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Nicol Le
Vavasseur,
Maitre des
Enfans de Choeur de l'Eglise Cathedralle S. Pierre de
Lisieux
Airs a 3, 4 & 5 parties
1626

Dans ce
val solitaire & sombre, De cette
source une Naïade Les
Nymphes que la chasse attire Iadis au
pied de ce grand chesne, Un froid
& tenebreux silence L'esprit
plus retenu s'engage
Le Cerf qui brame au btuit de l'eau,
Penchant ses yeux dans un ruisseau,
S'amuse a regarder son ombre.
Tous les soirs ouvre le portail
De sa demeure de cristal,
Et nous chante uen serenade.
A l'ombrage de ces Forests,
Cherchent des cabinets secrets
Loin de l'embusche du Satyre.
Presqu'aussi vieux que le Soleil,
Bacchus, Venus, & le Sommeil
Firent la fosse de Silence.
Dort a l'ombre de ses Ormeaux,
Et les vents battent les rameaux
D'une amoureuse violence.
Au plaisir de ce doux sejour,
Où Philomele nuit & jour
Renouvelle un piteux langage.
Dittes
cher soucy de mon ame, Que ne
faites vous donc en sorte Dans la
flamme qui nous possede Que vous
sert vostre patience, I'ay peur
que la longueur n'efface Souffrez
seulement que j'habite Ie n'ay
point de plus grande envie
Aymez vous le retardement ?
Rien moins, mon soucy, je le blâme,
Et ne l'approuve nullement.
De nous rendre tosu deux contens ?
Ma volonté n'est que trop forte:
Mais il faut attendre le temps.
Le deslay se tourne en poison,
Au contraire il est un remede
Pour nous donner la guerison.
Si les miens mêmes en sont jaloux ?
I'espere que leur consçience
Les fera combattre pour nous.
Le bien dont nous devrions joüir,
Que voulez vous donc que je face ?
Ie suis prest a vous obeïr.
Loing du vain orgueil des Citez,
Ie le veux ma chere Charite,
Puis qu'ainsi vous le souhaitez.
Que de vivre parmy ces bois,
Ny moy que de passer ma vie
Esloigné de la Cour des Roys.
Enfin ce
petit dieu dont la trousse orgueilleuse Il me
fasche qu'il veuille esprouver ma constance Adieu donc
chers soleils, dont la pudique flame Que le
temps ennemy des amours les plus saintes Ainsi je
soupirois de l'inhumaine
Est de Fer & d'Aymant,
Me veut faire sentir ce qu'une ame amoureuse
Peut avoir de tourment.
Qu'il n'a que trop de foy,
Par les tristes regrets dont on void qu'une absence
Nous transporte d'esmoy ?
Brusle si doucement,
Que je ne voudrois pas en exempter mon ame,
Pour un moindre tourment.
Ne vous face changer,
Vous verrez de ma part que ses longues atteintes
Ne me rendront leger.
Qui me tient arresté,
Quand mes yeux tous mouillez luy firent voir ma peine
En son extrémité.
Rien ne
peut doncques ma Philis, Ny ma
constance, ny ma foy, Ie
sçay que mon ambition Appreuve
seulement le sort
Flêchir ton obstiné courage ?
L'Amour veut d'un second outrage
Rendre mes malheures accomplis.
Que je te garde toute entiere,
En me privant de ma lumiere
N'oseront se plaindre de toy.
Me fera paroistre coulpable:
Mais aussi seray je excusable
Si l'on void la punition.
Qui me blesse par ta constance:
Ie ne veux d'autre recompense
Qu'une si favorable mort.
Cher
desespoir que je revere, Ah ! je le
voy ce lieu funeste, Paresseuse
& déchevelée, O que
d'Eumenides bourrelles La peur
dont le chef se couronne Vous
mesmes enfans de Parnasse, Mais
Apollon vostre bon pere,
Démon plus benin que severe
Aux vivans de vivre lassez;
Montre-moy ta sombre demeure
Puis que le Ciel veut que je meure
Dans mile contraires succez.
L'air y vomit toujours la Peste,
Qui sort du gouffre d'un estang,
(Passage a la Parque facile,)
Et sa retraitte est dans une Isle
Ceintes de rivieres de sang.
La nuit d'un noir crespe voillée,
Se charmant les yeux de Pavos,
Dans son char y porte la rage,
L'effroy, le meurtre, le carnage,
Et l'Erebe fils du Chaos.
Volent a costé de ses aisles !
Et que de Titans forcenez !
Que d'Oyseaux amis des tenebres,
Monstres hideux, songes funebres,
Spectres, & Demons déchainez.
Des couleureaux d'une Gorgone
Y traine la temerité,
Et tasche par maint sacrifice
De rendre à ses fautes propice
Cette reyne d'obscurité.
