, tu n'entens point,
Le bout de la ruë qui fait le coin.

M'en suis allée dans mon jardin,
Amour, tu n'entens point:
Pour y cüillir le Romarin,
Vive l'amour de ma Maistresse,
Amour, tu n'entens point,
Le bout de la ruë qui fait le coin.

Pour y cüillir le Romarin,
Amour, tu n'entens point:
Je n'en eus pas cüilli trois brins,
Vive l'amour de ma Maistresse,
Amour, tu n'entens point,
Le bout de la ruë qui fait le coin.

Je n'en eus pas cüilli trois brins,
Amour, tu n'entens point:
Que le doux Rossignol y vint,
Vive l'amour de ma Maistresse,
Amour, tu n'entens point,
Le bout de la ruë qui fait le coin.

Que le doux Rossignol y vint,
Amour, tu n'entens point:
Qui me disoit en son latin,
Vive l'amour de ma Maistresse,
Amour, tu n'entens point,
Le bout de la ruë qui fait le coin.

Qui me disois en son latin,
Amour, tu n'entensz point:
Fille, croyez-moy, n'aimez point,
Vive l'amour de ma Maistresse,
Amour, tu n'entens point,
Le bout de la ruë qui fait le coin.

Fille, croyez-moy, n'aimez point,
Amour, tu n'entens point:
Et les hommes encore moins,
Vive l'amour de ma Maistresse,
Amour, tu n'entens point,
Le bout de la ruë qui fait le coin.

 

 

Mon pere m'y marie

Mon pere m'y marie,
A un jeune garçon:
Me donne en mariage,
Un vieux méchant poëlon,
Mon pauvre mariage,
Va bien à reculon.

Me donne en mariage,
Un vieu méchant poëlon:
Une méchante écuëlle,
Qui n'a point dorillon [d'orillon],
Mon pauvre mariage,
Va bien à reculon.

Une méchante écuëlle,
Qui n'a point d'orillon:
Et une vieille huche,
Qui n'avoit point de fond,
Mon pauvre mariage,
Va bien à reculon.

Et une vieille cruche,
Qui n'avoit point de fond:
Une méchante vache,
Qui n'avoit qu'un trayon,
Mon pauvre mariage,
Va bien à reculon.

Une méchante vache,
Qui n'avoit qu'un trayon,
Une ânesse éreintée,
Avecque son ânon,
Mon pauvre mariage,
Va bien à reculon.

Une ânesse éreintée,
Avecque son ânon,
Pour aller à la foire,
A la foire de Baumont,
Mon pauvre mariage,
Va bien à reculon.

Pour aller à la foire,
A la foire de Beaumont,
En passant dans les bois,
Le loup mangit l'ânon,
Mon pauvre mariage,
Va bien à reculon.

 

 

Eh mon pere, mariez-moy

Eh mon pere, mariez-moy,
Ne suis-je pas en âge:
Je perds la fleur de mon printemps,
N'est-ce pas grand dommage,
N'oseroit-on passer son temps,
Sans être en mariage ?

Je perds la fleur de mon printemps,
N'est-ce pas grand dommage:
Mon pere a dit, ma Fille, attends,
Et ne perds pas courage:
N'oseroit-on passer son temps,
Sans être en mariage ?

Mon pere a dit, ma Fille, attends,
Et ne perds pas courage:
J4attendray bie encor un an,
Mais non pas davantage:
N'oseroit-on passer son temps,
Sans être en mariage ?

J'attendray bien encor un an,
Mais non pas davantage:
Et je feray en attendant,
Un battu en herbage:
N'oseroit-on passer son temps,
Sans être en mariage ?

Et je feray en attendant,
Un battu en herbage:
Nôtre Voisine en fait autant,
Qui contre-fait la sage:
N'oseroit-on passer son temps,
Sans être en mariage ?

Nôtre Voisine en fait autant,
Qui contre-fait la sage:
On diroit à la voir marchant,
Quelle a son parentage:
N'oseroit-on passer son temps,
Sans être en mariage ?