Devriez icy prendre une place
Pour finir vostre pauvreté,
Et sans en accuser l'estude
Quitter l'ingratte servitude,
Ou vous avez toujours esté.
Par une fatale misere
Vous amuse en mile façons,
Et vous comble en vain d'esperances:
Car vos biens ne sont qu'aparences,
Ny vos escrits rien que chansons.
Amour
n'agueres desireux Mais comme
il vit que tous ses traits Contraint
de fleschir sous leurs loix Vrayment
je me puis bien vanter Il n'est
rien d'esgal aux appas Pardonne
moy, mere Cypris, Ie vous
jure que leurs beautez Qu'Apollon
armé de ses dards,
De captiver trois belles dames,
S'en rendit luy mesme amoureux,
Et brusla dans ses propres flames.
Prenoyent de leur beauté naissance,
Et qu'elles avoyent des attraits
Plus forts que n'estoient sa puissance.
Il rompit son arc de colere,
Et dit d'une plaintive voix
Ces mots de reproche a sa Mere.
D'avoir sur les dieux de l'Empire,
Si je n'ay jamais sçeu dompter
Trois Nimphes pour qui je soupire.
Que la nature a mis en elles,
Puis que les dieux ne peuvent pas
Vaincre des humeurs si rebelles.
Si j'ose dire que leurs faces
Vous ostent la gloire & le pris
Des mignardises, & des graces.
Peuvent resister a mes charmes:
Car pour blesser les deïtez
Leurs yeux ont de si fortes armes.
Et Iupin avecques sa foudre,
Par les esclairs de leurs regards
Seroyent bien tost en poudre.
Rompons-les,
il est temps, toutes ces dures chaisnes Pour
souffrir ces rigueurs il faut estre insensible, C'est
errer si l'on peut avoir ce qu'on desire Mais
vieillir en servant, & languir dans l'outrage, Laissons
donc cét esprit qu'en aymant l'on offence,
Qui nous serrent les mains, & sortons de prison,
Et que le sentiment de nos injustes peines
Face ce que debutoit avoir fait la raison.
Ou trouver des amants sans coeurs & sans esprits:
Car un homme d'esprit n'entreprend l'impossible,
Et l'homme courageux ne souffre ces mespris.
Que de s'en retirer pour crainte du trespas,
Si pour la contenter la mort pouvoit suffire,
Nous nous y resoudrions, & ne la suivrions
pas.
Sans espoir d'obtenir qu'un mespris desdaigneux,
C'est montrer qu'en effect nostre peu de courage
Le pouvant supporter ne merite pas mieux.
Et de la tyrannie en fin nous separons,
Que si l'on nous reprend du vice d'inconstance,
Aux loix de nostre honneur sagement recourons.
Ma toute
belle que de braise Les Dieux
qui hument l'Ambrosie,
Ie sens quand ta bouche je baise,
Qui s'en va mon coeur consommant:
Et puis alors que je me joüe
A l'entour de ta belle joüe,
Ie suis privé de sentiment.
Par une extresme jalousie
De mon bon-heur sont envieux:
Mais belle il les faut laisser dire,
Et qu'ils gardent bien leur empire,
Vous baisant je suis dieu comme eux.
Quoy ? tu
te retire de moy Ie
sçavois vien que les amants Mais helas
! qui l'eust jamais creu, Autant de
morts en y songeant O vous,
qui aymez constamment,
Perfide trompeur & sans foy,
Apres avoir esteint ta flame ?
Ose tu regarder les Cieux
Sans aprehender que les Dieux
Ne punissent ta meschante ame ?
Plus que le vent sont inconstants,
Et que de changer ils font gloire:
Mais ne l'ayant a mes despens
Apris, ainsi que je l'apprens,
Certes je ne le pouvois croire.
Que celuy là dont j'ay reçeu
Tant de serments & tant de flame,
Eust sans aprehender les Dieux
Faussé la foy, que par les Cieux
Il m'avoit juré en son ame.
Que j'eus d'amour pour ce changeant
Ie sens couler dedans mes veines !
Si mon amour n'eust esté grand,
Plus moindre seroit mon tourment,
Et plus douces seroyent mes peines.
Iugez un peu en quel tourment
Peut estre mon ame reduitte !
Et pensez quel contentement
I'auray quand pour ce changement
Il reçevra ce qu'il merite.
Hastez
vous Nymphe desirée, Pour nous
rendre l'ame contente, Aussi
privez de vostre veuë, Mais quoy
? le dieu qui nous inspire Les deitez
de ces boccages
Ou vous estes vous retirée,
Hastez vous venez nous trouver ?
Car les moments de vostre absence,
Nous causent plus d'impatience
Que ne font les nuits en hyver.
Ne permettez point qu'a l'attente
Vostre retardement soit joint:
Puisqu'un chacun de nous est blesme,
Comme s'il jeusnoit le Caresme,
Depité de ne vous voir point.
D'attraits & de charme pourveuë
A nos yeux rien ne semble beau;
Icy le ciel melancolique,
De regret en à la Colique,
Et ne peut retenir son eau.
Vient tout maintenant de nous dire
Que vous arrivez pour nous voir,
Et pour un veritable augure
Nous avons veu contre nature
Du miel, & du beurre pleuvoir.
Courent le long de nos rivages,
Desireuses de vous servir,
Et vostre beauté plus qu'humaine
Leur represente une autre Helene,
Quand Paris la voulut ravir.
Ie
voudrois bien voir ma Philis, Ie crains
aprochant ses beaux yeux Si je
m'avance de parler Ma belle
qui voyez comment
Le seul ornement de nostre âge,
Et adorer son beau visage
Qui en blancheur passe les Lys:
Mais las ! le desir, & la peur
Font la guerre dedans mon coeur.
Pour lesquels jour & nuit j'endure,
De ressentir la peine dure
De celuy qui tomba des Cieux.
Helas !, &c.
Pour luy raconter mon martire,
La peur m'empesche de la dire,
Et me contraint de le celer.
Helas !, &c.
Ie languis en ces deux extresmes,
Et comme je perds les sens mesmes,
Ayez pitié de mon tourment.
Donnez moy la vie ou la mort:
Car de vous despend tout mon sort.
Bien que
je sois absent des beaux yeux de j'adore, Certes il
est bien vray qu'une trop longue absence
Il ne faut pas pourtant desesperer,
Un jour viendra je le dois esperer,
Que hors des flots sortira mon Aurore.
A celuy qui peut esperer
Ce mal est doux a endurer.
Cause en amour un fascheux deplaisir:
Mais ce n'est rien a l'esgal du plaisir
Qu'un bel objet cause par sa presence.
Un mal est estimé a rien
S'il est surmonté par le bien.
Amour ce
tyran de nos ames Les yeux
de ma belle déesse Ie ne
sçay ce que je dois dire Si ces
flots n'estaignent la flame
Brusle mon coeur de tant de flames
Que je ne sçay dire ou je suis
Au fort de si cuisants ennuis:
Ayez de moy pitié Amour
Ou je suis a mon dernier jour.
Ont remply les miens de tristesse,
Et je me sens noyer aux flots
De mile douloureux sanglots,
Estrange martyre nouveau
Ie meurs par le feu, & par l'eau.
Sentant un si cruel martyre,
Ie me noye dedans mes pleurs,
Amour me brusle en ses ardeurs,
Ce peut il trouver un amant
Sentir plus que moy de tourment ?
Qui peu a peu brusle mon ame,
Si la flame ne vient tarir
Les eaux ou mon coeur va perir,
Ie peux asseurer, ô Amour !
Que je suis a mon dernier jour.
Dequoy
vous sert tant de fierté, Quoy
craindriez vous de voir changer Vous
feriez grand tort a ma foy Mais deux
ans ont peu faire voir Il n'en
faut point avoir de peur, L'amour si
long temps éprouvé Dont ne
dois-je rien esperer,
Belle & cruelle Panopée ?
De conserver ma liberté,
Et m'empescher d'estre trompée.
L'amour dont mon coeur vous revere ?
Ne m'en mettant point au danger,
La peur ne m'en travaille guere.
D'estimer mon ame infidelle.
Ie m'en ferois bien plus à moy
De vous aymer la croyant telle.
Qu'elle n'est feinte ny legere.
Mais un moment a le pouvoir
De me tesmoigner le contraire.
I'ayme trop le noeud qui m'engage.
Il ne fut jamais de trompeur
Qui ne tint le mesme langage.
D'eust chasser de vous cette crainte.
Le malheur aux autre arrivé
L'y d'eust toujours tenir emprainte.
Fors toujours pleurer triste & blesme ?
I'ayme mieux vous faire pleurer
Que me faire pleurer moy-mesme.
Elle a
changé mon coeur, la volage qu'elle est, Mais
falloit-il pretendre en cét esprit leger Ah ! je ne
me plains pas de me voir delaisser, Dieux !
quel fut le peché que l'homme avoit commis
Pour une moindre flame,
Pour faire voir a tous qu'elle est femme en effect,
Et que c'est qu'une femme.
Amour moins passagere:
Car puis qu'elle estoit femme il faloit bien juger
Qu'elle seroit legere.
Ny qu'elle se retire:
Mais qu'une femme estant, je devois bien penser
Qu'encore elles estoit pire.
Pour loger la Pandore,
Pour certain il fut grand, puis que ses femmes
Vous faites qu'il adore.