 

 

Mon pere m'a donné

Mon pere m'a donnée
A un Avocat:
La premiere nuitée,
Qu'avec luy coucha; A, a
Oun, oun, oun, oun point.

La premiere nuitée,
Qu'avec luy coucha:
Il me tourni l'épaule,
Et puis s'endorma; A, a
Oun, oun, oun, oun point.

Il me tourni l'épaule,
Et puis s'endorma:
Oh mon Pere, oh mon Pere,
Quel homme est-là ? A, a,
Oun, oun, oun, oun point.

Oh mon Pere, oh mon Pere,
Quel homme est-là:
Oh ma Fille, oh ma Fille,
Il a des ducats ? A, a,
Oun, oun, oun, oun point.

Oh ma Fille, oh ma Fille,
Il a des ducats:
Oh mon Pere, oh mon Pere,
Qu'est-ce que cela ? a, a,
Oun, oun, oun, oun point.

 

 

Or il étoit un homme

Or il étoit un homme,
Lequel d'amour vivoit:
Il alla voir sa mie,
Qui sur un lit ouistansvoire,
Qui sur un lit pleuroit.

Il alla voir sa mie,
Qui sur un lit pleuroit:
Qu'avez-vous donc la Belle,
Qu'avez-vous à ouistanvoire,
Qu'avez-vous à pleurer ?

Qu'avez-vous donc la Belle,
Qu'avez-vous à pleurer:
Ah ! j'ay ma vache à traire,
Et j'ay mal au ouistanvoire,
Et j'ay tant mal au doigt.

Ah ! j'ay ma vache à traire,
Et j'ay tant mal au doigt:
Que donnerez vous Belle,
A qui vous la ouistanvoire,
A qui vous la trairoit ?

Que donnerez vous Belle,
A qui vous trairoit:
Il prit son escabelle,
Et le pot au ouistanvoire,
Aussi le pot au lait.

Il prit son escabelle,
Aussi le pot au lait:
La vache fut farouche,
Joüa de son ouistanvoire,
Joüa de son jarret.

La vache fut farouche,
Joüa de son jarret:
Renversa l'escabelle,
Et le pot au ouistanvoire,
Aussi le pot au lait.

Renversa l'escabelle,
Aussi le pot au lait:
Il jura par Cibelle,
Le surnom de ouistanvoire,
Le surnom qu'il portoit.

Il jura par Cibelle,
Le surnom qu'il portoit:
Que jamais pour sa Belle,
Les Vaches ne ouistanvoire,
Les Vaches ne trairoit.

 

 

En revenant de la Villette

En revenant de la Vilette,
Je passay par Bagnolet:
Je rencontray une Laitiere,
Qui portoit un pot au lait:
Ah, mon bon beurre, beurre,
Ah, mon bon beure frais !

Je rencontray une Laitiere,
Qui portoit un pot au lait:
Elle tomba dessus l'herbette,
La levay cinq ou six fois:
Ah, mon bon beurre, beurre,
Ah, mon bon beure frais !

Elle tomba sur l'herbette,
La levay cinq ou six fois:
Et quand ce vint à la derniere,
Elle dit à haute voix:
Ah, mon bon beurre, beurre,
Ah, mon bon beure frais !

Et quand ce vint à la derniere,
Elle dit à haute voix:
Monsieur, je vous remercie, [Ici on fait la reverence]
Du bien que vous m'avez fait:
Ah, mon bon beurre, beurre,
Ah, mon bon beure frais !

Monsieur, je vous remercie, [reverence]
Du bien que vous m'avez fait:
Quand vous irez à la Vilette,
N'oubliez pas Bagnolet:
Ah, mon bon beurre, beurre,
Ah, mon bon beure frais !

 

 

Il nous faut des Tondeurs dans nos maisons

Il nous faut des Tondeurs dans nos maisons,
C'est pour tondre la laine à nos moutons:
Tondre la nuit tondre de jour,
Et tondre tout le long du jour,
Et toute la semaine,
Et puis les Compagnons viendront,
Qui ton, qui ton, Qui tondront la laine.

Il nous faut des Cardeurs dans nos maisons,
C'est pour carder la laine à nos moutons:
Carder la nuit, carder de jour,
Et carder tout le long du jour,
Et toute la semaine:
Et puis les Compagnons viendront,
Qui car, qui car, Qui carderont la laine.

Il nous faut des Fileurs dans nos maisons,
C'est pour filer la laine à nos moutons:
Filer la nuit, filer de jour,
Et filer tout le long du jour,
Et toute la semaine:
Et puis les Compagnons viendront,
Qui fi, qui fi, Qui fileront la laine.

Il nous faut des Fouleurs dans nos maisons,
C'est pour fouler la laine à nos moutons:
Fouler la nuit,
fouler de jour,
Et fouler tout le long du jour,
Et toute la semaine:
Et puis les Compagnons viendront,
Qui fouleront, qui fouleront la laine.

 

 

Catin est ma maîtresse

Catin est ma maîtresse,
Et j'en suis amoureux:
Elle a les yeux chassieux,
La taille comme une esse,
Mais elle a prit mon tire pousse'et haye'
Mais elle a prit mon coeur.

Elle a la dent tres-noire,
En parlant crache au nez:
Et ses cheveux crepez,
Sont de couleur d'yvoire;
Mais elle a prit mon tire pousse'et haye'
Mais elle a prit mon coeur.

Quand elle trouve à boire,
Ne boit point à demi:
Sa peau douce est ainsi,
Comme une décrotoire;
Mais elle a prit mon tire pousse'et haye'
Mais elle a prit mon coeur.

On ne voit point de linge,
Dessus de cuir boüilli:
Quand elle chante ou rit,
Il semble voir un singe;
Mais elle a prit mon tire pousse'et haye'
Mais elle a prit mon coeur.

Elle a la gorge seche,
Et le torticolis:
Sale dans ses habits,
Et l'humeur pigriesche;
Mais elle a prit mon tire pousse'et haye'
Mais elle a prit mon coeur.

Le regard des plus louche,
Bête comme un oison:
Jamais aucun garçon,
Ne la trouva farouche;
Mais elle a prit mon tire pousse'et haye'
Mais elle a prit mon coeur.

Elle est toute bouffie,
Marche d'un air cagnieux:
A mine de foireux,
Et peste en Compagnie.
Mais elle a prit mon tire pousse'et haye'
Mais elle a prit mon coeur.

 

 

Je me maray Lundy

Je me mariay Lundy, [bis]
A un joly petit Mary [bis]:
Qui n'est pas plus gos qu'une Souris,
Et vla pourquoy je l'ay pris,
Afin qu'il m'en coûta moins,
En chaussure & en pourpoint.

Du dedans d'une noix, [bis]
Je l'ay bien nourri trois mois [bis]:
Mon joly petit Mary;
Et vla pourquoy je l'ay pris,
Afin qu'il m'en coûta moins,
En chaussure & en pourpoint.

De la plure d'un oignon, [bis]
Je luy ay fait un caleçon [bis]:
Avec un bonnet de nuit;
Et vla pourquoy je l'ay pris,
Afin qu'il m'en coûta moins,
En chaussure & en pourpoint.

D'une feüille d'artichaud, [bis]
Je luy ay fait un manteau [bis]:
Et une culotte aussi;
Et vla pourquoy je l'ay pris,
Afin qu'il m'en coûta moins,
En chaussure & en pourpoint.

De la coquille d'un oeuf, [bis]
Je le couvre quand il pleut [bis]:
Et quand il nége aussi;
Et vla pourquoy je l'ay pris,
Afin qu'il m'en coûta moins,
En chaussure & en pourpoint.

D'un'vieille aiguille épointée, [bis]
Je luy ay fait faire un épée [bis]:
Et un petit poignard aussi;
Et vla pourquoy je l'ay pris,
Afin qu'il m'en coûta moins,
En chaussure & en pourpoint.

 

 

Guillot dit à Guillemette

Guillot dit à Guillemette,
Guillemette dit à Guillot:
Allons danser sur l'herbette,
Nous dirons une chansonnette,
Mais Guillemette ny Guillot,
Ne dirent pas un seul mot.