Pour la
derniere fois, Nymphes de ces fontaines, Si quelque
sentiment Quand la
discretion Tout est
remply d'ennuy, Cez Prez
delicieux Ne pensez
pas qu'un jour, Voyla
comme Daphnis
Oyez ma triste voix,
Prenez part a mes peines:
Celle qui nous rendoit ce rivage si doux
A jamais s'esloigne de nous.
Touche vostre pensée,
De voir en un moment
Tant de gloire effacée,
Arrachez de vos bords la verdure & les fleurs
Et joignez vos pleurs, & mes pleurs.
Qui m'impose silence,
De mon affliction
Retient la violence,
Au fort de mes douleurs je me cache de tous
Et me viens icy plaindre a vous.
De pleurs, d'inquietude,
Paris mesme aujourd'huy
N'est qu'une solitude,
Et l'on n'est maintenant en ce triste sejour,
A la Cour sans estre a la Cour.
Quittans leurs robes vertes,
Paroissent a nos yeux
Des campagnes desertes,
Ces champs sont despouillez de fleurs & de moissons,
Et toujours couverts de glaçons.
Apres cette froidure,
Le Printemps de retour
Leur rende leur verdure,
L'astre qui r'amenoit cette belle saison
Ne luit plus sur nostre Orizon.
Contoit sur cette rive
Les tourments infinis
D'un amour excessive:
Mais il ne les connoit qu'en ces lieux escartez
De peur qu'ils fussent escoutez.
C'est
manquer de jugement Elle croit
que ses appas
De brusler plus longuement
Pour les yeux de Philis,
Puis qu'on les voit remplis
De plus de cruauté
Qu'elle n'a de bonté.
Doivent conduire au trespas
Les braves de la Cour,
Et que pour son amour
Ils desirent mourir,
Sans se vouloir guarir.
Pourquoy
mortels soupirez vous S'ils sont
descendus icy bas Quel des
humains se peuvent trouver Ce n'est
pas pour leurs cruautez Adorez-les
tant seulement N'approchez
donc pas de ces yeux Si les
dieux blessez de leurs traits
De voir des yeux si pleins de flames,
Si vous aviez senty leurs coups,
Vos corps seroyent bien tost sans ames.
Adorez-les tant seulement
Pour esviter ce chastiment.
Quittans le lieu de leur naissance,
C'est pour envoyer au trespas
Ceux qui doubtent de leur puissance.
Adorez-les, &c.
D'en aprocher sans artifice,
S'il ne vaut bien tost esprouver
D'Icare le mesme supplice.
Adorez-les, &c.
Que ces yeux sont si redoutables:
Mais ce sont leurs chastes beautez
Qui les font de tous indomptables.
Pour esviter ce chastiment.
C'est la douceur de leurs appas
Qui fait souffrir un tel martyre,
Et bien-heureux est le trespas,
Et qui pour ces yeux le desire.
Adorez-les, &c.
Sans vouloir offencer vos ames:
Car cela n'appartient qu'aux dieux
D'estre espris de leurs douces flames.
Adorez-les, &c.
Veulent joüir de leurs delices,
Contentez vous de leurs portraits
Pour leur faire des sacrifices.
Et les adoree seulement
Pour en esviter le tourment.
En fin
cette rebelle a payé mon service, Desja ce
grand flambeau qui les ans renouvelle, Mais
malgré les mespris dont j'ay sçeu me
repaistre, Maintenant
je la tiens, je la baise, & rebaise, Voyla de
mes desirs l'entierre joüissance,
Et rendu mes desirs satisfaits & contens,
En quoy j'ay recogneu qu'il faut que sous le temps
Toute chose fleschisse.
A deux fois ramené l'une & l'autre saison,
Depuis qu'en essayant d'en avoir la raison
Ie suis esclave d'elle.
I'ay tant fait qu'elle est mienne en toute
liberté,
Et que de serviteur que j'ay long temps esté,
Ie suis devenu maistre.
En me recompensant des tours qu'elle m'a faits,
Sans qu'effort, ny refus se montre en ses effets,
Ennemy de mon aise.
Et comme a cette humeur sçachant m'accomoder
I'ay dedans son escole appris a commander
Par mon obeissance.
O Amour
qu'elle est belle ! Elle est
belle a merveille,
Cette douce rebelle
Qui retient mes esprits
Sous les loix de Cypris:
Ses yeux sont pleins de flame
Qui consomme mon ame:
Certes pour un sujét si beau
On doit aymer jusqu'au tombeau.
A nulle autre pareille,
Aussi pour son sujét,
Quittant tout autre objét,
I'embrasse son empire,
Agreant le martyre
Qu'un sujét si doux & si beau
Me fait souffrir jusqu'au tombeau.
Traitresse
qui m'avez desrobé le coeur
Par les appas de miles oeillades,
Sus rendez-le moy, banissant la rigueur,
Aux douceurs d'autant d'acolades