L'une faisoit la follette,
Et l'autre paroissoit tout sot:
Car la danse étoit muette,
Il leur manquoit une Musette,
Mais Guillemette ny Guillot,
Ne dirent pas un seul mot.

Ils sçavoient si bien la danse,
Que tous les deux alloient au trot:
Ils faisoient la reverence,
Ils entendoient bien la cadence,
Mais Guillemette ny Guillot,
Ne dirent pas un seul mot.

 

 

Auprès de vous Climene

Auprès de vous Climene,
Quand je pousse un soupir:
Vous riez de ma peine,
Et me laissez languir:
L'Amour me fait son la, la,
L'Amour me fait mourir.

Vous riez de ma peine,
Et me laissez languir:
Qualque soin que je prenne,
Je dois toûjours souffrir;
L'Amour me fait son la, la,
L'Amour me fait mourir.

Quelque soin que je prenne,
Je dois toûjours souffrir:
Les Echos de la plaine,
J'en feray retentir:
L'Amour mle fait son la, la,
L'Amour me fait mourir.

Les Echos de la plaine,
J'en feray retentir:
Quoy ! pour une inhumaine,
Ne sçaurois-je guerir ?
L'Amour me fait son la, la,
L'Amour me fait mourir.

 

 

Quand j'entray en condition

Quand j'entray en condition, [bis]
Je n'avois qu'un vieux cotteron:
Y allons, y allons, y allons;
Serviray-je Madame, serviray-je donc ?

Je n'avois qu'un vieux cotteron:[bis]
Qui tomboit par loque & haillons;
Y allons, y allons, y allons;
Serviray-je Madame, serviray-je donc ?

Qui tomboit en loque & haillons: [bis]
Je l'ay changé en beaux jupons;
Y allons, y allons, y allons;
Serviray-je Madame, serviray-je donc ?

Je l'ay changé en beaux jupons: [bis]
Je porte dantelle & frison;
Y allons, y allons, y allons;
Serviray-je Madame, serviray-je donc ?

Je porte dantelle & frison: [bis]
L'Anse du panier en répond;
Y allons, y allons, y allons;
Serviray-je Madame, serviray-je donc ?

L'Anse du panier en répond: [bis]
C'est pour aller aux Porcherons;
Y allons, y allons, y allons;
Serviray-je Madame, serviray-je donc ?

C'est pour aller aux Porcherons: [bis]
Avec tous ces braves garçons;
Y allons, y allons, y allons;
Serviray-je Madame, serviray-je donc ?

Avec tous ces braves garçons: [bis]
Qui font quater les cotillons;
Y allons, y allons, y allons;
Serviray-je Madame, serviray-je donc ?

 

 

Un jour Nanette & Madelon
[autres paroles sur l'Air précedent]

Un jour Nanette & Madelon: [bis]
Travailloient dessus la Chanson,
Y allons, y allons, y allons:
Ne voulez-vous pas metre à mon corbillon.

Travailloient dessus la Chanson: [bis]
Nanette disoit sans façon;
Y allons, y allons, y allons:
Ne voulez-vous pas metre à mon corbillon.

Nanette disoit sans façon: [bis]
Madelaine, donnez le ton;
Y allons, y allons, y allons:
Ne voulez-vous pas metre à mon corbillon.

Madelaine, donnez le ton: [bis]
S'il nous venoit quelque Garçon;
Y allons, y allons, y allons:
Ne voulez-vous pas metre à mon corbillon.

S'il nous venoit quelque Garçon:[bis]
De ceux qui ne disent pas non:
Y allons, y allons, y allons:
Ne voulez-vous pas metre à mon corbillon.

De ceux qui ne disent pas non: [bis]
Madelaine dit, c'est fort bon;
Y allons, y allons, y allons:
Ne voulez-vous pas metre à mon corbillon.

Madelaine dit, c'est fort bon: [bis]
Et malgré le qu'en-dira-t-on:
Y allons, y allons, y allons:
Ne voulez-vous pas metre à mon corbillon.

Et malgré le qu'en-dira-t-on: [bis]
J'aime à danser sur le gazon:
Y allons, y allons, y allons:
Ne voulez-vous pas metre à mon corbillon.

J'aime à danser sur le gazon: [bis]
Vrayment luy répondit Nanon;
Y allons, y allons, y allons:
Ne voulez-vous pas metre à mon corbillon.

Vrayment luy dit Nanon: [bis]
Je croy que vous avez raison;
Y allons, y allons, y allons:
Ne voulez-vous pas metre à mon corbillon.

 

 

L'Amour est le protecteur

L'Amour est le protecteur,
Fuïr ses traits c'est une erreur,
De tous les coeurs qu'il engage,
Venez-tous luy rendre hommage:
Pour le mariage, bon;
Pour le badinage, non.

Jeunes & tendres Galants,
Qu'un Pere ou Mere inquiette,
Ayez recours aux talents,
De l'aimable Zerbinette:
Pour le mariage, bon;
Pour le badinage, non.

Tu seras content Colin,
Ne presse point d'avantage;
Tu me trouveras demain,
Seule au fond de ce boccage:
Pour le mariage, bon;
Pour le badinage, non.

Jeune Fillette à quinze ans,
Doit sçavoir plus d'un langage,
Pour tromper les surveillants,
On peu tout mettre en usage:
Pour le mariage, bon;
Pour le badinage, non.

Ce medisant de Pierrot,
Dit que Margot n'est pas sage.
Moy je soutiens que Margot,
Est à son apprentissange:
Pour le mariage, bon;
Pour le badinage, non.

Au sortir de son printemps,
Femme de joli visage,
Quoyqu'elle ait passé trente ans,
Est encor dans le ble âge:
Pour le mariage, bon;
Pour le badinage, non.

 

 

Il étoit un Cadet blanc

Il étoit un Cadet blanc
Et il ognoit, & qui ognoit,
Une Dame luy demanda ce qu'il avoit,
Ce qu'il avoit;
Je voudrois bien entrer Madame:
Entre Cadet hardiment,
Mon Mary n'est pas céans;
Il est tant de gens de bien,
Qui stri, qui stri, qui strimoussent,
Il est tant de gens de bien,
Qui strimoussent qu'on n'en sçait rien.

Qnand le Cadet fut entré,
Et il ognoit, & il ognoit,
La Dame lui demanda, ce qu'il avoit,
Ce qu'il avoit;
Je voudrois bien souper, Madame;
Soupe Cadet, hardiment,
Mon Mary n'est pas céans;
Il est tant, &c.

Quand le Cadet eût soupé,
Et il ognoit, & il ognoit,
La Dame luy demanda, ce qu'il avoit,
Ce qu'il avoit;
Je voudrois bien rester, Madame,
Reste Cadet, hardiment,
Mon Mary n'est plus céans;
Il est tant, &c.

 

 

L'autre jour je tendontray une Damoiselle

L'autre jour
Je rencontray une Damoiselle;
Belle, aux charmes de l'amour,
Etes-vous rebelle ?
Non, ce me dit-elle, non, non, ce me dit-elle.

Si mes entretiens sont doux,
Dites-moy la Belle:
Faut-il avoir avec vous
Pour cela querelle:
Non, ce me dit-elle, non, non, ce me dit-elle.

Si l'Amour vous a soûmis,
Qu'elqu'amant fidelle;
Vous doit-il être permis
D'être si rebelle ?
Non, ce me dit-elle, non, non, ce me dit-elle.

Vous êtes & je le croy,
Fille naturelle;
Dites-nous de bonne foy,
Estes-vous cruelle:
Non, ce me dit-elle, non, non, ce me dit-elle.

Je voudrois aupres de vous
Estre en sentinelle;
N'avez-vous point de jaloux,
Dites-moy la Belle:
Non, ce me dit-elle, non, non, ce me dit-elle.

Je vous jure en ce moment,
Que je suis fidelle:
Aimez-vous le changement,
Comme l'Hyrondelle ?
Non, ce me dit-elle, non, non, ce me dit-elle.

L'amour qui regne dans mon coeur,
Broüille ma cervelle;
Répondez à mon ardeur,
Elle est éternelle:
Non, ce me dit-elle, non, non, ce me dit-elle.

 

 

La jeune & tendre Catin

La jeune & tendre Catin,
En enfilant son aiguille:
Chante du soir au matin,
Cette chanson si gentille:
Mariez, mariez, mariez-moy,
Je ne veux plus rester Fille;
Mariez, mariez, mariez-moy,
Seule icy je meurs d'effroy.

Tous les jours à mes genoux,
On dit que je suis gentille,
Mais, helas ! sans un Epoux,
Tout cela m'est inutile:
Mariez, &c.

Quand une Fille a quinze ans,
Elle est d'âge nubile,
Si l'on sçavoit mes tourmens,
L'on seroit moins difficile:
Mariez, &c.

 

 

Encor bien qu'il fût fête

Encor bien qu'il fut fête,
L'on m'envoyoit au Moulin:
J'avois mal à la tête
Quand je rencontray Colin:
Sans Colin, j'allois mourir;
Mais Colin m'a sçû guerir.

Il arrêta mon âne,
Me saluant d'un bon jour:
Disant: ma chere Jeane,
Pour toi je me meurs d'amour;
Ton Colin s'en va mourir,
Si tu ne veux le guerir.

Il me quitte, il me laisse,
Et je descendis à bas:
Je faisois la mauvaise,
Faignant ne le vouloir pas;
Ton Colin, &c.

Je m'assis sur l'herbette,
Et je trouvai quelque fruit:
Aussi d'un galette,
Des Abricots, un biscuit;
Ton Colin, &c.

Je ne veux pas vous dire,
Le régal que l'on me fit:
Je vous ferois trop rire;
Oüy, si je vous l'avois dit;
Ton Colin, &c.

 

 

J'ay demandé à mon chat

J'ay demandé à mon chat s'il vouloit de la viande ?
Et mon chat m'a répondu, fy donc de ta demande:
Ah ! mon chat, mon chat;
Quelqu'un a battu mon chat;
Mais je le sçauray,
Car jamais je n'ay vû mon chat si degouté.

J'ay demandé à mon chat, veux-tu de la salade
Et mon chat m'a répondu, non, je suis trop malade:
Ah ! mon chat, &c.

J'ay demandé à mon cha s'il vouloit une croute:
Et mon chat m'a répondu, qu'il étoit en déroute:
Ah ! mon chat, &c.

J'ay demandé à mon chat, veux-tu que je te baise ?
Et mon chat m'a répondu, je ne suis pas bien aise:
Ah ! mon chat, &c.

J4ay demandé à mon chat, s'il vouloit de l'andoüille,
Et mon chat m'a répondu, je crains ce qui chatoüille:
Ah ! mon chat, &c.

 

 

Mon Per' m'a marié si mal

Mon Per' m'a marié si mal,
D'autant que la barbe luy bransle:
A un Vieillard il ma donna;
La barbe luy branle, la barbe luy va,
La barbe luy branle quand il va.

A un Vieillard il me donna,
D'autant que la barbe luy branle:
Le soir quand avec moy coucha,
La barbe luy branle, &c.

Le soir quand avec luy coucha,
D'autant que la barbe luy branle:
Devinez ce qu'il me donna,
La barbe luy branle, &c.

Devinez ce qu'il me donna,
D'autant que la barbe luy branle,
C'est d'un gros pet qu'il m'étrenna,
La barbe luy branle, &c.

C'est d'un gros pet qu'il m'étrenna,
D'autant que la barbe luy branle:
Et puis apres rien que cela,
La barbe luy branle, &c.

Et puis apres rien que cela,
D'autant que la barbe luy branle:
Mais battu vrayment il sera,
La barbe luy branle, &c.

 

 

Mon Pere m'a donné un Mary

Mon Pere m'a donné un Mary;
Ne vous l'avois-je pas bien dit:
Il me l'a donné, je l'ay pris,
Sans dire mot,
Sans sonner mot;
Ne vous l'avois-je pas bien dit,
Qu'il froit le sot.

Il me l'a donné, je l'ay pris;
Ne vous l'avois-je pas bien dit:
Le soir de la premiere nuit,
Sans dire mot, &c.

Le soir de la premiere nuit;
Ne vous l'avois-je pas bien dit:
Tourna le dos & s'endormit,
Sans dire mot, &c.

Tourna le dos & s'endormit;
Ne vous l'avois-je pas bien dit:
Filles qui prenez des Maris,
Sans dire mot, &c.

Filles qui prenez des Maris;
Ne vous l'avois-je pas bien dit:
Ne pensez pas pour une nuit,
Sans dire mot, &c.

 

 

L'Autre jour m'allant promener

L'Autre jour m'allant promener:
Je renconstray mon beau Berger,
Vous m'amusez toûjours;
Je n'iray plus seulette au bois,
J'ay trop grand peur du loup.

Je rencontray mon beau Berger:
Qui demandoit à me parler;
Vous m'amusez toûjours;
Je n'iray plus seulette, &c.

Qui demandoit à me parler:
Parlez Berger, & me laissez;
Vous m'amusez toûjours;
Je n'iray plus seulette, &c.

Parle Berger, & me laissez:
Car la Mere est dedans ces prez;
Vous m'amusez toûjours;
Je n'iray plus seulette, &c.

Car ma Mere est dedans ces prez:
Je m'en vais bien être grondé;
Vous m'amusez toûjours;
Je n'iray plus seulette, &c.

Je m'en vais bien être grondé:
D'être si facile à parler;
Vous m'amusez toûjours;
Je n'iray plus seulette, &c.

 

 

A l'âge de quinze ans

A l'âge de quinze ans,
J'attendois un Epoux,
Et je me sentois née
Pour un sort assez doux;
Oh Piarre, oh Piarre, j'estois morte sans vous.

Et je me sentois née,
Pour un sort assez doux,
Lorsque de l'Hyménée,
Je ressentis les coups;
Oh Piarre, oh Piarre, j'estois morte sans vous.

Lorsque de l'Hyménée,
Je ressentis les coups,
Mes Parents m'ont donnée
A un Vieillard jaloux;
Oh Piarre, oh Piarre, j'estois morte sans vous.

Mes Parents m'ont donnée
A un Vieillard jaloux,
Qui entend l'Hyménée,
Comme à ramer des choux;
Oh Piarre, oh Piarre, j'estois morte sans vous.

Qui entend l'Hyménée,
Comme à ramer des choux,
Jamais dans la nuitée,
N'entendis que sa toux;
Oh Piarre, oh Piarre, j'estois morte sans vous.

Jamais dans la nuitée,
N'entendis que sa toux,
Jamais dans la journée,
N'a fermé les verroux;
Oh Piarre, oh Piarre, j'estois morte sans vous.

 

 

Il étoit une Dame

Il étoit une Dame,
Que l'on ne nomme pas là, là,
Assise sur sa porte,
Regardant à & là, là, là;
Que n'étois-je ici, que n'étois-je là, là, là, là, là,
Que n'étois-je là.

Assise sur sa porte,
Regardant çà & là, là, là,
Un Gentilhomme passe,
D'amour la salua là, là;
Que n'étois-je ici, &c.

Un Gentilhomme passe,
D'amour la salua là, là,
La prit par sa main blanche,
Dans un vois la mena, là, là;
Que n'étois-je ici, &c.

La prit par sa main blanche,
Dans un bois la mena, là, là,
Lui fit la reverence,
Et puis la laissa, là, là;
Que n'étois-je ici, &c.

Lui fait la reverence,
Et puis la laissa là, là,
Que dites-vous, mes Dames ?
A-t-il bien fait cela, là, là;
Que n'étois-je ici, &c.

Que dites-vous, mes Dames ?
A-t-il bien fait cela, là, là,
De voir sa nape mise,
Et de ne dîner pas là, là, là ?
Que n'étois-je ici, &c.